Par Stéphane Vande Velde


Alors que toute la Belgique communie avec ses Diables Rouges, nos voisins français se détachent inexorablement de leur football. La faute à Krysna et à un bus que des internationaux grassement payés n'ont pas voulu quitter un jour de juin 2010. Depuis lors, le lien d'amour qui unissait le peuple français à son football depuis 1998 ne cesse de s'effilocher. Ce jour-là, la France découvrait que les footballeurs n'étaient pas que des icônes, mais également des sales gamins narcissiques, complètement éloignés des réalités quotidiennes de ces gens auxquels ils sont censés apporter un peu de rêve.

C'est donc avec beaucoup de cynisme et d'ironie que les Français ont vécu l'Euro 2012 marqué une nouvelle fois par la mauvaise éducation de ses divas. Et alors que le football français croyait vivre une nouvelle renaissance grâce à l'arrivée d'argent frais (mais pas nécessairement propre) à Monaco et au PSG et grâce au titre de champion du monde de ses gamins de -20 ans, voilà qu'un nouvel épisode est venu le frapper comme une piqûre de rappel. Passe encore que deux ans après Krysna, Didier Deschamps, le sélectionneur fédéral ait fini par rappeler quasiment tous les fauteurs de trouble sous le maillot bleu. Mais le feuilleton Florian Thauvin, alors là, non !!!

Il a fallu que ce soit justement un de ces gamins de 20 ans, source de fraîcheur et de joie cet été, qui soit à la base de cette rechute. Le jeune homme a été acheté par Lille en janvier mais le club nordiste l'a laissé en location à son club de Bastia. Mais voilà que cet été, Marseille lui fait les yeux doux alors qu'il n'a pas encore joué une minute sous le maillot lillois. Le président Michel Seydoux a beau fermer la porte, Thauvin ne l'entend pas de cette oreille et voilà qu'il décide de brosser les entraînements pendant quatre jours et d'entamer une partie de bras de fer avec le club qui l'a acheté et pour le compte duquel il n'a pas encore joué. Au bout du compte, Lille a dû le lâcher à Marseille. Certes pour la coquette somme de 15 millions d'euros mais tout de même avec le sentiment d'avoir été pigeonné et pris en otage par ce joueur. Jamais il n'est venu à l'esprit de Thauvin qu'il se devait de respecter un club qui avait tout de même sorti 3,5 millions pour lui. Jamais.

Il n'y a pas de morale à cette histoire si ce n'est que le football ressemble de plus en plus au Far West, ce lieu sans foi ni loi où toute dispute se réglait à coups de fusil.

Par Stéphane Vande Velde Alors que toute la Belgique communie avec ses Diables Rouges, nos voisins français se détachent inexorablement de leur football. La faute à Krysna et à un bus que des internationaux grassement payés n'ont pas voulu quitter un jour de juin 2010. Depuis lors, le lien d'amour qui unissait le peuple français à son football depuis 1998 ne cesse de s'effilocher. Ce jour-là, la France découvrait que les footballeurs n'étaient pas que des icônes, mais également des sales gamins narcissiques, complètement éloignés des réalités quotidiennes de ces gens auxquels ils sont censés apporter un peu de rêve. C'est donc avec beaucoup de cynisme et d'ironie que les Français ont vécu l'Euro 2012 marqué une nouvelle fois par la mauvaise éducation de ses divas. Et alors que le football français croyait vivre une nouvelle renaissance grâce à l'arrivée d'argent frais (mais pas nécessairement propre) à Monaco et au PSG et grâce au titre de champion du monde de ses gamins de -20 ans, voilà qu'un nouvel épisode est venu le frapper comme une piqûre de rappel. Passe encore que deux ans après Krysna, Didier Deschamps, le sélectionneur fédéral ait fini par rappeler quasiment tous les fauteurs de trouble sous le maillot bleu. Mais le feuilleton Florian Thauvin, alors là, non !!! Il a fallu que ce soit justement un de ces gamins de 20 ans, source de fraîcheur et de joie cet été, qui soit à la base de cette rechute. Le jeune homme a été acheté par Lille en janvier mais le club nordiste l'a laissé en location à son club de Bastia. Mais voilà que cet été, Marseille lui fait les yeux doux alors qu'il n'a pas encore joué une minute sous le maillot lillois. Le président Michel Seydoux a beau fermer la porte, Thauvin ne l'entend pas de cette oreille et voilà qu'il décide de brosser les entraînements pendant quatre jours et d'entamer une partie de bras de fer avec le club qui l'a acheté et pour le compte duquel il n'a pas encore joué. Au bout du compte, Lille a dû le lâcher à Marseille. Certes pour la coquette somme de 15 millions d'euros mais tout de même avec le sentiment d'avoir été pigeonné et pris en otage par ce joueur. Jamais il n'est venu à l'esprit de Thauvin qu'il se devait de respecter un club qui avait tout de même sorti 3,5 millions pour lui. Jamais. Il n'y a pas de morale à cette histoire si ce n'est que le football ressemble de plus en plus au Far West, ce lieu sans foi ni loi où toute dispute se réglait à coups de fusil.