Par Bruno Govers Depuis cette glorieuse époque de l'interbellum, l'un après l'autre sont rentrés dans le rang. Au point qu'aujourd'hui, il ne subsiste plus, en D1, que le seul Beerschot. Mais pour combien de temps encore, entendu que le club du Kiel jouera, sous peu, les play-offs 3. Au mieux, les Ours disputeront alors le tour final avec les prétendants à la montée de D2 pour sauver leur peau au plus haut échelon du football belge. A moins qu'ils ne soient déjà rattrapés, à ce moment-là, par des problèmes financiers inextricables, qui ont déjà poussé leur homme fort, Patrick Vanoppen, à demander protection à l'Union Belge contre les créanciers. Une triste primeur dont le foot belge se serait volontiers passée !

Dans une ville considérée, grâce à son activité portuaire et au secteur du diamant, comme une des plus riches de Belgique, il est incroyable que le dernier titre de champion remonte à l'année 1957, avec l'Antwerp. Depuis lors, le seul autre fait d'armes des joueurs du Bosuil aura été une finale de Coupe des Coupes à Wembley, face à Parme, il y a tout juste 20 ans. A partir de là, les Rouge et Blanc ont perdu de leur superbe, saison après saison, jusqu'à culbuter en D2 en 2004, une série où ils sont toujours actifs aujourd'hui.

Leurs homologues du Kiel, dans l'intervalle, n'ont guère été logés à meilleure enseigne. Le Beerschot n'a dû sa survie, lors du changement de millénaire, qu'à une fusion avec les banlieusards du Germinal Ekeren. En 2005, les Mauves ont vécu leur heure de gloire avec une finale de la Coupe de Belgique remportée contre le Club Bruges. Mais, après coup, eux aussi sont allés de déboires en déboires, avec la triste issue que l'on sait entre-temps.

Le marasme dans lequel est enlisé le football anversois est d'autant plus incompréhensible que la Ville s'est toujours montrée disposée, ces dernières années, à entreprendre un gigantesque effort vis-à-vis de ses deux clubs les plus emblématiques. Elle était même prête, conjointement aux secteurs forts de la place, à allouer une somme de 50 millions d'euros en vue de la construction d'un nouveau stade, le "Port of Antwerp" sur le territoire de 'Petroleum Zuid'. Seule condition : que l'Antwerp et le Beerschot y jouent de concert. Jusqu'à présent, les autorités se sont toujours heurtées à un refus de part et d'autre, sous prétexte qu'aucun des clans ne veut composer avec "l'ennemi". Cette querelle des clochers qui aura finalement entraîné les deux clubs à leur perte...

Par Bruno Govers Depuis cette glorieuse époque de l'interbellum, l'un après l'autre sont rentrés dans le rang. Au point qu'aujourd'hui, il ne subsiste plus, en D1, que le seul Beerschot. Mais pour combien de temps encore, entendu que le club du Kiel jouera, sous peu, les play-offs 3. Au mieux, les Ours disputeront alors le tour final avec les prétendants à la montée de D2 pour sauver leur peau au plus haut échelon du football belge. A moins qu'ils ne soient déjà rattrapés, à ce moment-là, par des problèmes financiers inextricables, qui ont déjà poussé leur homme fort, Patrick Vanoppen, à demander protection à l'Union Belge contre les créanciers. Une triste primeur dont le foot belge se serait volontiers passée ! Dans une ville considérée, grâce à son activité portuaire et au secteur du diamant, comme une des plus riches de Belgique, il est incroyable que le dernier titre de champion remonte à l'année 1957, avec l'Antwerp. Depuis lors, le seul autre fait d'armes des joueurs du Bosuil aura été une finale de Coupe des Coupes à Wembley, face à Parme, il y a tout juste 20 ans. A partir de là, les Rouge et Blanc ont perdu de leur superbe, saison après saison, jusqu'à culbuter en D2 en 2004, une série où ils sont toujours actifs aujourd'hui. Leurs homologues du Kiel, dans l'intervalle, n'ont guère été logés à meilleure enseigne. Le Beerschot n'a dû sa survie, lors du changement de millénaire, qu'à une fusion avec les banlieusards du Germinal Ekeren. En 2005, les Mauves ont vécu leur heure de gloire avec une finale de la Coupe de Belgique remportée contre le Club Bruges. Mais, après coup, eux aussi sont allés de déboires en déboires, avec la triste issue que l'on sait entre-temps. Le marasme dans lequel est enlisé le football anversois est d'autant plus incompréhensible que la Ville s'est toujours montrée disposée, ces dernières années, à entreprendre un gigantesque effort vis-à-vis de ses deux clubs les plus emblématiques. Elle était même prête, conjointement aux secteurs forts de la place, à allouer une somme de 50 millions d'euros en vue de la construction d'un nouveau stade, le "Port of Antwerp" sur le territoire de 'Petroleum Zuid'. Seule condition : que l'Antwerp et le Beerschot y jouent de concert. Jusqu'à présent, les autorités se sont toujours heurtées à un refus de part et d'autre, sous prétexte qu'aucun des clans ne veut composer avec "l'ennemi". Cette querelle des clochers qui aura finalement entraîné les deux clubs à leur perte...