Le Mondial 1966 expliqué par la bataille de Stalingrad

06/07/10 à 11:20 - Mise à jour à 11:20

Source: Sportmagazine

Le but litigieux de l'Angleterre face à l'Allemagne, en finale du Mondial 1966 à Londres, a-t-il été accordé en guise de vengeance par un arbitre ex-combattant anti-nazi? Le plus grand mystère de l'histoire du Mondial trouverait sa solution à Stalingrad.

Le Mondial 1966 expliqué par la bataille de Stalingrad

© EPA

En Afrique du Sud, l'arbitrage reste au centre des débats alors que la fin de la fête du football pointe à l'horizon. Au fil des erreurs des hommes en noir, la presse ne cesse de faire référence à la fameuse finale de la Coupe du Monde 1966 quand, à Londres, à la 100ème minute de jeu, un but douteux de Geoff Hurst fit basculer le match au profit des Anglais face aux Allemands (score final: 4-2 après prolongations).

Le ballon expédié par Hurst avait-il franchi la ligne blanche? Le juge de touche soviétique Tofik Bakhramov indiqua à l'arbitre suisse Gottfried Dienst que c'était bien le cas: but ! Le doute n'a jamais été levé et, bien plus tard, la télévision anglaise procéda à une analyse des images par ordinateur. Cette étude démontre que le ballon ne serait pas entré entièrement dans la cage allemande. Bakhramov s'est-il trompé ou a-t-il faussé volontairement cette finale mythique?

Selon l'hebdomadaire néerlandais Voetbal International, il y a une explication politique. Citoyen de Bakou, en Azerbaïdjan, Bakhramov a participé durant la Deuxième guerre mondiale à la bataille de Stalingrad contre les Nazis. A la fin de ses jours, en 1993, il aurait révélé "le secret" à ses proches: le but accordé à Hurst constituait sa revanche personnelle par rapport aux Allemands.

"Stalingrad", aurait-il répondu à une question à propos du but de Londres. La légende raconte que Hurst s'est rendu un jour à Bakou et en profita pour remettre un T-shirt à Bakhramov avec un message en azéri: "Thank you very much". Etrange. La bataille de Stalingrad s'est-elle terminée bien plus tard qu'on le pense? A Londres... le 30 juillet 1966?

Pierre Bilic

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