Par Marc DEGRYSE

1.Pourquoi l'avoir débauché à la Fédération ? Ce n'était qu'un mauvais choix de plus du duo Bart Verhaeghe / Vincent Mannaert. Avec les Diables, Leekens venait encore de montrer qu'il avait du mal à fonctionner à la tête de grandes équipes - qu'on se souvienne de son bref passage à Anderlecht. Etre un bon underdog avec une équipe modeste, c'est ok pour lui. Assumer un rôle de favori, ça coince. Il y avait assez de bons entraîneurs disponibles sur le marché.

2.On a vite compris que la relation entre Leekens et une bonne partie du groupe était compliquée. Que demandent les vedettes, ou en tout cas les pseudo-vedettes ? Pas qu'on leur tape sur l'épaule, qu'on les flatte et qu'on leur fasse des risettes. Des joueurs pareils exigent des méthodes de travail sérieuses et parfois dures, et aussi un discours franc. Ils sont contents si le coach leur dit qu'ils ont été bons quand ils ont bien joué, mais ils apprécient aussi qu'on leur fasse des reproches s'ils ont été mauvais. To the point ! Rien de tout cela avec Leekens, le maître quand il s'agit de tourner autour du pot.

3.En plus d'être mauvais sur la pelouse, les Brugeois n'ont pas su être clairs devant les micros. Un jour, des barons du groupe clament qu'ils sont toujours derrière leur entraîneur. Le lendemain, ils lancent que Leekens ne doit plus coacher contre Zulte Waregem.

4.Il n'a pas été aidé par l'hécatombe de blessés. Mais on peut se poser de sérieuses questions sur les méthodes de travail quand autant de monde se retrouve à l'infirmerie.

5.Les joueurs de Bruges sont bien d'accord : les méthodes de travail de Leekens sont d'un autre âge.

6.On n'a jamais vu de ligne de conduite dans le jeu de Bruges depuis le début de la saison. Les vraies idées tactiques ? On les cherche encore.

7.Dans certains matches qu'il fallait absolument gagner, c'était prudence, prudence, encore de la prudence. Un exemple frappant : le retour contre Copenhague.

8.Des joueurs ont clairement lâché Leekens dans des moments chauds. Je ne sais pas trop comment il faut qualifier les prestations de Ryan Donk et de Jesper Jorgensen contre Zulte Waregem. Et la dernière demi-heure de Bojan Jorgacevic et de Jordi Figueras, c'était à mourir de rire.

Propos recueillis par Pierre Danvoye

Par Marc DEGRYSE1.Pourquoi l'avoir débauché à la Fédération ? Ce n'était qu'un mauvais choix de plus du duo Bart Verhaeghe / Vincent Mannaert. Avec les Diables, Leekens venait encore de montrer qu'il avait du mal à fonctionner à la tête de grandes équipes - qu'on se souvienne de son bref passage à Anderlecht. Etre un bon underdog avec une équipe modeste, c'est ok pour lui. Assumer un rôle de favori, ça coince. Il y avait assez de bons entraîneurs disponibles sur le marché. 2.On a vite compris que la relation entre Leekens et une bonne partie du groupe était compliquée. Que demandent les vedettes, ou en tout cas les pseudo-vedettes ? Pas qu'on leur tape sur l'épaule, qu'on les flatte et qu'on leur fasse des risettes. Des joueurs pareils exigent des méthodes de travail sérieuses et parfois dures, et aussi un discours franc. Ils sont contents si le coach leur dit qu'ils ont été bons quand ils ont bien joué, mais ils apprécient aussi qu'on leur fasse des reproches s'ils ont été mauvais. To the point ! Rien de tout cela avec Leekens, le maître quand il s'agit de tourner autour du pot. 3.En plus d'être mauvais sur la pelouse, les Brugeois n'ont pas su être clairs devant les micros. Un jour, des barons du groupe clament qu'ils sont toujours derrière leur entraîneur. Le lendemain, ils lancent que Leekens ne doit plus coacher contre Zulte Waregem. 4.Il n'a pas été aidé par l'hécatombe de blessés. Mais on peut se poser de sérieuses questions sur les méthodes de travail quand autant de monde se retrouve à l'infirmerie. 5.Les joueurs de Bruges sont bien d'accord : les méthodes de travail de Leekens sont d'un autre âge. 6.On n'a jamais vu de ligne de conduite dans le jeu de Bruges depuis le début de la saison. Les vraies idées tactiques ? On les cherche encore. 7.Dans certains matches qu'il fallait absolument gagner, c'était prudence, prudence, encore de la prudence. Un exemple frappant : le retour contre Copenhague. 8.Des joueurs ont clairement lâché Leekens dans des moments chauds. Je ne sais pas trop comment il faut qualifier les prestations de Ryan Donk et de Jesper Jorgensen contre Zulte Waregem. Et la dernière demi-heure de Bojan Jorgacevic et de Jordi Figueras, c'était à mourir de rire. Propos recueillis par Pierre Danvoye