Après le brio de l'équipe nationale de basket, qualifiée pour le prochain Euro, les exploits du clan Borlée et de leurs camarades en athlétisme, d'autres sports belges ont pris leur relais ce matin dans la presse. Philippe Gilbert a gagné une étape du Tour d'Espagne de cyclisme et s'est emparé du maillot de leader du classement général. Pendant ce temps-là, Kim Clijsters a bien entamé le Masters.

Le football et son cortège de défaites, de crises et de violences fait triste figure par rapport à ces sports gagnants. Est-ce un phénomène passager? Ou les "petits sports" se rebiffent-ils? La Belgique sportive qui triomphe (tennis, athlétisme, basket, cyclisme, tennis de table...) se distingue par son travail, sa modestie, sa foi, sa compétence. Il suffit d'écouter le père Borlée pour comprendre ce qui différencie le football de l'athlétisme où tout n'est pourtant pas parfait. Le football s'est embourgeoisé et les véritables compétences (pas de grands dirigeants, des staffs techniques insuffisants ou au vécu international insignifiant) sont de plus en plus maigres.

Grand malade du sport belge, le football est-il assez lucide pour s'interroger sur ses maux? C'est le moment ou jamais avant Belgique-Allemagne de vendredi prochain.

Pierre Bilic

Après le brio de l'équipe nationale de basket, qualifiée pour le prochain Euro, les exploits du clan Borlée et de leurs camarades en athlétisme, d'autres sports belges ont pris leur relais ce matin dans la presse. Philippe Gilbert a gagné une étape du Tour d'Espagne de cyclisme et s'est emparé du maillot de leader du classement général. Pendant ce temps-là, Kim Clijsters a bien entamé le Masters. Le football et son cortège de défaites, de crises et de violences fait triste figure par rapport à ces sports gagnants. Est-ce un phénomène passager? Ou les "petits sports" se rebiffent-ils? La Belgique sportive qui triomphe (tennis, athlétisme, basket, cyclisme, tennis de table...) se distingue par son travail, sa modestie, sa foi, sa compétence. Il suffit d'écouter le père Borlée pour comprendre ce qui différencie le football de l'athlétisme où tout n'est pourtant pas parfait. Le football s'est embourgeoisé et les véritables compétences (pas de grands dirigeants, des staffs techniques insuffisants ou au vécu international insignifiant) sont de plus en plus maigres. Grand malade du sport belge, le football est-il assez lucide pour s'interroger sur ses maux? C'est le moment ou jamais avant Belgique-Allemagne de vendredi prochain. Pierre Bilic