Par Stéphane Vande Velde

Depuis le début de la saison, on ne fait que louer la sagesse et la vision des dirigeants gantois. Ce fameux stade. Cette bonne idée d'aller fureter du côté de l'Espagne pour dénicher un entraîneur (Victor Fernandez) au CV alléchant. Permettez-nous d'émettre cependant quelques réserves. Cela fait maintenant deux ans que Gand cale. Un stade, c'est bien, mais une équipe, c'est mieux. Deux ans que cette équipe, pourtant promise aux places européennes, ne fait plus rêver grand monde. La saison passée, l'arrivée de Fernandez et l'éclosion de Pelé Mboyo avaient masqué les manquements des Buffalos. Plus cette saison.

Qui faut-il blâmer pour ces manquements sportifs ? En premier lieu, ces dirigeants qu'on ne cesse de couvrir d'éloges pour leur stade. Pendant des années, Gand a réussi à compenser les limites de son budget par un flair incroyable en matière de transferts. Michel Louwagie, grâce principalement à son filon costaricain (Rosales, Ruiz et Azofeifa) arrivait à acheter à bas prix tout en revendant très cher. Oui, mais à l'époque déjà, il aurait fallu oser dire que cette politique low cost n'avait qu'un temps. Une fois Gand parvenu dans le top belge, il aurait fallu renforcer cette politique de bons coups par un scouting accru. Tant au niveau belge qu'international. Gand ne pouvait plus se limiter au Costa Rica. Or, les dirigeants gantois ont oublié que les coups de poker restent des coups aléatoires.

C'est bien de prendre un entraîneur espagnol, mais il faut alors lui confier les clés de la politique sportive. Comment croire que Fernandez allait réussir quand on transfère, quelques jours avant sa venue, des joueurs physiques comme Christophe Lepoint, Renato Neto et David Hubert, éloignés du style espagnol ? N'aurait-il pas fallu commencer par l'entraîneur avant de revoir le noyau ? Les dirigeants ont défendu leur position en disant qu'ils avaient agi dans l'urgence, Gand ayant absolument besoin de renforts pour éviter la culbute. Cet argument peut tenir la route, mais il faut alors prôner la patience envers Victor Fernandez, une fois le maintien assuré. Or, on a l'impression qu'on a une nouvelle fois paniqué du côté de la Ghelamco Arena. À moins que la décision de virer Fernandez ne soit logique. Si tel est le cas, alors on peut se demander qui l'a fait venir et pourquoi...

Par Stéphane Vande VeldeDepuis le début de la saison, on ne fait que louer la sagesse et la vision des dirigeants gantois. Ce fameux stade. Cette bonne idée d'aller fureter du côté de l'Espagne pour dénicher un entraîneur (Victor Fernandez) au CV alléchant. Permettez-nous d'émettre cependant quelques réserves. Cela fait maintenant deux ans que Gand cale. Un stade, c'est bien, mais une équipe, c'est mieux. Deux ans que cette équipe, pourtant promise aux places européennes, ne fait plus rêver grand monde. La saison passée, l'arrivée de Fernandez et l'éclosion de Pelé Mboyo avaient masqué les manquements des Buffalos. Plus cette saison. Qui faut-il blâmer pour ces manquements sportifs ? En premier lieu, ces dirigeants qu'on ne cesse de couvrir d'éloges pour leur stade. Pendant des années, Gand a réussi à compenser les limites de son budget par un flair incroyable en matière de transferts. Michel Louwagie, grâce principalement à son filon costaricain (Rosales, Ruiz et Azofeifa) arrivait à acheter à bas prix tout en revendant très cher. Oui, mais à l'époque déjà, il aurait fallu oser dire que cette politique low cost n'avait qu'un temps. Une fois Gand parvenu dans le top belge, il aurait fallu renforcer cette politique de bons coups par un scouting accru. Tant au niveau belge qu'international. Gand ne pouvait plus se limiter au Costa Rica. Or, les dirigeants gantois ont oublié que les coups de poker restent des coups aléatoires. C'est bien de prendre un entraîneur espagnol, mais il faut alors lui confier les clés de la politique sportive. Comment croire que Fernandez allait réussir quand on transfère, quelques jours avant sa venue, des joueurs physiques comme Christophe Lepoint, Renato Neto et David Hubert, éloignés du style espagnol ? N'aurait-il pas fallu commencer par l'entraîneur avant de revoir le noyau ? Les dirigeants ont défendu leur position en disant qu'ils avaient agi dans l'urgence, Gand ayant absolument besoin de renforts pour éviter la culbute. Cet argument peut tenir la route, mais il faut alors prôner la patience envers Victor Fernandez, une fois le maintien assuré. Or, on a l'impression qu'on a une nouvelle fois paniqué du côté de la Ghelamco Arena. À moins que la décision de virer Fernandez ne soit logique. Si tel est le cas, alors on peut se demander qui l'a fait venir et pourquoi...