Par Frédéric Waseige

Cristiano Doni est en arrêt domiciliaire. Il a truqué des matches. Navrant. Il veut faire voler en éclat l'omerta qui règne sur la corruption en Italie. Réjouissant.

En Angleterre, y aura bientôt un championnat inter-prisons avec comme stars, des joueurs de Premier League. Joey Barton va peut-être y retourner, John Terry y est presque, Harry Redknapp est passé tout près. Déprimant. On reste parmi la jet set londonienne avec les dirigeants de West Ham. Y a 15 jours, derby contre Millwall : ils sont en tribune d'honneur, portent fièrement le costume du club et reprennent en ch£ur avec tout le stade Fucking Hate Millwall. Bienvenue en enfer. En avant match, aux abords du stade, c'était un revival des années 80. Quand les supporters de Millwall arrivent, tout vole. Même des vélos ! Tiens, puisqu'on parle de vélo, ouvrons la parenthèse. 566 jours pour déclarer Alberto Contador coupable. Une affaire à la belge, une sorte de pot belge. Avec la grosse gueule de bois car il nie. Avec la nausée quand Andy Schleck le défend. Celui qui devient, ainsi, le vainqueur du Tour 2010 est... triste ! Il a la parole d'or, celle qui endort. Mais bon faut comprendre Andy : il sait déjà qu'il sera le prochain.

On dégueule carrément quand on voit le soutien unanime de la presse espagnole pour leur conquistador. La même qui oublie le juge Baltasar Garzon qui lutte contre les dictateurs et l'extrême-droite. Belle solidarité dans un pays au bord du gouffre, qui a fait de ses sportifs des ambassadeurs.

Bonheur, enfin, avec Papiss Cissé qui marque un but sublime pour ses débuts avec Newcastle. Et avec Arsenal qui marque un but d'anthologie collective. Ça faisait longtemps. Autre bonne nouvelle : la fédé anglaise montre, une fois encore, qu'elle a des couilles. Elle enlève le brassard de l'équipe nationale à Terry, inculpé qu'il est dans son affaire de racisme. Couillus les mecs ! Terry, c'est un putain de bon défenseur. Et v'là ce putain de bon entraîneur qui gâche tout. Fabio Capello défend Terry. Un coach qui défend un joueur, normal mais pas dans ces conditions-là. Terry insulte ses collègues, se tape la femme d'un coéquipier et maintenant se brouille avec le frère de Rio Ferdinand, son comparse dans l'axe de la défense de l'équipe nationale. Ça fait beaucoup.

Mais Capello a la peau dure. Un peu usée certes mais bien tannée. Il tacle ses patrons. Tout ça en costume Armani. Don Fabio est un pragmatique qui vient d'Italie. Il a vu, subi et digéré beaucoup de situations embarrassantes mais c'est un fin tacticien ; sur et en dehors des terrains.

Il voudrait se faire lourder qu'il ne devrait pas s'y prendre autrement. Ils ne l'ont pas fait. C'est lui qui est parti. La classe, même s'il a compris depuis longtemps que lui et l'équipe aux 3 Lions, c'était une erreur de casting, un choc des cultures qui vire au flop. La fédé est soulagée mais décidément pas de chance : celui qu'elle veut comme successeur a changé de banc. Il est passé de celui de coach à celui des accusés devant les tribunaux. Quand Redknapp se retrouve sali, c'est un vrai mauvais film qui révèle les m£urs d'un monde un peu pourri. D'un type qui se croit au-dessus des lois et... qui l'est. Miracle. Happy end. Harry est acquitté. Un coach a toujours été un coupable idéal. Pas Harry, plus Houdini que jamais. Quel hasard ! L'Italien démissionne et le magicien redevient honorable pour la sélection. La raison d'Etat sans (aucun) doute. Pas d'évasion fiscale pour Harry mais l'obligation de permettre à tout un peuple de s'évader grâce à ses taulards en sursis.

Fin des infos. Dans quelques instants la météo. Bonne semaine à tous.

Par Frédéric WaseigeCristiano Doni est en arrêt domiciliaire. Il a truqué des matches. Navrant. Il veut faire voler en éclat l'omerta qui règne sur la corruption en Italie. Réjouissant. En Angleterre, y aura bientôt un championnat inter-prisons avec comme stars, des joueurs de Premier League. Joey Barton va peut-être y retourner, John Terry y est presque, Harry Redknapp est passé tout près. Déprimant. On reste parmi la jet set londonienne avec les dirigeants de West Ham. Y a 15 jours, derby contre Millwall : ils sont en tribune d'honneur, portent fièrement le costume du club et reprennent en ch£ur avec tout le stade Fucking Hate Millwall. Bienvenue en enfer. En avant match, aux abords du stade, c'était un revival des années 80. Quand les supporters de Millwall arrivent, tout vole. Même des vélos ! Tiens, puisqu'on parle de vélo, ouvrons la parenthèse. 566 jours pour déclarer Alberto Contador coupable. Une affaire à la belge, une sorte de pot belge. Avec la grosse gueule de bois car il nie. Avec la nausée quand Andy Schleck le défend. Celui qui devient, ainsi, le vainqueur du Tour 2010 est... triste ! Il a la parole d'or, celle qui endort. Mais bon faut comprendre Andy : il sait déjà qu'il sera le prochain. On dégueule carrément quand on voit le soutien unanime de la presse espagnole pour leur conquistador. La même qui oublie le juge Baltasar Garzon qui lutte contre les dictateurs et l'extrême-droite. Belle solidarité dans un pays au bord du gouffre, qui a fait de ses sportifs des ambassadeurs. Bonheur, enfin, avec Papiss Cissé qui marque un but sublime pour ses débuts avec Newcastle. Et avec Arsenal qui marque un but d'anthologie collective. Ça faisait longtemps. Autre bonne nouvelle : la fédé anglaise montre, une fois encore, qu'elle a des couilles. Elle enlève le brassard de l'équipe nationale à Terry, inculpé qu'il est dans son affaire de racisme. Couillus les mecs ! Terry, c'est un putain de bon défenseur. Et v'là ce putain de bon entraîneur qui gâche tout. Fabio Capello défend Terry. Un coach qui défend un joueur, normal mais pas dans ces conditions-là. Terry insulte ses collègues, se tape la femme d'un coéquipier et maintenant se brouille avec le frère de Rio Ferdinand, son comparse dans l'axe de la défense de l'équipe nationale. Ça fait beaucoup. Mais Capello a la peau dure. Un peu usée certes mais bien tannée. Il tacle ses patrons. Tout ça en costume Armani. Don Fabio est un pragmatique qui vient d'Italie. Il a vu, subi et digéré beaucoup de situations embarrassantes mais c'est un fin tacticien ; sur et en dehors des terrains. Il voudrait se faire lourder qu'il ne devrait pas s'y prendre autrement. Ils ne l'ont pas fait. C'est lui qui est parti. La classe, même s'il a compris depuis longtemps que lui et l'équipe aux 3 Lions, c'était une erreur de casting, un choc des cultures qui vire au flop. La fédé est soulagée mais décidément pas de chance : celui qu'elle veut comme successeur a changé de banc. Il est passé de celui de coach à celui des accusés devant les tribunaux. Quand Redknapp se retrouve sali, c'est un vrai mauvais film qui révèle les m£urs d'un monde un peu pourri. D'un type qui se croit au-dessus des lois et... qui l'est. Miracle. Happy end. Harry est acquitté. Un coach a toujours été un coupable idéal. Pas Harry, plus Houdini que jamais. Quel hasard ! L'Italien démissionne et le magicien redevient honorable pour la sélection. La raison d'Etat sans (aucun) doute. Pas d'évasion fiscale pour Harry mais l'obligation de permettre à tout un peuple de s'évader grâce à ses taulards en sursis. Fin des infos. Dans quelques instants la météo. Bonne semaine à tous.