L'Espagne fut favorite avant le tournoi, ne l'a plus été après sa défaite inaugurale ni avant sa demi-finale contre l'Allemagne. Et pourtant, il s'agit du vainqueur idéal. Pourquoi? Car c'est l'équipe la plus aboutie, la plus finie. Depuis deux ans, la base reste la même.

Quelques ajustements entre cette formation victorieuse de l'Euro 2008 et celle finaliste de la Coupe du Monde deux ans plus tard. Gerard Piqué s'est imposé en défense centrale, Sergio Busquets a pris la place de Marcos Senna au poste de médian défensif. Mais les atouts restent les mêmes: Ilker Casillas, Carles Pujol, Xavi, Andres Iniesta et David Villa (auxquels on devrait ajouter Fernando Torres, malheureusement à court de rythme).

La Roja prouve qu'on peut gagner et aller loin dans un tournoi en jouant résolument offensif et très haut. On a dit que cette défense présentait quelques signes de fébrilité mais il s'agit pourtant d'une des arrières-gardes les plus sûres. Seul le positionnement très haut des défenseurs centraux laisse de l'espace (dans le dos) aux adversaires.

Si l'Espagne a le profil de vainqueur idéal, elle le doit également aux automatismes que les joueurs du Barça ont travaillés toute l'année. Xavi et Iniesta se trouvent les yeux fermés, dans des trous de souris. Même impression en défense centrale. La victoire en Coupe du Monde constituerait l'aboutissement idéal et normal à cette génération.

Oui mais voilà: le mot "idéal" n'a jamais cours en football. La Hollande en sait quelque chose, elle qui a proposé le plus beau jeu des années 70, qui atteignit la finale de la Coupe du Monde à deux reprises sans jamais la gagner.

Stéphane Vande Velde

L'Espagne fut favorite avant le tournoi, ne l'a plus été après sa défaite inaugurale ni avant sa demi-finale contre l'Allemagne. Et pourtant, il s'agit du vainqueur idéal. Pourquoi? Car c'est l'équipe la plus aboutie, la plus finie. Depuis deux ans, la base reste la même. Quelques ajustements entre cette formation victorieuse de l'Euro 2008 et celle finaliste de la Coupe du Monde deux ans plus tard. Gerard Piqué s'est imposé en défense centrale, Sergio Busquets a pris la place de Marcos Senna au poste de médian défensif. Mais les atouts restent les mêmes: Ilker Casillas, Carles Pujol, Xavi, Andres Iniesta et David Villa (auxquels on devrait ajouter Fernando Torres, malheureusement à court de rythme). La Roja prouve qu'on peut gagner et aller loin dans un tournoi en jouant résolument offensif et très haut. On a dit que cette défense présentait quelques signes de fébrilité mais il s'agit pourtant d'une des arrières-gardes les plus sûres. Seul le positionnement très haut des défenseurs centraux laisse de l'espace (dans le dos) aux adversaires. Si l'Espagne a le profil de vainqueur idéal, elle le doit également aux automatismes que les joueurs du Barça ont travaillés toute l'année. Xavi et Iniesta se trouvent les yeux fermés, dans des trous de souris. Même impression en défense centrale. La victoire en Coupe du Monde constituerait l'aboutissement idéal et normal à cette génération. Oui mais voilà: le mot "idéal" n'a jamais cours en football. La Hollande en sait quelque chose, elle qui a proposé le plus beau jeu des années 70, qui atteignit la finale de la Coupe du Monde à deux reprises sans jamais la gagner. Stéphane Vande Velde