Kevin Borlée est-il un athlète angoissé ? "Ce que mon père dit n'est pas nécessairement parole d'évangile", rectifie-t-il. "Je dois simplement parfois rappeler avec diplomatie que le relais ne peut pas prendre le dessus. Les objectifs d'un athlète de haut niveau sont avant tout individuels, et rien ne doit empêcher ou perturber la préparation qui doit l'amener dans les meilleures condition pour les réaliser..."

Mais que tout le monde se rassure, il n'y a aucune polémique aiguë sur le sujet. "J'adore le 4 x 400 m, et je sais ce que je lui dois. Il figure de surcroît en fin de programme aux JO, et ne pose donc aucun cas de conscience", précise en effet le Bruxellois.

Qui renoncera en revanche à la défense de son titre européen à Helsinki. "Sans regret", assure-t-il. "Il fallait faire un choix qui a été très facile. Jonathan et moi ne disputerons que le relais en Finlande. Je trouve juste un peu dommage que cet Euro se dispute aussi tard (27 juin - 1-er juillet, ndlr)..."

Kevin Borlée en est conscient : la concurrence aux Jeux va être encore bien plus relevée qu'aux mondiaux de Daegu, dont il avait ramené la médaille de bronze. "C'est bien pourquoi il faut tellement s'acharner à progresser dans tous les domaines d'ici là. Je sais ce que je veux réussir à Londres (44.30, record d'Europe, ndlr). Mais pas à quelle place je terminerai si j'y arrive. Je ne m'occupe d'ailleurs pas de mes adversaires. De moi, uniquement..."

Jacques Borlée : "44.30 cette année"

De l'avis général, le tout récent stage en Afrique du Sud (à Stellenbosch) a été plus que fructueux. "Quand on a de telles ambitions, il faut vraiment rechercher l'excellence", souligne le père et entraîneur, Jacques Borlée. "Sinon on n'a aucune chance d'y arriver. Ceux qui ne le comprennent pas, ou n'arrivent pas à s'y faire, seront abandonnés sur le chemin à un moment donné. J'ai à cet égard déjà pratiquement arrêté la liste des quatre candidats susceptibles d'épauler Kevin et Jonathan dans le 4 x 400 m. A savoir Antoine Gillet, Nils Duerinck et les deux Arnaud (Ghislain et Destatte). Will (Oyowe) a par contre visiblement du mal à suivre le mouvement. Or on doit aller de l'avant et à fond, sans perdre de temps, pour espérer accomplir notre immense rêve..."Jacques Borlée, qui alignera deux équipes aux Penn Relays de Philadelphie (26-28 avril), prévient d'ailleurs qu'il faudra avoir tourné en 46.20 pour figurer dans le quatuor olympique.

"Kevin et Jonathan sont plus rapides qu'il y a un an", juge-t-il. "Mes fils avaient 44.50 dans les jambes en 2011, mais les circonstances n'ont pas permis qu'ils les réalisent. Je pense qu'ils vaudront 44.30 cette année. Et que tout sera possible s'ils arrivent en finale..."

Jonathan Borlée: "on fera tout pour être meilleur que jamais"

Jonathan Borlée est lui aussi rentré enchanté du récent stage en Afrique du Sud. "Franchement", avoue-t-il, "les sensations sont vraiment très bonnes. Il paraît qu'on a même impressionné certains de nos futurs adversaires. Notamment les relayeurs britanniques. Personnellement je ne n'ai pas beaucoup regardé ce qui se passait chez les autres. On s'adressait parfois un petit signe d'encouragement. Je crois qu'ils ont surtout été étonnés de la terrible ambiance qui régnait dans notre équipe..."

Jonathan Borlée ne s'en cache pas, le relais d'Helsinki à l'Euro représente un objectif à ses yeux. "Les gens nous demandent ce qu'on peut encore faire de mieux", s'étonne-t-il. "Alors que cela me paraît évident, quand on a été 3e et 5e l'année précédente (aux mondiaux de Daegu, ndlr). Je ne dis pas qu'on sera cette fois premier et deuxième face à une concurrence encore plus redoutable, et sans doute aussi plus affûtée. Mais on fera tout pour être athlétiquement meilleurs et plus performants que jamais. Je ne regarde d'ailleurs en arrière que pour tirer les leçons des erreurs éventuellement commises. Le reste ne m'intéresse plus, pour le moment du moins. Ce que je veux, c'est m'améliorer en tout d'ici les Jeux. En résistance, en vitesse, en technique, et j'en passe. On est déjà très loin dans ces domaines, mais cela ne suffit pas. La qualification pour la finale se jouera peut-être pour 1/100-ème. Il faudra courir en 44.80 à mon avis. Sauf s'il pleut, mais ce ne serait pas pour autant un avantage".

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Kevin Borlée est-il un athlète angoissé ? "Ce que mon père dit n'est pas nécessairement parole d'évangile", rectifie-t-il. "Je dois simplement parfois rappeler avec diplomatie que le relais ne peut pas prendre le dessus. Les objectifs d'un athlète de haut niveau sont avant tout individuels, et rien ne doit empêcher ou perturber la préparation qui doit l'amener dans les meilleures condition pour les réaliser..." Mais que tout le monde se rassure, il n'y a aucune polémique aiguë sur le sujet. "J'adore le 4 x 400 m, et je sais ce que je lui dois. Il figure de surcroît en fin de programme aux JO, et ne pose donc aucun cas de conscience", précise en effet le Bruxellois. Qui renoncera en revanche à la défense de son titre européen à Helsinki. "Sans regret", assure-t-il. "Il fallait faire un choix qui a été très facile. Jonathan et moi ne disputerons que le relais en Finlande. Je trouve juste un peu dommage que cet Euro se dispute aussi tard (27 juin - 1-er juillet, ndlr)..." Kevin Borlée en est conscient : la concurrence aux Jeux va être encore bien plus relevée qu'aux mondiaux de Daegu, dont il avait ramené la médaille de bronze. "C'est bien pourquoi il faut tellement s'acharner à progresser dans tous les domaines d'ici là. Je sais ce que je veux réussir à Londres (44.30, record d'Europe, ndlr). Mais pas à quelle place je terminerai si j'y arrive. Je ne m'occupe d'ailleurs pas de mes adversaires. De moi, uniquement..." Jacques Borlée : "44.30 cette année" De l'avis général, le tout récent stage en Afrique du Sud (à Stellenbosch) a été plus que fructueux. "Quand on a de telles ambitions, il faut vraiment rechercher l'excellence", souligne le père et entraîneur, Jacques Borlée. "Sinon on n'a aucune chance d'y arriver. Ceux qui ne le comprennent pas, ou n'arrivent pas à s'y faire, seront abandonnés sur le chemin à un moment donné. J'ai à cet égard déjà pratiquement arrêté la liste des quatre candidats susceptibles d'épauler Kevin et Jonathan dans le 4 x 400 m. A savoir Antoine Gillet, Nils Duerinck et les deux Arnaud (Ghislain et Destatte). Will (Oyowe) a par contre visiblement du mal à suivre le mouvement. Or on doit aller de l'avant et à fond, sans perdre de temps, pour espérer accomplir notre immense rêve..."Jacques Borlée, qui alignera deux équipes aux Penn Relays de Philadelphie (26-28 avril), prévient d'ailleurs qu'il faudra avoir tourné en 46.20 pour figurer dans le quatuor olympique. "Kevin et Jonathan sont plus rapides qu'il y a un an", juge-t-il. "Mes fils avaient 44.50 dans les jambes en 2011, mais les circonstances n'ont pas permis qu'ils les réalisent. Je pense qu'ils vaudront 44.30 cette année. Et que tout sera possible s'ils arrivent en finale..." Jonathan Borlée: "on fera tout pour être meilleur que jamais" Jonathan Borlée est lui aussi rentré enchanté du récent stage en Afrique du Sud. "Franchement", avoue-t-il, "les sensations sont vraiment très bonnes. Il paraît qu'on a même impressionné certains de nos futurs adversaires. Notamment les relayeurs britanniques. Personnellement je ne n'ai pas beaucoup regardé ce qui se passait chez les autres. On s'adressait parfois un petit signe d'encouragement. Je crois qu'ils ont surtout été étonnés de la terrible ambiance qui régnait dans notre équipe..." Jonathan Borlée ne s'en cache pas, le relais d'Helsinki à l'Euro représente un objectif à ses yeux. "Les gens nous demandent ce qu'on peut encore faire de mieux", s'étonne-t-il. "Alors que cela me paraît évident, quand on a été 3e et 5e l'année précédente (aux mondiaux de Daegu, ndlr). Je ne dis pas qu'on sera cette fois premier et deuxième face à une concurrence encore plus redoutable, et sans doute aussi plus affûtée. Mais on fera tout pour être athlétiquement meilleurs et plus performants que jamais. Je ne regarde d'ailleurs en arrière que pour tirer les leçons des erreurs éventuellement commises. Le reste ne m'intéresse plus, pour le moment du moins. Ce que je veux, c'est m'améliorer en tout d'ici les Jeux. En résistance, en vitesse, en technique, et j'en passe. On est déjà très loin dans ces domaines, mais cela ne suffit pas. La qualification pour la finale se jouera peut-être pour 1/100-ème. Il faudra courir en 44.80 à mon avis. Sauf s'il pleut, mais ce ne serait pas pour autant un avantage". Sportfootmagazine.be, avec Belga