Dans cinq jours, la Belgique sera folle d'espoir ou au contraire aura déjà reporté ses ambitions sur le Mondial 2014. Car, en deux matches (et quatre jours, donc), elle saura si l'Euro 2012 peut constituer un réel objectif ou une énième chimère. Vendredi, elle affrontera ce qui se fait de mieux en Europe, après l'Espagne, et sans doute la grande puissance de demain: l'Allemagne.

Les Allemands ont ébloui le Mondial grâce à leur jeu offensif. Sont-ils donc imbattables? Non. D'abord, cette équipe est jeune et même si, grâce aux nombreux succès accumulés en équipe de jeunes, elle cultive la culture de la gagne, elle manque d'expérience. Sur ce plan-là, les jeunes Diables Rouges ne souffriront pas trop de la comparaison.

Ensuite, parce que, comme on a pu s'en rendre compte lors des deux premiers matches du Bayern, les Allemands présents à la Coupe du Monde doivent encore monter en puissance et manquent encore de rythme.

Il ne faut par ailleurs pas sous-estimer nos propres qualités. Notre jeunesse dorée atteint, petit à petit, sa plénitude. Et elle ne manque pas de talent. Reste à le faire éclore dans un système d'équipe.

Ce match contre l'Allemagne aura donc valeur de test mais ne constituera en aucun cas un aboutissement. Car, le calendrier nous a concocté, quatre jours plus tard, un affrontement houleux en Turquie. Personne ne l'évoque, obnubilé par la présence de l'Allemagne en Belgique, mais le match de mardi aura certainement plus d'importance. Or, la Turquie, en plein doute depuis deux ans, a été prise en main par quelqu'un qui a coutume de réussir dans toutes les équipes nationales qu'il a reprises, à savoir le Néerlandais Guus Hiddink. Si les Diables subissent deux défaites de rang, ils peuvent déjà dire adieu à la Pologne et à l'Ukraine. En cas de bons résultats, on peut recommencer à rêver. Il serait temps.

Stéphane Vande Velde

Dans cinq jours, la Belgique sera folle d'espoir ou au contraire aura déjà reporté ses ambitions sur le Mondial 2014. Car, en deux matches (et quatre jours, donc), elle saura si l'Euro 2012 peut constituer un réel objectif ou une énième chimère. Vendredi, elle affrontera ce qui se fait de mieux en Europe, après l'Espagne, et sans doute la grande puissance de demain: l'Allemagne. Les Allemands ont ébloui le Mondial grâce à leur jeu offensif. Sont-ils donc imbattables? Non. D'abord, cette équipe est jeune et même si, grâce aux nombreux succès accumulés en équipe de jeunes, elle cultive la culture de la gagne, elle manque d'expérience. Sur ce plan-là, les jeunes Diables Rouges ne souffriront pas trop de la comparaison. Ensuite, parce que, comme on a pu s'en rendre compte lors des deux premiers matches du Bayern, les Allemands présents à la Coupe du Monde doivent encore monter en puissance et manquent encore de rythme. Il ne faut par ailleurs pas sous-estimer nos propres qualités. Notre jeunesse dorée atteint, petit à petit, sa plénitude. Et elle ne manque pas de talent. Reste à le faire éclore dans un système d'équipe. Ce match contre l'Allemagne aura donc valeur de test mais ne constituera en aucun cas un aboutissement. Car, le calendrier nous a concocté, quatre jours plus tard, un affrontement houleux en Turquie. Personne ne l'évoque, obnubilé par la présence de l'Allemagne en Belgique, mais le match de mardi aura certainement plus d'importance. Or, la Turquie, en plein doute depuis deux ans, a été prise en main par quelqu'un qui a coutume de réussir dans toutes les équipes nationales qu'il a reprises, à savoir le Néerlandais Guus Hiddink. Si les Diables subissent deux défaites de rang, ils peuvent déjà dire adieu à la Pologne et à l'Ukraine. En cas de bons résultats, on peut recommencer à rêver. Il serait temps. Stéphane Vande Velde