Toute la France du football exultait hier, soir : les Bleues iront à l'EURO 2012 ! "On n'est pas soulagé, on est tout simplement heureux", déclarait Laurent Blanc au coup de sifflet final.

Y a-t-il pour autant de quoi pavoiser ? Un point suffisait, au stade de France face à la modeste Bosnie-Herzégovine (qui compte certes Edin Dzeko en ses rangs, mais à part cela ?), et pourtant, nos voisins du Sud ont sué sang et eau pour l'obtenir. Ils n'ont d'ailleurs dû le but égalisateur qu'à un penalty providentiel qui leur a été accordé à un quart d'heure de la fin.

En première mi-temps, ils avaient été balayés, n'ayant aucune emprise sur le jeu et ne se créant quasiment aucune occasion, et se retrouvant logiquement menés à la marque sur un tir de Dzeko, forcément. Tout cela rappelle la qualification pour la Coupe du Monde 2010, en barrages précisément, face à l'Irlande avec la fameuse main de Thierry Henry, qui avait débouché sur la désastreuse campagne sud-africaine.

Depuis lors, on a procédé au grand nettoyage, mais au vu de la prestation d'hier qui a vu des Bleus fébriles jouer constamment avec le frein à main, on peut se poser la question : la France est-elle réellement guérie ?

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

Toute la France du football exultait hier, soir : les Bleues iront à l'EURO 2012 ! "On n'est pas soulagé, on est tout simplement heureux", déclarait Laurent Blanc au coup de sifflet final. Y a-t-il pour autant de quoi pavoiser ? Un point suffisait, au stade de France face à la modeste Bosnie-Herzégovine (qui compte certes Edin Dzeko en ses rangs, mais à part cela ?), et pourtant, nos voisins du Sud ont sué sang et eau pour l'obtenir. Ils n'ont d'ailleurs dû le but égalisateur qu'à un penalty providentiel qui leur a été accordé à un quart d'heure de la fin. En première mi-temps, ils avaient été balayés, n'ayant aucune emprise sur le jeu et ne se créant quasiment aucune occasion, et se retrouvant logiquement menés à la marque sur un tir de Dzeko, forcément. Tout cela rappelle la qualification pour la Coupe du Monde 2010, en barrages précisément, face à l'Irlande avec la fameuse main de Thierry Henry, qui avait débouché sur la désastreuse campagne sud-africaine. Depuis lors, on a procédé au grand nettoyage, mais au vu de la prestation d'hier qui a vu des Bleus fébriles jouer constamment avec le frein à main, on peut se poser la question : la France est-elle réellement guérie ? Daniel Devos, Sport/Foot Magazine