En 1960, André Renard était une figure importante des grèves contre la loi unique. Aujourd'hui, son fils, Daniel Renard, a choisi de se faire un prénom dans un autre univers que celui de son père. "Je suis heureux d'être journaliste sportif et pas chroniqueur politique", avance Daniel Renard. Jalousé pour ses origines, il a peut-être éprouvé plus de problèmes que d'autres pour trouver sa voie. Après avoir animé les pages sportives de la Wallonie, il a connu le chômage, la solitude, le poste de manager d'un club de football avant de retrouver le journalisme à Sport Foot Magazine et à la Meuse (Sud Presse).

Comment vit-il les émissions et reportages que les médias consacrent aux événements de 1960 et à son père ? "Avec beaucoup d'émotion", dit-il. "J'avais quatre ans à cette époque et je garde des souvenirs très forts en mémoire. J'ai pu en parler avec mon fils, Alexandre. Pour lui, c'était extraordinaire de faire la connaissance de son grand-père grâce à ces rétros historiques."

André Renard est mort en 1962 à 51 ans des suites d'une hémorragie cérébrale mais on ignore souvent qu'il a été menacé. "Je me souviens parfaitement d'une de ces intimidations", raconte Daniel Renard. "Des hommes sont sortis de plusieurs grosses limousines noire et ont rodé dans notre quartier puis autour de notre maison. Prévenu, et armé, mon grand père s'est barricadé avec ma mère et moi dans la maison. Nous craignions un attentat sur la personne de mon père. Je ne pouvais même pas aller seul à la toilette. Alertés par téléphone, des sidérurgistes proches d'André Cools sont venus chez nous à la vitesse de l'éclair. Les rôdeurs ont fui au vu de cette réaction ultra rapide."

Mort jeune, André Renard n'a pas laissé de fortune à sa famille : une maison et 5000 euros. Daniel Renard pense souvent à son père : "Je savais que c'était un homme exceptionnel : je le mesure encore mieux maintenant."
Pierre Bilic

En 1960, André Renard était une figure importante des grèves contre la loi unique. Aujourd'hui, son fils, Daniel Renard, a choisi de se faire un prénom dans un autre univers que celui de son père. "Je suis heureux d'être journaliste sportif et pas chroniqueur politique", avance Daniel Renard. Jalousé pour ses origines, il a peut-être éprouvé plus de problèmes que d'autres pour trouver sa voie. Après avoir animé les pages sportives de la Wallonie, il a connu le chômage, la solitude, le poste de manager d'un club de football avant de retrouver le journalisme à Sport Foot Magazine et à la Meuse (Sud Presse).Comment vit-il les émissions et reportages que les médias consacrent aux événements de 1960 et à son père ? "Avec beaucoup d'émotion", dit-il. "J'avais quatre ans à cette époque et je garde des souvenirs très forts en mémoire. J'ai pu en parler avec mon fils, Alexandre. Pour lui, c'était extraordinaire de faire la connaissance de son grand-père grâce à ces rétros historiques." André Renard est mort en 1962 à 51 ans des suites d'une hémorragie cérébrale mais on ignore souvent qu'il a été menacé. "Je me souviens parfaitement d'une de ces intimidations", raconte Daniel Renard. "Des hommes sont sortis de plusieurs grosses limousines noire et ont rodé dans notre quartier puis autour de notre maison. Prévenu, et armé, mon grand père s'est barricadé avec ma mère et moi dans la maison. Nous craignions un attentat sur la personne de mon père. Je ne pouvais même pas aller seul à la toilette. Alertés par téléphone, des sidérurgistes proches d'André Cools sont venus chez nous à la vitesse de l'éclair. Les rôdeurs ont fui au vu de cette réaction ultra rapide." Mort jeune, André Renard n'a pas laissé de fortune à sa famille : une maison et 5000 euros. Daniel Renard pense souvent à son père : "Je savais que c'était un homme exceptionnel : je le mesure encore mieux maintenant." Pierre Bilic