Par Frédéric Waseige

Luiz Suarez vient de prendre huit matches de suspension pour propos racistes. Bien fait ! Crapuleux est le mot car les mots sont parfois beaucoup plus violents que les coups. John Terry fait dans les deux et il va déguster. Même lui, le capitaine de l'équipe nationale, vient d'être inculpé par un juge pour insultes racistes. Bien fait ! Et là on va voir si la fédé va aller au bout de son courage. Suspendre son capitaine à six mois de l'Euro. Aller au bout de sa dignité, histoire que le parfum de la Rose ne devienne pas nauséabond. Les faits plus forts que le contexte.

Vive la Fédé anglaise, celle qui garde le meilleur de la tradition sans oublier de prendre le meilleur de l'innovation. Celle qui a su résister aux hommes qui ont changé leur foot. A ces entraîneurs venus de l'autre monde. Celui de l'autre côté de l'eau. Ces pionniers surpayés ont mérité mille fois ce qu'ils ont reçu. Les Houllier, Wenger et autres ont fait grandir et rendu le foot anglais meilleur. Surtout sur les pelouses. Mais ils auraient aussi bien voulu changer les habitudes. En anglais ça se dit : Traditions. Comme, par exemple, alléger le calendrier pendant les fêtes. No Way ! Pas touche ! On garde le Boxing Day. On garde l'apogée de cette période de fou. Celle où le foot anglais offre les cadeaux.

Quatre journées de championnat en 15 jours. Et le 26 décembre, le légendaire Boxing Day. Le jour des "boîtes", une expression datant du Moyen âge. A l'époque, les domestiques travaillaient aussi le jour de Noël car en Angleterre le repas du 25 était le plus important. C'était donc le 26 que la noblesse donnait aux domestiques leur petite boîte avec les étrennes. Quelques pièces pour égayer ce qui était, souvent, leur seul jour de congé de l'année. Avec le temps, ça s'est étendu à pratiquement tous les secteurs de la société. Même l'église et ses troncs où on dépose ses dons pour les pauvres. Que l'on soit employé, ouvrier ou dévot, ce que l'on aime, c'est le foot. Et le 26, on joue en Angleterre depuis toujours. Enfin presque puisque parfois les employés du métro en profitent pour faire grève. Comme cette année à Londres. Ville symbole de cette journée. Huit rencontres pros devaient se jouer ce lundi. Il y a 14 équipes pro dans la ville. Cinq en Premier League, quatre en D2. Plus celles en D3 et D4.

Jamais, en Premier League, on avait vécu un Boxing day avec les équipes londoniennes déjà hors course pour le titre. Bon, au départ de chaque saison, y a Arsenal et Chelsea qui ont cette ambition. Maintenant y a une troisième, qui aimerait bien mais à qui il manque toujours un petit quelque chose à la fin, Tottenham. Les champions potentiels, c'est en D2 et D3 qu'il faut les chercher. West Ham est bien parti pour remonter directement et Charlton écrase la concurrence en D3.

Rien ne se gagne le jour du Boxing Day mais c'est toujours mieux d'être en tête ce jour-là.

Sur les 12 dernières saisons, Manchester United l'a été le plus souvent. Six fois. Les Red Devils ont été champions... sept fois durant cette période. Rien ne se gagne mais beaucoup y perdent leurs illusions. Aussi et surtout dans les tréfonds de la division. Une seule fois dans l'histoire de la Premier League, une équipe dernière le jour du Boxing Day, n'est pas descendue fin de saison. West Bromwich Albion en 2003. Tradition rime parfois avec malédiction. On en frémit déjà du côté de Blackburn. Nous, on en jouit encore et toujours de cette tradition anglaise. Avec ou sans grève.

Par Frédéric WaseigeLuiz Suarez vient de prendre huit matches de suspension pour propos racistes. Bien fait ! Crapuleux est le mot car les mots sont parfois beaucoup plus violents que les coups. John Terry fait dans les deux et il va déguster. Même lui, le capitaine de l'équipe nationale, vient d'être inculpé par un juge pour insultes racistes. Bien fait ! Et là on va voir si la fédé va aller au bout de son courage. Suspendre son capitaine à six mois de l'Euro. Aller au bout de sa dignité, histoire que le parfum de la Rose ne devienne pas nauséabond. Les faits plus forts que le contexte. Vive la Fédé anglaise, celle qui garde le meilleur de la tradition sans oublier de prendre le meilleur de l'innovation. Celle qui a su résister aux hommes qui ont changé leur foot. A ces entraîneurs venus de l'autre monde. Celui de l'autre côté de l'eau. Ces pionniers surpayés ont mérité mille fois ce qu'ils ont reçu. Les Houllier, Wenger et autres ont fait grandir et rendu le foot anglais meilleur. Surtout sur les pelouses. Mais ils auraient aussi bien voulu changer les habitudes. En anglais ça se dit : Traditions. Comme, par exemple, alléger le calendrier pendant les fêtes. No Way ! Pas touche ! On garde le Boxing Day. On garde l'apogée de cette période de fou. Celle où le foot anglais offre les cadeaux. Quatre journées de championnat en 15 jours. Et le 26 décembre, le légendaire Boxing Day. Le jour des "boîtes", une expression datant du Moyen âge. A l'époque, les domestiques travaillaient aussi le jour de Noël car en Angleterre le repas du 25 était le plus important. C'était donc le 26 que la noblesse donnait aux domestiques leur petite boîte avec les étrennes. Quelques pièces pour égayer ce qui était, souvent, leur seul jour de congé de l'année. Avec le temps, ça s'est étendu à pratiquement tous les secteurs de la société. Même l'église et ses troncs où on dépose ses dons pour les pauvres. Que l'on soit employé, ouvrier ou dévot, ce que l'on aime, c'est le foot. Et le 26, on joue en Angleterre depuis toujours. Enfin presque puisque parfois les employés du métro en profitent pour faire grève. Comme cette année à Londres. Ville symbole de cette journée. Huit rencontres pros devaient se jouer ce lundi. Il y a 14 équipes pro dans la ville. Cinq en Premier League, quatre en D2. Plus celles en D3 et D4. Jamais, en Premier League, on avait vécu un Boxing day avec les équipes londoniennes déjà hors course pour le titre. Bon, au départ de chaque saison, y a Arsenal et Chelsea qui ont cette ambition. Maintenant y a une troisième, qui aimerait bien mais à qui il manque toujours un petit quelque chose à la fin, Tottenham. Les champions potentiels, c'est en D2 et D3 qu'il faut les chercher. West Ham est bien parti pour remonter directement et Charlton écrase la concurrence en D3. Rien ne se gagne le jour du Boxing Day mais c'est toujours mieux d'être en tête ce jour-là. Sur les 12 dernières saisons, Manchester United l'a été le plus souvent. Six fois. Les Red Devils ont été champions... sept fois durant cette période. Rien ne se gagne mais beaucoup y perdent leurs illusions. Aussi et surtout dans les tréfonds de la division. Une seule fois dans l'histoire de la Premier League, une équipe dernière le jour du Boxing Day, n'est pas descendue fin de saison. West Bromwich Albion en 2003. Tradition rime parfois avec malédiction. On en frémit déjà du côté de Blackburn. Nous, on en jouit encore et toujours de cette tradition anglaise. Avec ou sans grève.