Pendant les premiers jours du Mondial, les Diables ont baigné dans un calme sacro-saint. Ce n'est pas une habitude dans ce genre de tournoi. Dans le passé, ce sont plutôt les turbulences et des relations froides qui ont constitué le fil rouge des phases finales. Pourtant, Marc Wilmots semblait tout contrôler dans son camp de base de Mogi das Cruzes, loin de l'agitation de la Coupe du Monde. Même les journalistes se sont empreints de positivisme. Le jour du match contre l'Algérie, les quotidiens ont lancé de véritables cris de guerre à la une. C'est rare. C'était l'euphorie poussée à son paroxysme, l'explosion d'un enthousiasme qui se prolonge depuis des mois.

C'était bien différent côté algérien, où régnait le chaos. Le sélectionneur, Vahid Halilhodzic, ne parlait qu'aux journalistes étrangers, son adjoint se présentant aux conférences de presse destinées aux journalistes algériens, émotifs. A chaque pays sa culture, son style, son tempérament. La vérité, elle, se trouve sur le terrain.

Première mi-temps épouvantable

A la lumière de cette euphorie et de l'invincibilité dont semblait rayonner le groupe des joueurs, les Diables Rouges ont entamé leur Mondial de manière ahurissante. Les jambes en coton. Comme si la peur de l'échec les avait paralysés. Pas de cohésion, pas d'enthousiasme, pas d'audace, pas de concept. La première mi-temps a donné lieu à un spectacle épouvantable, avec un premier tir cadré après 20 minutes et un premier éclair après 43 minutes. Mais le pire, ce fut le manque de rythme. On aurait cru voir un ralenti.

Remplacements en or

Les remplacements en or de Marc Wilmots ont suscité un revirement. Marouane Fellaini, mentalement fort, ultra motivé, est décidé à rattraper sa saison en demi-teinte à Manchester United. Mais il n'y a pas beaucoup de raisons de se réjouir. Il y en a davantage qui incitent à l'autocritique et à la modestie. Cette équipe ne doit surtout pas se surestimer. Naturellement, elle a des possibilités et son potentiel n'est pas entamé par cette ouverture à moitié ratée contre les Algériens. Le fait que ceux-ci étaient défensifs ne constitue pas une excuse. Ce genre de plaintes n'est qu'un signe d'impuissance. Les grandes équipes doivent être en mesure de se créer des espaces et de percer les lignes défensives adverses. Par leur rapidité, leur technique, leurs mouvements. A ce niveau, seule une combinaison de ces éléments fait la différence.

De ce point de vue, les Diables Rouges, relativement jeunes encore, ont encore un long chemin à parcourir. En attendant, tout peut être mieux et tout doit l'être durant ce Mondial, à commencer par le match de dimanche contre la Russie. Si notre équipe veut rester dans le tournoi, elle doit éviter l'Allemagne en huitièmes de finale. La puissance du moteur de la Mannschaft lundi dernier contre le Portugal est un des faits marquants de ce début de Coupe du Monde, avec la manière dont les Pays-Bas ont étrillé l'Espagne.

Le niveau est à la hauteur

Les avis divergeaient quant à la qualité du spectacle supposé par ce tournoi mais force de constater que le football présenté est très bon. Le niveau est à la hauteur du vécu du football au Brésil. On marque beaucoup et les résultats surprenants ne manquent pas. La plupart des matches ne sont pas cadenassés par la tactique. Seul l'arbitrage a semblé faillir, au début.

Pendant la longue préparation de cet événement, il ne s'est pas passé un jour sans qu'on ne parle des besoins sociaux du Brésil. Les politiciens ont parlé d'une campagne médiatique internationale contre leur pays, on a reproché aux riches pays industriels d'appréhender le Brésil sur base d'autres critères que la Russie ou la France, par exemple. Une semaine après le match d'ouverture, il faut pourtant constater que protestations et démonstrations se sont tues. Les rues sont ornées de drapeaux vert et jaune et de graffitis des vedettes de ce tournoi.

Le sport confère un sentiment positif aux gens. C'est un remède contre la rancoeur, surtout dans un pays comme le Brésil, en proie à des problèmes sociaux significatifs. Mais ici aussi, le vécu reste énorme. Même la maigre victoire contre l'Algérie n'y a rien changé. Mardi soir, on a chanté et fait la fête tard dans la nuit. Tout le pays respire le football.

Pendant les premiers jours du Mondial, les Diables ont baigné dans un calme sacro-saint. Ce n'est pas une habitude dans ce genre de tournoi. Dans le passé, ce sont plutôt les turbulences et des relations froides qui ont constitué le fil rouge des phases finales. Pourtant, Marc Wilmots semblait tout contrôler dans son camp de base de Mogi das Cruzes, loin de l'agitation de la Coupe du Monde. Même les journalistes se sont empreints de positivisme. Le jour du match contre l'Algérie, les quotidiens ont lancé de véritables cris de guerre à la une. C'est rare. C'était l'euphorie poussée à son paroxysme, l'explosion d'un enthousiasme qui se prolonge depuis des mois. C'était bien différent côté algérien, où régnait le chaos. Le sélectionneur, Vahid Halilhodzic, ne parlait qu'aux journalistes étrangers, son adjoint se présentant aux conférences de presse destinées aux journalistes algériens, émotifs. A chaque pays sa culture, son style, son tempérament. La vérité, elle, se trouve sur le terrain.Première mi-temps épouvantableA la lumière de cette euphorie et de l'invincibilité dont semblait rayonner le groupe des joueurs, les Diables Rouges ont entamé leur Mondial de manière ahurissante. Les jambes en coton. Comme si la peur de l'échec les avait paralysés. Pas de cohésion, pas d'enthousiasme, pas d'audace, pas de concept. La première mi-temps a donné lieu à un spectacle épouvantable, avec un premier tir cadré après 20 minutes et un premier éclair après 43 minutes. Mais le pire, ce fut le manque de rythme. On aurait cru voir un ralenti.Remplacements en orLes remplacements en or de Marc Wilmots ont suscité un revirement. Marouane Fellaini, mentalement fort, ultra motivé, est décidé à rattraper sa saison en demi-teinte à Manchester United. Mais il n'y a pas beaucoup de raisons de se réjouir. Il y en a davantage qui incitent à l'autocritique et à la modestie. Cette équipe ne doit surtout pas se surestimer. Naturellement, elle a des possibilités et son potentiel n'est pas entamé par cette ouverture à moitié ratée contre les Algériens. Le fait que ceux-ci étaient défensifs ne constitue pas une excuse. Ce genre de plaintes n'est qu'un signe d'impuissance. Les grandes équipes doivent être en mesure de se créer des espaces et de percer les lignes défensives adverses. Par leur rapidité, leur technique, leurs mouvements. A ce niveau, seule une combinaison de ces éléments fait la différence. De ce point de vue, les Diables Rouges, relativement jeunes encore, ont encore un long chemin à parcourir. En attendant, tout peut être mieux et tout doit l'être durant ce Mondial, à commencer par le match de dimanche contre la Russie. Si notre équipe veut rester dans le tournoi, elle doit éviter l'Allemagne en huitièmes de finale. La puissance du moteur de la Mannschaft lundi dernier contre le Portugal est un des faits marquants de ce début de Coupe du Monde, avec la manière dont les Pays-Bas ont étrillé l'Espagne.Le niveau est à la hauteurLes avis divergeaient quant à la qualité du spectacle supposé par ce tournoi mais force de constater que le football présenté est très bon. Le niveau est à la hauteur du vécu du football au Brésil. On marque beaucoup et les résultats surprenants ne manquent pas. La plupart des matches ne sont pas cadenassés par la tactique. Seul l'arbitrage a semblé faillir, au début. Pendant la longue préparation de cet événement, il ne s'est pas passé un jour sans qu'on ne parle des besoins sociaux du Brésil. Les politiciens ont parlé d'une campagne médiatique internationale contre leur pays, on a reproché aux riches pays industriels d'appréhender le Brésil sur base d'autres critères que la Russie ou la France, par exemple. Une semaine après le match d'ouverture, il faut pourtant constater que protestations et démonstrations se sont tues. Les rues sont ornées de drapeaux vert et jaune et de graffitis des vedettes de ce tournoi. Le sport confère un sentiment positif aux gens. C'est un remède contre la rancoeur, surtout dans un pays comme le Brésil, en proie à des problèmes sociaux significatifs. Mais ici aussi, le vécu reste énorme. Même la maigre victoire contre l'Algérie n'y a rien changé. Mardi soir, on a chanté et fait la fête tard dans la nuit. Tout le pays respire le football.