Plus d'un joueur sur deux de Jupiler League est étranger. 53,70% pour être exact. Ce sont les chiffres que publie la Dernière Heure dans son édition de mardi. Une tendance qui s'accroît d'année en année. Il y a 5 ans, ils n'étaient que 51,58% de non-Belges à fouler les pelouses de notre championnat. Un chiffre qui passe à 41,91% si on remonte à 10 ans.

La Belgique se classe cinquième dans ce classement particulier. Seul Chypre (72,30%), l'Angleterre (58,40%), le Portugal (56,40%) et la Grèce (55,80%) nous devancent dans ce hit-parade. Au contraire, c'est en France (29,50%) et en Espagne (37,90%) que l'on retrouve le moins de joueurs étrangers.

Le Brésil est le principal fournisseur de notre championnat avec 19 représentants. La France en compte un de moins et le Sénégal complète le podium avec 13 joueurs. L'Océanie est le seul continent à ne pas être représenté en Jupiler League. Une compétition qui compte même des joueurs venant de Chine, du Japon ou de Taîwan.

Au niveau des équipes, c'est à Anderlecht (66,67%), au Lierse (67,65%) et surtout à La Gantoise (71,43%) que l'on retrouve le plus d'étrangers. Les Gantois qui détiennent également, avec Eupen, le record du plus grand nombre de nationalités différentes : Francky Dury et Albert Cartier doivent gérer des joueurs issus de 16 pays! A l'opposé du classement, c'est Saint-Trond qui possède le plus de footballeurs belges (seulement 25,93% d'étrangers) et le moins de nationalités différentes (5).

Mais ce constat est-il inquiétant ? Certes, à l'heure de la mondialisation, il est logique que de nombreux footballeurs issus des quatre coins du globe viennent offrir leurs services au championnat belge. Certaines le font même avec brio : les Boussoufa, Biglia, Juhasz, Vargas, Tözser et autres Tchité n'ont pas leur pendant belge et apportent beaucoup à notre compétition. Mais ce n'est pas le cas de tous. De trop nombreuses fois, ces joueurs barrent la route de l'équipe première à de jeunes Belges qui perdent là une occasion de saisir leur chance.

Et il n'est pas anodin de constater que les équipes nationales qui obtiennent de bons résultats dernièrement comme la France, l'Espagne, les Pays-Bas ou l'Allemagne possèdent les championnats où le taux de joueurs étrangers est le plus bas.

Jules Monnier (stg)

Plus d'un joueur sur deux de Jupiler League est étranger. 53,70% pour être exact. Ce sont les chiffres que publie la Dernière Heure dans son édition de mardi. Une tendance qui s'accroît d'année en année. Il y a 5 ans, ils n'étaient que 51,58% de non-Belges à fouler les pelouses de notre championnat. Un chiffre qui passe à 41,91% si on remonte à 10 ans. La Belgique se classe cinquième dans ce classement particulier. Seul Chypre (72,30%), l'Angleterre (58,40%), le Portugal (56,40%) et la Grèce (55,80%) nous devancent dans ce hit-parade. Au contraire, c'est en France (29,50%) et en Espagne (37,90%) que l'on retrouve le moins de joueurs étrangers. Le Brésil est le principal fournisseur de notre championnat avec 19 représentants. La France en compte un de moins et le Sénégal complète le podium avec 13 joueurs. L'Océanie est le seul continent à ne pas être représenté en Jupiler League. Une compétition qui compte même des joueurs venant de Chine, du Japon ou de Taîwan.Au niveau des équipes, c'est à Anderlecht (66,67%), au Lierse (67,65%) et surtout à La Gantoise (71,43%) que l'on retrouve le plus d'étrangers. Les Gantois qui détiennent également, avec Eupen, le record du plus grand nombre de nationalités différentes : Francky Dury et Albert Cartier doivent gérer des joueurs issus de 16 pays! A l'opposé du classement, c'est Saint-Trond qui possède le plus de footballeurs belges (seulement 25,93% d'étrangers) et le moins de nationalités différentes (5).Mais ce constat est-il inquiétant ? Certes, à l'heure de la mondialisation, il est logique que de nombreux footballeurs issus des quatre coins du globe viennent offrir leurs services au championnat belge. Certaines le font même avec brio : les Boussoufa, Biglia, Juhasz, Vargas, Tözser et autres Tchité n'ont pas leur pendant belge et apportent beaucoup à notre compétition. Mais ce n'est pas le cas de tous. De trop nombreuses fois, ces joueurs barrent la route de l'équipe première à de jeunes Belges qui perdent là une occasion de saisir leur chance.Et il n'est pas anodin de constater que les équipes nationales qui obtiennent de bons résultats dernièrement comme la France, l'Espagne, les Pays-Bas ou l'Allemagne possèdent les championnats où le taux de joueurs étrangers est le plus bas.Jules Monnier (stg)