Rendre les courses plus spectaculaires. Tel était l'argument de l'UCI pour interdire l'utilisation des oreillettes durant la course. "Bullshit", répond Patrick Lefevere, manager de l'équipe Quick Step. "Je suis tout à fait contre le fait que l'UCI se mêle de notre système interne. Nous sommes tous des sociétés qui gèrent 10 à 15 millions d'euros avec une cinquantaine d'employés. Je ne peux pas imaginer une société où un patron ne peut pas donner ses ordres à ses employés", poursuivait Lefevere.

Et il n'est pas le seul à s'opposer à la décision de l'UCI. Philipe Gilbert regrettait le manque d'informations à la suite de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. "Il n'y avait pas d'ardoisier, ce n'est pas normal. Moi, je suis pour le système qui donnerait aux coureurs les informations de radio-course, notamment pour la sécurité, mais aussi les écarts, la situation de la course.", confiait Gilbert à la Dernière Heure.

Tom Boonen, jamais avare de bons mots, se fendait également d'un commentaire à propos des directeurs sportifs privés d'oreillettes : "C'est surtout frustrant pour eux. Sans radio, ce sont des chauffeurs, c'est comme si ma mère conduisait la voiture de l'équipe...".

Mais la nouvelle réglementation a aussi ses partisans. "J'espère à deux mille pour cent que ça restera comme ça, mais j'en doute, les grandes équipes font le forcing car ce qui fait leur force c'est le nombre", déclarait Frédéric Amorison.

Mais la discussion pourrait bientôt être close. Il se chuchote que quelques grandes équipes prépareraient déjà un système de transmission d'informations aux coureurs via leur ordinateur au guidon, par des petits textes, du genre sms ou via Twitter.

Jules Monnier (stg)

Rendre les courses plus spectaculaires. Tel était l'argument de l'UCI pour interdire l'utilisation des oreillettes durant la course. "Bullshit", répond Patrick Lefevere, manager de l'équipe Quick Step. "Je suis tout à fait contre le fait que l'UCI se mêle de notre système interne. Nous sommes tous des sociétés qui gèrent 10 à 15 millions d'euros avec une cinquantaine d'employés. Je ne peux pas imaginer une société où un patron ne peut pas donner ses ordres à ses employés", poursuivait Lefevere. Et il n'est pas le seul à s'opposer à la décision de l'UCI. Philipe Gilbert regrettait le manque d'informations à la suite de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. "Il n'y avait pas d'ardoisier, ce n'est pas normal. Moi, je suis pour le système qui donnerait aux coureurs les informations de radio-course, notamment pour la sécurité, mais aussi les écarts, la situation de la course.", confiait Gilbert à la Dernière Heure. Tom Boonen, jamais avare de bons mots, se fendait également d'un commentaire à propos des directeurs sportifs privés d'oreillettes : "C'est surtout frustrant pour eux. Sans radio, ce sont des chauffeurs, c'est comme si ma mère conduisait la voiture de l'équipe...". Mais la nouvelle réglementation a aussi ses partisans. "J'espère à deux mille pour cent que ça restera comme ça, mais j'en doute, les grandes équipes font le forcing car ce qui fait leur force c'est le nombre", déclarait Frédéric Amorison. Mais la discussion pourrait bientôt être close. Il se chuchote que quelques grandes équipes prépareraient déjà un système de transmission d'informations aux coureurs via leur ordinateur au guidon, par des petits textes, du genre sms ou via Twitter. Jules Monnier (stg)