Le Portugal a cédé dès les huitièmes de finale du Mondial 2010 mardi, victime de la supériorité de l'Espagne (1-0) et d'un jeu entièrement tendu vers son homme providentiel, Cristiano Ronaldo, capitaine égaré et abandonné.

L'Espagne était trop forte

Tombé dans le "groupe de la mort", le Portugal a hérité en huitièmes de l'adversaire le plus létal, qui a étendu mardi sa série à 45 victoires en 49 matches (pour deux défaites seulement). Les Lusitaniens présentaient également une belle série (19 matches sans défaite depuis novembre 2008), mais face à des adversaires de calibre moyen (excepté le Brésil, 0-0 en phase de poules).

Dans la rivalité ibérique, le Portugal a-t-il aussi été victime d'un complexe d'infériorité? Simao a assuré dimanche que son équipe n'avait "pas du tout peur. Nous aussi, nous avons une grande équipe!" Mais il avait aussi avoué quelques jours avant vouloir éviter l'Espagne, comme plusieurs de ses coéquipiers: "Après être sortis du groupe, nous espérons ne pas jouer contre l'Espagne, nous aimerions l'éviter", avait dit l'ailier...

A posteriori, la crainte était justifiée: si la Selecçao a eu quelques occasions de contres, la Roja a fini par convertir sa large domination en but, par Villa (63e).

Ronaldo était trop seul

Le sélectionneur Carlos Queiroz l'a reconnu à demi-mots: "Si le Portugal veut aller plus loin dans la compétition, il faudra se montrer offensif". Et surtout plus efficace, car hormis la balade contre les modestes Nord-Coréens (7-0), les Lusitaniens n'ont pas trouvé la faille chez leurs adversaires ivoiriens, brésiliens et espagnols. "J'ai dû jouer seul devant", avait regretté Ronaldo à l'issue du 0 à 0 face au Brésil. Il s'agissait pour Carlos Queiroz d'assurer le nul, à la faveur d'une tactique très défensive. La star du Real Madrid n'a pas pu faire basculer le match à lui tout seul.

Et son tournoi fut finalement médiocre, notamment au regard de l'objectif qu'il avait lui-même claironné: "Je veux exploser à ce Mondial et je crois que je vais y arriver". Raté. On se souviendra de Ronaldo au Mondial 2010 pour son but gag, le ballon ayant roulé sur son cou et sa tête avant de revenir dans ses pieds, devant la cage vide de la Corée du Nord...

A sa décharge, un isolement continu. Le sélectionneur aura tâtonné jusqu'au bout pour composer son attaque: aucun titulaire ne s'est dégagé pour épauler le Ballon d'Or 2008. Simao? Le vice-capitaine, pilier de la Selecçao, titularisé deux fois sur quatre seulement, a brillé par son déchet. Danny? La valeur montante avant le Mondial est en délicatesse avec sa cuisse gauche. Liedson? Le sauveur de la patrie lors de ses premières sélections, juste après sa naturalisation, est demeuré transparent. Hugo Almeida? Il sait pousser le ballon au fond des filets, sans opposition, mais pas plus (même s'il a presque provoqué un but contre son camp de l'Espagnol Puyol)...

Le forfait de Nani à l'orée du Mondial, à l'issue d'une bonne saison à Manchester United, a finalement pesé lourd. Et aujourd'hui, le Portugal peut rentrer à la maison avec un sentiment de travail non fini, même si, il faut bien l'avouer, il n'a pas écopé des adversaires les plus faciles.

Pour l'Espagne, l'aventure continue, avec un quart de finale abordable mais dangereux contre le Paraguay, samedi soir. Et s'ils gagnent ce match, la Roja sera opposée à l'Argentine de Messi, ou à l'impressionante armada allemande.

Sportmagazine.be, avec Belga

Le Portugal a cédé dès les huitièmes de finale du Mondial 2010 mardi, victime de la supériorité de l'Espagne (1-0) et d'un jeu entièrement tendu vers son homme providentiel, Cristiano Ronaldo, capitaine égaré et abandonné. L'Espagne était trop forte Tombé dans le "groupe de la mort", le Portugal a hérité en huitièmes de l'adversaire le plus létal, qui a étendu mardi sa série à 45 victoires en 49 matches (pour deux défaites seulement). Les Lusitaniens présentaient également une belle série (19 matches sans défaite depuis novembre 2008), mais face à des adversaires de calibre moyen (excepté le Brésil, 0-0 en phase de poules). Dans la rivalité ibérique, le Portugal a-t-il aussi été victime d'un complexe d'infériorité? Simao a assuré dimanche que son équipe n'avait "pas du tout peur. Nous aussi, nous avons une grande équipe!" Mais il avait aussi avoué quelques jours avant vouloir éviter l'Espagne, comme plusieurs de ses coéquipiers: "Après être sortis du groupe, nous espérons ne pas jouer contre l'Espagne, nous aimerions l'éviter", avait dit l'ailier... A posteriori, la crainte était justifiée: si la Selecçao a eu quelques occasions de contres, la Roja a fini par convertir sa large domination en but, par Villa (63e). Ronaldo était trop seul Le sélectionneur Carlos Queiroz l'a reconnu à demi-mots: "Si le Portugal veut aller plus loin dans la compétition, il faudra se montrer offensif". Et surtout plus efficace, car hormis la balade contre les modestes Nord-Coréens (7-0), les Lusitaniens n'ont pas trouvé la faille chez leurs adversaires ivoiriens, brésiliens et espagnols. "J'ai dû jouer seul devant", avait regretté Ronaldo à l'issue du 0 à 0 face au Brésil. Il s'agissait pour Carlos Queiroz d'assurer le nul, à la faveur d'une tactique très défensive. La star du Real Madrid n'a pas pu faire basculer le match à lui tout seul. Et son tournoi fut finalement médiocre, notamment au regard de l'objectif qu'il avait lui-même claironné: "Je veux exploser à ce Mondial et je crois que je vais y arriver". Raté. On se souviendra de Ronaldo au Mondial 2010 pour son but gag, le ballon ayant roulé sur son cou et sa tête avant de revenir dans ses pieds, devant la cage vide de la Corée du Nord... A sa décharge, un isolement continu. Le sélectionneur aura tâtonné jusqu'au bout pour composer son attaque: aucun titulaire ne s'est dégagé pour épauler le Ballon d'Or 2008. Simao? Le vice-capitaine, pilier de la Selecçao, titularisé deux fois sur quatre seulement, a brillé par son déchet. Danny? La valeur montante avant le Mondial est en délicatesse avec sa cuisse gauche. Liedson? Le sauveur de la patrie lors de ses premières sélections, juste après sa naturalisation, est demeuré transparent. Hugo Almeida? Il sait pousser le ballon au fond des filets, sans opposition, mais pas plus (même s'il a presque provoqué un but contre son camp de l'Espagnol Puyol)... Le forfait de Nani à l'orée du Mondial, à l'issue d'une bonne saison à Manchester United, a finalement pesé lourd. Et aujourd'hui, le Portugal peut rentrer à la maison avec un sentiment de travail non fini, même si, il faut bien l'avouer, il n'a pas écopé des adversaires les plus faciles.Pour l'Espagne, l'aventure continue, avec un quart de finale abordable mais dangereux contre le Paraguay, samedi soir. Et s'ils gagnent ce match, la Roja sera opposée à l'Argentine de Messi, ou à l'impressionante armada allemande.Sportmagazine.be, avec Belga