Par John Baete

Eden Hazard et Neymar en couverture, c'est fait exprès. Ce sont deux des joueurs les plus scrutés par les grands clubs européens et forment un duo très éclairant pour nous. En étudiant le parcours passé et surtout à venir du génie brésilien (qui se situe en Europe), on se rend compte une fois de plus que nous avons la chance de vivre sur le continent où ça se passe. La chasse à l'Eden est bien lancée. Et elle aboutira très vraisemblablement en Angleterre : les Ferguson et Mancini ne se déplacent pas pour des prunes quand ils vont voir jouer le LOSC...

Deux autres Belges ont une chance de changer de clubs et figurent dans ce top 50 : Vertonghen devrait quitter l'Ajax mais on ne sait pas encore pour qui. Par contre, Dante va très vraisemblablement quitter Borussia Mönchengladbach pour le Bayern Munich.

Un autre joueur évoluant en Belgique a le don de toujours faire rêver à l'étranger : Dieumerci Mbokani dont le talent brut continue de masquer les grandes irrégularités dans la performance depuis sa période Standard. Mais aucune trace, à ce niveau, des Argentins Mati Suarez et Lucas Biglia dont Anderlecht aimerait se débarrasser contre de belles sommes. Le Soulier d'Or est trop évanescent et le milieu se traîne beaucoup trop pour justifier son statut de membre occasionnel du noyau élargi de l'équipe nationale des Gauchos. Bien entendu, certains agents de joueurs sont capables de faire des miracles.

Les propriétaires de clubs le savent et les adorent, même s'ils se plaignent qu'ils sont très chers. Ils payent leurs commissions en plus des salaires stratosphériques des stars et continuent de s'endetter parce qu'ils sont persuadés que, sans les agents, pas question d'atteindre la gloire avec leur club. Par là, souvent, les propriétaires bafouent leur direction technique. Rien n'y fait, les agents ont toujours une période de grâce auprès d'un club et y placent alors leurs joueurs sans trop de souci. Vous le lirez plus loin concernant le Portugais Mendes, par exemple.

Mais le mariage n'est jamais éternel : difficile pour les agents de satisfaire à la fois les boss de clubs et les joueurs. Cela devient une vraie relation triangulaire avec tout ce que ça comporte comme tromperies, frustrations et clashes. On connaît évidemment des cas où ça dure étonnamment longtemps. En partie parce que grâce à l'agent - et outre les résultats -, le boss rencontre dans des conditions amicales des joueurs prestigieux et que ça le flatte. Il a alors l'impression de faire partie des vrais connaisseurs du jeu. Evidemment, plus un agent a des clients du top, plus il s'imposera dans ce type de relations irrationnelles. On ne prête qu'aux riches.

Pour un agent, comme un coach, il vaut mieux commencer par des coups gagnants pour durer un peu et progressivement devenir une force dans le club. Mais si le propriétaire obtient des résultats, la confiance est acquise. C'est sur cette base que Luciano D'Onofrio s'occupait du Standard : feu Robert Louis-Dreyfus le trouvait tellement compétent comme agent et connaisseur de foot qu'il lui confia carrément un de ses clubs. Et Roger Vanden Stock voulut l'attirer une fois que la veuve de RLD vendit ses parts (majoritaires) à Roland Duchâtelet.

Jamais les agents de joueurs n'ont été aussi puissants. Parce qu'ils découvrent du vrai talent, tissent des réseaux et peuvent évidemment capitaliser sur le manque de connaissance des boss des clubs.

Par John BaeteEden Hazard et Neymar en couverture, c'est fait exprès. Ce sont deux des joueurs les plus scrutés par les grands clubs européens et forment un duo très éclairant pour nous. En étudiant le parcours passé et surtout à venir du génie brésilien (qui se situe en Europe), on se rend compte une fois de plus que nous avons la chance de vivre sur le continent où ça se passe. La chasse à l'Eden est bien lancée. Et elle aboutira très vraisemblablement en Angleterre : les Ferguson et Mancini ne se déplacent pas pour des prunes quand ils vont voir jouer le LOSC... Deux autres Belges ont une chance de changer de clubs et figurent dans ce top 50 : Vertonghen devrait quitter l'Ajax mais on ne sait pas encore pour qui. Par contre, Dante va très vraisemblablement quitter Borussia Mönchengladbach pour le Bayern Munich. Un autre joueur évoluant en Belgique a le don de toujours faire rêver à l'étranger : Dieumerci Mbokani dont le talent brut continue de masquer les grandes irrégularités dans la performance depuis sa période Standard. Mais aucune trace, à ce niveau, des Argentins Mati Suarez et Lucas Biglia dont Anderlecht aimerait se débarrasser contre de belles sommes. Le Soulier d'Or est trop évanescent et le milieu se traîne beaucoup trop pour justifier son statut de membre occasionnel du noyau élargi de l'équipe nationale des Gauchos. Bien entendu, certains agents de joueurs sont capables de faire des miracles. Les propriétaires de clubs le savent et les adorent, même s'ils se plaignent qu'ils sont très chers. Ils payent leurs commissions en plus des salaires stratosphériques des stars et continuent de s'endetter parce qu'ils sont persuadés que, sans les agents, pas question d'atteindre la gloire avec leur club. Par là, souvent, les propriétaires bafouent leur direction technique. Rien n'y fait, les agents ont toujours une période de grâce auprès d'un club et y placent alors leurs joueurs sans trop de souci. Vous le lirez plus loin concernant le Portugais Mendes, par exemple. Mais le mariage n'est jamais éternel : difficile pour les agents de satisfaire à la fois les boss de clubs et les joueurs. Cela devient une vraie relation triangulaire avec tout ce que ça comporte comme tromperies, frustrations et clashes. On connaît évidemment des cas où ça dure étonnamment longtemps. En partie parce que grâce à l'agent - et outre les résultats -, le boss rencontre dans des conditions amicales des joueurs prestigieux et que ça le flatte. Il a alors l'impression de faire partie des vrais connaisseurs du jeu. Evidemment, plus un agent a des clients du top, plus il s'imposera dans ce type de relations irrationnelles. On ne prête qu'aux riches. Pour un agent, comme un coach, il vaut mieux commencer par des coups gagnants pour durer un peu et progressivement devenir une force dans le club. Mais si le propriétaire obtient des résultats, la confiance est acquise. C'est sur cette base que Luciano D'Onofrio s'occupait du Standard : feu Robert Louis-Dreyfus le trouvait tellement compétent comme agent et connaisseur de foot qu'il lui confia carrément un de ses clubs. Et Roger Vanden Stock voulut l'attirer une fois que la veuve de RLD vendit ses parts (majoritaires) à Roland Duchâtelet. Jamais les agents de joueurs n'ont été aussi puissants. Parce qu'ils découvrent du vrai talent, tissent des réseaux et peuvent évidemment capitaliser sur le manque de connaissance des boss des clubs.