Lors de la cinquième étape du Tour 2011, Nicki Sorensen a fait les frais de l'imprudence d'un motard de Getty Image : heurté par la moto de presse, le coureur danois a fini au sol tandis que son vélo est resté accroché au véhicule sur plusieurs mètres. Par chance, Sorensen s'en tire avec seulement une belle frayeur et quelques égratignures.

Hier, c'est une voiture de France Télévisions qui a provoqué la chute de deux coureurs. Le conducteur du véhicule a fait un écart et a envoyé dans le décor Juan Antonio Flecha et Johnny Hoogerland. Bilan : contusions et brûlures pour l'Espagnol et 33 points de suture pour le Néerlandais. Cela aurait pu être bien plus grave !

Pour Gérard Verbrugge, directeur général adjoint de TRW Organisation (Tour de Wallonie), ces accidents sont dus à plusieurs facteurs. "D'abord, il y a probablement trop de véhicules qui suivent le peloton du Tour de France, sur des routes souvent étroites. Ensuite, les deux conducteurs incriminés ont fait preuve d'imprudence. Et enfin, il ne faut pas négliger le facteur chance."

Si la fatalité a joué un rôle dans ces deux accidents, il ne faut donc pas négliger la responsabilité de l'organisateur du Tour de France, Amaury Sport Organisation. "Une organisation est toujours directement responsable du nombre de voitures présentes sur une épreuve.", selon M. Verbrugge. "Ce nombre est déterminé selon un critère de sécurité mais aussi suivant des intérêts publicitaires et financiers. Ce n'est pas toujours facile de trouver la limite".

L'imprudence des conducteurs est aussi mise en cause. Ils ont d'ailleurs été exclus par ASO séance tenante. "A ce niveau-là, les organisateurs de courses prennent généralement leurs précautions. Les conducteurs sont munis d'une licence délivrée par la Fédération. De plus, ils suivent des formations et assistent à des briefings", d'après Gérard Verbrugge. Cela n'aura visiblement pas empêché le motard de Getty Image de dépasser le peloton par la droite et le chauffeur de France Télévisons de doubler le groupe d'échappés alors qu'il était tenu de rester derrière.

Enfin, Gérard Verbrugge affirme que "compte tenu de l'impact médiatique, les organisateurs de courses cyclistes seront très certainement encore plus attentifs à la sécurité des coureurs. Mais de là à dire que le nombre de voitures va diminuer dès demain, c'est un pas que je ne peux franchir."

Sportfootmagazine.be

Lors de la cinquième étape du Tour 2011, Nicki Sorensen a fait les frais de l'imprudence d'un motard de Getty Image : heurté par la moto de presse, le coureur danois a fini au sol tandis que son vélo est resté accroché au véhicule sur plusieurs mètres. Par chance, Sorensen s'en tire avec seulement une belle frayeur et quelques égratignures. Hier, c'est une voiture de France Télévisions qui a provoqué la chute de deux coureurs. Le conducteur du véhicule a fait un écart et a envoyé dans le décor Juan Antonio Flecha et Johnny Hoogerland. Bilan : contusions et brûlures pour l'Espagnol et 33 points de suture pour le Néerlandais. Cela aurait pu être bien plus grave !Pour Gérard Verbrugge, directeur général adjoint de TRW Organisation (Tour de Wallonie), ces accidents sont dus à plusieurs facteurs. "D'abord, il y a probablement trop de véhicules qui suivent le peloton du Tour de France, sur des routes souvent étroites. Ensuite, les deux conducteurs incriminés ont fait preuve d'imprudence. Et enfin, il ne faut pas négliger le facteur chance." Si la fatalité a joué un rôle dans ces deux accidents, il ne faut donc pas négliger la responsabilité de l'organisateur du Tour de France, Amaury Sport Organisation. "Une organisation est toujours directement responsable du nombre de voitures présentes sur une épreuve.", selon M. Verbrugge. "Ce nombre est déterminé selon un critère de sécurité mais aussi suivant des intérêts publicitaires et financiers. Ce n'est pas toujours facile de trouver la limite". L'imprudence des conducteurs est aussi mise en cause. Ils ont d'ailleurs été exclus par ASO séance tenante. "A ce niveau-là, les organisateurs de courses prennent généralement leurs précautions. Les conducteurs sont munis d'une licence délivrée par la Fédération. De plus, ils suivent des formations et assistent à des briefings", d'après Gérard Verbrugge. Cela n'aura visiblement pas empêché le motard de Getty Image de dépasser le peloton par la droite et le chauffeur de France Télévisons de doubler le groupe d'échappés alors qu'il était tenu de rester derrière. Enfin, Gérard Verbrugge affirme que "compte tenu de l'impact médiatique, les organisateurs de courses cyclistes seront très certainement encore plus attentifs à la sécurité des coureurs. Mais de là à dire que le nombre de voitures va diminuer dès demain, c'est un pas que je ne peux franchir." Sportfootmagazine.be