Le 27 mai, le comité exécutif de l'UEFA a voté le projet visant à améliorer le bien-être du football européen. Depuis mardi, le texte est accessible à tout un chacun. Avec le soutien de l'association des clubs (ECA), la fédération européenne vise à ce que les dépenses générées par les clubs ne soient pas supérieures aux rentrées générées.

La nouvelle loi n'entrera pas directement en application. Jusqu'en 2012, l'UEFA jouera les superviseurs et se limitera à rappeler aux clubs dont la gestion est un peu fofolle "de faire attention, car ils risquent de ne pas atteindre les objectifs requis". L'équilibre entre les rentrées et les dépenses doit être atteint en 2018-2019.

Cette réforme se fera donc graduellement. De 2012 à 2015, les pertes ne peuvent dépasser les 45 millions, soit une moyenne de 15 millions par an. Si le montant de 45 millions est atteint dès la première saison, les clubs ne peuvent plus rien dépenser à moins qu'il n'y ait une augmentation de capital. De 2015 à 2019, le plafond total des pertes s'élèvera à 30 millions.

Il n'est donc pas encore fini le temps des présidents désirant jouer les nababs sans tenir compte des bilans.

Quid des clubs anglais?

Reste à voir comment vont s'en sortir les clubs anglais. Selon un rapport sur la situation financière des clubs des premières divisions en possession de la licence UEFA (732 clubs au terme de la saison 2007-2008), les dettes des clubs de la Premier League sont supérieures à celles de tous les autres championnats européens. 18 clubs anglais totalisent près de quatre milliards d'euros de dettes, soit 56% de l'endettement total du foot continental et quatre fois plus que le deuxième classé, l'Espagne.

Nicolas Ribaudo

Le 27 mai, le comité exécutif de l'UEFA a voté le projet visant à améliorer le bien-être du football européen. Depuis mardi, le texte est accessible à tout un chacun. Avec le soutien de l'association des clubs (ECA), la fédération européenne vise à ce que les dépenses générées par les clubs ne soient pas supérieures aux rentrées générées. La nouvelle loi n'entrera pas directement en application. Jusqu'en 2012, l'UEFA jouera les superviseurs et se limitera à rappeler aux clubs dont la gestion est un peu fofolle "de faire attention, car ils risquent de ne pas atteindre les objectifs requis". L'équilibre entre les rentrées et les dépenses doit être atteint en 2018-2019. Cette réforme se fera donc graduellement. De 2012 à 2015, les pertes ne peuvent dépasser les 45 millions, soit une moyenne de 15 millions par an. Si le montant de 45 millions est atteint dès la première saison, les clubs ne peuvent plus rien dépenser à moins qu'il n'y ait une augmentation de capital. De 2015 à 2019, le plafond total des pertes s'élèvera à 30 millions. Il n'est donc pas encore fini le temps des présidents désirant jouer les nababs sans tenir compte des bilans. Quid des clubs anglais?Reste à voir comment vont s'en sortir les clubs anglais. Selon un rapport sur la situation financière des clubs des premières divisions en possession de la licence UEFA (732 clubs au terme de la saison 2007-2008), les dettes des clubs de la Premier League sont supérieures à celles de tous les autres championnats européens. 18 clubs anglais totalisent près de quatre milliards d'euros de dettes, soit 56% de l'endettement total du foot continental et quatre fois plus que le deuxième classé, l'Espagne. Nicolas Ribaudo