Par John BAETEDans l'affaire Hazard, soyons clairs : qu' Eden se permette contre la Turquie ce qu'il s'est permis après avoir déjà été mis en garde par le duo Georges & Marc au printemps est inacceptable. C'est logique qu'il soit sanctionné. Le seul hic est que le verdict soit tombé si tard. Pourtant, après le match, dans une rencontre tenue à l'Union belge pour parler - notamment - de l'image de la fédération, la direction était en train de réfléchir à une rétorsion au Burgergate. C'était une bonne idée. La mauvaise étant de faire tomber le couperet début août, alors que tout le monde était sur le pont. Cela aurait été plus intelligent de le faire en plein congés payés du bâtiment, début juillet.

Dans tous les pays du monde, Hazard aurait eu le même type de traitement de la part de la fédération nationale. Pour avoir snobé les Diables après son remplacement contre la Turquie, deux matches est un tarif tout à fait normal. Son attitude n'a pas été professionnelle et il a manqué de respect envers tous.

En évoquant cette question avec, en filigrane, le fait que Hazard soit une star de Ligue 1, Leekens et ses gros sabots ont souligné le fait que la Belgique n'était pas la France. Ce n'est pas un scoop géographique mais une simple référence appuyée aux affres de la FFF à la dernière Coupe du Monde. Selon lui, autant trancher dans le lard. Et il n'a pas tort. Quand on se souvient que Roger Domenech - pour amadouer Nicolas Anelka - avait même été jusqu'à lui rendre visite à Londres il y a deux ans ! Le joueur - en plein shopping avec ses potes - n'avait même pas daigné rentrer à la maison et Domenech en avait été quitte pour prendre une tasse de thé à la cuisine avec Madame Anelka. Joueur de poker dans l'âme, le coach des Bleus tenta jusqu'au bout de sauver sa relation avec l'attaquant de Chelsea jusqu'au crash sinistre d'Afrique du Sud quand il se prit un bus dans la figure.

C'est clair, Leekens ne tient absolument pas à ce que "ses" Diables soient contaminés par l'esprit franco-français du foot. Wilmots, qui a joué à Bordeaux, a dû lui dire qu'il ne fallait jamais généraliser. Mais comme Leekens fait le même n£ud de cravate que Nicolas Sarkozy, il confond facilement jeunes et racailles dans ses communiqués. Mais rappelons-nous : Dick Advocaat avait eu le même type d'attitude vis-à-vis d'un Vincent Kompany renvoyé chez lui avant un match contre le Qatar pour retard intempestif après l'enterrement de sa grand-mère. Depuis, Kompany file doux mais Advocaat n'est plus là. On peut être certain que Hazard sera, en tout cas, le pro parfait quand Leekens ne sera plus là.

On voit mal les deux se raccommoder. Hazard doit aussi se dire qu'il restera plus longtemps en équipe nationale que Leekens. En écartant le Lillois, le coach des Diables se met une pression supplémentaire. Car malgré son discours hyper-optimiste, il doit beaucoup mieux faire prester les Diables. Contre la Turquie, en juin, on avait couru derrière le ballon. C'est ça le vrai problème des Diables : on ne joue pas bien. On verra ce que ça va donner en Slovénie ce soir en match amical et début septembre en Azerbaïdjan en qualifs pour l'EURO. Sans Hazard, qui vient d'étrenner son nouveau numéro avec le LOSC : le 10. Tout un symbole.

Mais Leekens n'est pas totalement hermétique au talent du Lillois. Contre la Turquie, il l'a aligné comme titulaire et ne l'a remplacé (par Dries Mertens) qu'après une heure, estimant qu'il lui avait donné sa chance. Il était clair que Hazard ne jouait pas dans son type de football. Si Leekens ne doit pas changer de religion footballistique pour les beaux yeux d'un démon lillois, il doit alors obtenir des résultats, ce qui n'est pas le cas en vue de l'EURO. Aujourd'hui, le pire danger serait de se dire que Leekens arrangera sûrement les choses en vue du Mondial 2014 sans exiger que ça change maintenant.

Par John BAETEDans l'affaire Hazard, soyons clairs : qu' Eden se permette contre la Turquie ce qu'il s'est permis après avoir déjà été mis en garde par le duo Georges & Marc au printemps est inacceptable. C'est logique qu'il soit sanctionné. Le seul hic est que le verdict soit tombé si tard. Pourtant, après le match, dans une rencontre tenue à l'Union belge pour parler - notamment - de l'image de la fédération, la direction était en train de réfléchir à une rétorsion au Burgergate. C'était une bonne idée. La mauvaise étant de faire tomber le couperet début août, alors que tout le monde était sur le pont. Cela aurait été plus intelligent de le faire en plein congés payés du bâtiment, début juillet. Dans tous les pays du monde, Hazard aurait eu le même type de traitement de la part de la fédération nationale. Pour avoir snobé les Diables après son remplacement contre la Turquie, deux matches est un tarif tout à fait normal. Son attitude n'a pas été professionnelle et il a manqué de respect envers tous. En évoquant cette question avec, en filigrane, le fait que Hazard soit une star de Ligue 1, Leekens et ses gros sabots ont souligné le fait que la Belgique n'était pas la France. Ce n'est pas un scoop géographique mais une simple référence appuyée aux affres de la FFF à la dernière Coupe du Monde. Selon lui, autant trancher dans le lard. Et il n'a pas tort. Quand on se souvient que Roger Domenech - pour amadouer Nicolas Anelka - avait même été jusqu'à lui rendre visite à Londres il y a deux ans ! Le joueur - en plein shopping avec ses potes - n'avait même pas daigné rentrer à la maison et Domenech en avait été quitte pour prendre une tasse de thé à la cuisine avec Madame Anelka. Joueur de poker dans l'âme, le coach des Bleus tenta jusqu'au bout de sauver sa relation avec l'attaquant de Chelsea jusqu'au crash sinistre d'Afrique du Sud quand il se prit un bus dans la figure. C'est clair, Leekens ne tient absolument pas à ce que "ses" Diables soient contaminés par l'esprit franco-français du foot. Wilmots, qui a joué à Bordeaux, a dû lui dire qu'il ne fallait jamais généraliser. Mais comme Leekens fait le même n£ud de cravate que Nicolas Sarkozy, il confond facilement jeunes et racailles dans ses communiqués. Mais rappelons-nous : Dick Advocaat avait eu le même type d'attitude vis-à-vis d'un Vincent Kompany renvoyé chez lui avant un match contre le Qatar pour retard intempestif après l'enterrement de sa grand-mère. Depuis, Kompany file doux mais Advocaat n'est plus là. On peut être certain que Hazard sera, en tout cas, le pro parfait quand Leekens ne sera plus là. On voit mal les deux se raccommoder. Hazard doit aussi se dire qu'il restera plus longtemps en équipe nationale que Leekens. En écartant le Lillois, le coach des Diables se met une pression supplémentaire. Car malgré son discours hyper-optimiste, il doit beaucoup mieux faire prester les Diables. Contre la Turquie, en juin, on avait couru derrière le ballon. C'est ça le vrai problème des Diables : on ne joue pas bien. On verra ce que ça va donner en Slovénie ce soir en match amical et début septembre en Azerbaïdjan en qualifs pour l'EURO. Sans Hazard, qui vient d'étrenner son nouveau numéro avec le LOSC : le 10. Tout un symbole. Mais Leekens n'est pas totalement hermétique au talent du Lillois. Contre la Turquie, il l'a aligné comme titulaire et ne l'a remplacé (par Dries Mertens) qu'après une heure, estimant qu'il lui avait donné sa chance. Il était clair que Hazard ne jouait pas dans son type de football. Si Leekens ne doit pas changer de religion footballistique pour les beaux yeux d'un démon lillois, il doit alors obtenir des résultats, ce qui n'est pas le cas en vue de l'EURO. Aujourd'hui, le pire danger serait de se dire que Leekens arrangera sûrement les choses en vue du Mondial 2014 sans exiger que ça change maintenant.