Par John Baete

Une erreur de communication comme beaucoup de gens le pensent ? Sans doute pas. Il apparaît plutôt que la com' mauve a été prise à contre-pied. Mais alors, ça devient machiavélique ! Et connaissant les liens familiaux et paternalistes qui tissent la toile de la direction mauve, le parallèle avec les Borgia est vite établi !

Parachuter un Lucien D'Onofrio dans le giron mauve, c'était d'office s'exposer à des courts- circuits. Au-delà de ses compétences techniques et de ses relations, il possède au plus haut point des talents de négociateur. Il est capable de faire semblant de se fâcher très fort pour obtenir le résultat visé, tout comme il est capable d'être aussi mielleux qu'un baba au rhum. Il est également en mesure d'attendre des temps infinis que la meilleure occasion se présente, comme ce fut le cas avec le transfert dans les toutes dernières heures de Marouane Fellaini à Everton.

Il ne faut donc pas voir la valse-hésitation de vendredi comme un refus définitif de D'Onofrio de collaborer avec les Mauves. Par contre, on pourrait trouver cela désobligeant vis-à-vis de Roger Vanden Stock, qui a pris des risques devant son conseil d'administration. Le président mauve est monté en première ligne, car c'est un secret de polichinelle que D'Onofrio n'est pas le bienvenu pour tout le monde. Que ce soit dans l'organigramme du club ou au sein même du conseil d'administration, il n'a pas que des partisans. Bref, RVDS impose LDO, mais pas dans n'importe quelle fonction : dans un premier temps seulement comme conseiller particulier, sinon extraordinaire. Le conseil d'administration ne le veut pas, en tout cas pour l'instant, comme administrateur.

Mais D'Onofrio, lui, aimerait savoir exactement à quel point on est contre lui dans le saint des saints mauve. Et puis, que vise-t-il exactement au RSCA ? Un rôle de conseiller est-il trop banal pour lui ? Mais que viser d'autre, si le CA ne veut pas l'accueillir ? A ne pas oublier : Anderlecht étant devenu une S.A., elle a clairement besoin d'argent via de nouveaux investisseurs. D'où - peut-être - un intérêt patient de sa part, tout en soulignant que d'après nos informations, Bernard Tapie (son grand ami) laisserait passer l'opportunité de le rejoindre à Bruxelles ; il serait devenu totalement désintéressé des choses du foot.

Donc, au moment d'écrire ceci, D'Onofrio se faisait toujours prier depuis sa retraite lisboète. Et du coup, la pression était sur le président du Sporting. Il a souvent su imposer ses vues au club mais ici, il allait plus loin que jamais tellement il est fasciné par le savoir-faire du Liégeois et mû par les progrès à faire faire à son club. Et puis, le président Vanden Stock est un peu comme tout le monde : en prenant de l'âge, il se sent de plus en plus libre de faire et de dire ce qu'il pense. En plus, il possède toujours son propre plan de carrière. Même s'il ne voit toujours pas qui pourrait le remplacer comme président un jour, il n'a jamais infirmé une prévision datant de 2003 : rester président jusqu'à 75 ans. Jusqu'en 2017, donc.

L'apparition de LDO dans le paysage augmente certainement les tensions et l'homme fort teste sa puissance. Cela étant, s'il en est un dont il ne devrait rien craindre, c'est de son cousin Philippe Collin, le secrétaire général et administrateur du club ! Collin est un champion de la langue de bois et, forcément, on ne sait jamais ce qu'il pense vraiment. Mais des gens neutres et qui le connaissent depuis très longtemps nous affirment que sa loyauté à Roger restera toujours intacte. Pas question de compter sur lui pour mener des guerres intestines.

Par John BaeteUne erreur de communication comme beaucoup de gens le pensent ? Sans doute pas. Il apparaît plutôt que la com' mauve a été prise à contre-pied. Mais alors, ça devient machiavélique ! Et connaissant les liens familiaux et paternalistes qui tissent la toile de la direction mauve, le parallèle avec les Borgia est vite établi ! Parachuter un Lucien D'Onofrio dans le giron mauve, c'était d'office s'exposer à des courts- circuits. Au-delà de ses compétences techniques et de ses relations, il possède au plus haut point des talents de négociateur. Il est capable de faire semblant de se fâcher très fort pour obtenir le résultat visé, tout comme il est capable d'être aussi mielleux qu'un baba au rhum. Il est également en mesure d'attendre des temps infinis que la meilleure occasion se présente, comme ce fut le cas avec le transfert dans les toutes dernières heures de Marouane Fellaini à Everton. Il ne faut donc pas voir la valse-hésitation de vendredi comme un refus définitif de D'Onofrio de collaborer avec les Mauves. Par contre, on pourrait trouver cela désobligeant vis-à-vis de Roger Vanden Stock, qui a pris des risques devant son conseil d'administration. Le président mauve est monté en première ligne, car c'est un secret de polichinelle que D'Onofrio n'est pas le bienvenu pour tout le monde. Que ce soit dans l'organigramme du club ou au sein même du conseil d'administration, il n'a pas que des partisans. Bref, RVDS impose LDO, mais pas dans n'importe quelle fonction : dans un premier temps seulement comme conseiller particulier, sinon extraordinaire. Le conseil d'administration ne le veut pas, en tout cas pour l'instant, comme administrateur. Mais D'Onofrio, lui, aimerait savoir exactement à quel point on est contre lui dans le saint des saints mauve. Et puis, que vise-t-il exactement au RSCA ? Un rôle de conseiller est-il trop banal pour lui ? Mais que viser d'autre, si le CA ne veut pas l'accueillir ? A ne pas oublier : Anderlecht étant devenu une S.A., elle a clairement besoin d'argent via de nouveaux investisseurs. D'où - peut-être - un intérêt patient de sa part, tout en soulignant que d'après nos informations, Bernard Tapie (son grand ami) laisserait passer l'opportunité de le rejoindre à Bruxelles ; il serait devenu totalement désintéressé des choses du foot. Donc, au moment d'écrire ceci, D'Onofrio se faisait toujours prier depuis sa retraite lisboète. Et du coup, la pression était sur le président du Sporting. Il a souvent su imposer ses vues au club mais ici, il allait plus loin que jamais tellement il est fasciné par le savoir-faire du Liégeois et mû par les progrès à faire faire à son club. Et puis, le président Vanden Stock est un peu comme tout le monde : en prenant de l'âge, il se sent de plus en plus libre de faire et de dire ce qu'il pense. En plus, il possède toujours son propre plan de carrière. Même s'il ne voit toujours pas qui pourrait le remplacer comme président un jour, il n'a jamais infirmé une prévision datant de 2003 : rester président jusqu'à 75 ans. Jusqu'en 2017, donc. L'apparition de LDO dans le paysage augmente certainement les tensions et l'homme fort teste sa puissance. Cela étant, s'il en est un dont il ne devrait rien craindre, c'est de son cousin Philippe Collin, le secrétaire général et administrateur du club ! Collin est un champion de la langue de bois et, forcément, on ne sait jamais ce qu'il pense vraiment. Mais des gens neutres et qui le connaissent depuis très longtemps nous affirment que sa loyauté à Roger restera toujours intacte. Pas question de compter sur lui pour mener des guerres intestines.