Il y a eu un avant et un après 26e minute dimanche dans le huitième de finale du Mondial 2010 Argentine-Mexique (3-1): c'est à cette minute-là que Tevez a ouvert le score sur un but manifestement hors-jeu, qui devait couper les jambes des Aztèques.

Vingt-sixième minute, donc. Messi lance dans la surface Tevez qui se heurte au gardien mexicain, Perez. Le ballon revient à la limite de la surface de réparation dans les pieds de Messi qui tente une frappe piquée, Perez étant à terre. Le ballon est volontairement dévié de la tête par Tevez et entre dans le but. L'arbitre assistant, qui estime ce but valable, dresse son drapeau vers la ligne médiane et l'arbitre central, l'Italien Roberto Rosetti, s'y dirige également.

Mais quelques secondes après, les deux écrans géants du stade de Soccer City diffusent un ralenti de l'action et la dévoilent entachée d'un net hors-jeu, avec la ligne matérialisée. Les images révèlent que Tevez, au départ du tir de Messi, n'est pas couvert par les défenseurs mexicains Juarez et Rodriguez. Un grand "oooh!" de surprise s'élève des tribunes et recouvre (un peu) les vuvuzelas pro-argentines fêtant l'ouverture du score. Les joueurs mexicains aperçoivent eux aussi ces images et lèvent les bras pour alerter le directeur du jeu. Certains se ruent sur l'assistant, d'autres vers M. Rosetti.

Arbitrage vidéo en question

L'arbitre central vient consulter son assistant, suivi par les Aztèques, furieux. Il les renvoie d'un geste autoritaire, puis s'entretient longuement avec son assistant, lequel garde une main sur l'oreillette. Qui écoute-t-il? Surtout, a-t-il vu le ralenti? S'il a vu son erreur sur l'écran, il ne peut se déjuger: ce serait in fine avaliser l'arbitrage vidéo, interdit par l'International Board, organe de la Fifa garant des lois du jeu...

M. Rosetti, après quelques instants de confusion et de palabres, finit par valider le but. Et le speaker du stade, qui s'était jusqu'alors tenu coi, annonce le but marqué par Tevez. Les Mexicains secouent la tête, font des gestes de dépit: ils sont écoeurés.

Cet épisode était-il encore dans l'esprit du défenseur mexicain Osorio, quelques minutes plus tard? Toujours est-il que le latéral, reconverti défenseur central pour l'occasion, s'emmêlant les pinceaux, offre et le ballon et le boulevard à Higuain. Qui en profite pour plier le match (33e), sept minutes seulement après "l'affaire".

Pourquoi la Fifa refuse-t-elle l'arbitrage video?

Elle tombe bien mal pour la Fifa. Plus tôt ce dimanche, et de manière inverse, un but valable n'avait pas été validé, lorsque le tir de l'Anglais Lampard avait heurté la transversale et largement franchi la ligne de but, un fait visible à vitesse réelle et sur les ralentis télévisés. L'Allemagne menait alors 2-1, et si le goal avait été validé, l'Angleterre serait revenue à 2-2, ce qui aurait probablement changé du tout au tout la physionomie de la rencontre. Au lieu de cela, la Mannschaft allait battre l'Angleterre (4-1) dans ce huitième de finale.

Ces deux incidents vont évidemment nourrir le débat sur l'arbitrage-vidéo, réclamé à corps et à cri depuis des années par de nombreux observateurs et acteurs du football international, mais que la Fifa s'obstine à refuser pour on ne sait trop quelle raison.

La Fifa ne veut rien savoir

La FIFA a repoussé toutes les questions sur l'arbitrage lors de son point presse quotidien de lundi. "Nous n'ouvrirons pas le débat sur l'arbitrage au point-presse quotidien", a déclaré Nicolas Maingot, porte-parole de la FIFA dans un propos liminaire. Interrogé à de multiples reprises sur les "erreurs des arbitres", le "non recours à la vidéo" ou "la honte que devait ressentir la FIFA", le porte-parole a martelé que le sujet ne serait pas évoqué. Nicolas Maingot a expliqué que le refus de la FIFA de recourir à l'arbitrage vidéo était lié la position de l'International Board, garant des lois du jeu.

En revanche, le porte-parole a condamné la diffusion des images du premier but de l'Argentine, marqué en position de hors-jeu, sur les écrans géants du stade de Soccer City dimanche à Johannesburg dimanche. "Cela n'aurait pas dû arriver", a-t-il déclaré.

Sportmagazine.be, avec Belga

Il y a eu un avant et un après 26e minute dimanche dans le huitième de finale du Mondial 2010 Argentine-Mexique (3-1): c'est à cette minute-là que Tevez a ouvert le score sur un but manifestement hors-jeu, qui devait couper les jambes des Aztèques. Vingt-sixième minute, donc. Messi lance dans la surface Tevez qui se heurte au gardien mexicain, Perez. Le ballon revient à la limite de la surface de réparation dans les pieds de Messi qui tente une frappe piquée, Perez étant à terre. Le ballon est volontairement dévié de la tête par Tevez et entre dans le but. L'arbitre assistant, qui estime ce but valable, dresse son drapeau vers la ligne médiane et l'arbitre central, l'Italien Roberto Rosetti, s'y dirige également. Mais quelques secondes après, les deux écrans géants du stade de Soccer City diffusent un ralenti de l'action et la dévoilent entachée d'un net hors-jeu, avec la ligne matérialisée. Les images révèlent que Tevez, au départ du tir de Messi, n'est pas couvert par les défenseurs mexicains Juarez et Rodriguez. Un grand "oooh!" de surprise s'élève des tribunes et recouvre (un peu) les vuvuzelas pro-argentines fêtant l'ouverture du score. Les joueurs mexicains aperçoivent eux aussi ces images et lèvent les bras pour alerter le directeur du jeu. Certains se ruent sur l'assistant, d'autres vers M. Rosetti. Arbitrage vidéo en question L'arbitre central vient consulter son assistant, suivi par les Aztèques, furieux. Il les renvoie d'un geste autoritaire, puis s'entretient longuement avec son assistant, lequel garde une main sur l'oreillette. Qui écoute-t-il? Surtout, a-t-il vu le ralenti? S'il a vu son erreur sur l'écran, il ne peut se déjuger: ce serait in fine avaliser l'arbitrage vidéo, interdit par l'International Board, organe de la Fifa garant des lois du jeu... M. Rosetti, après quelques instants de confusion et de palabres, finit par valider le but. Et le speaker du stade, qui s'était jusqu'alors tenu coi, annonce le but marqué par Tevez. Les Mexicains secouent la tête, font des gestes de dépit: ils sont écoeurés. Cet épisode était-il encore dans l'esprit du défenseur mexicain Osorio, quelques minutes plus tard? Toujours est-il que le latéral, reconverti défenseur central pour l'occasion, s'emmêlant les pinceaux, offre et le ballon et le boulevard à Higuain. Qui en profite pour plier le match (33e), sept minutes seulement après "l'affaire". Pourquoi la Fifa refuse-t-elle l'arbitrage video?Elle tombe bien mal pour la Fifa. Plus tôt ce dimanche, et de manière inverse, un but valable n'avait pas été validé, lorsque le tir de l'Anglais Lampard avait heurté la transversale et largement franchi la ligne de but, un fait visible à vitesse réelle et sur les ralentis télévisés. L'Allemagne menait alors 2-1, et si le goal avait été validé, l'Angleterre serait revenue à 2-2, ce qui aurait probablement changé du tout au tout la physionomie de la rencontre. Au lieu de cela, la Mannschaft allait battre l'Angleterre (4-1) dans ce huitième de finale. Ces deux incidents vont évidemment nourrir le débat sur l'arbitrage-vidéo, réclamé à corps et à cri depuis des années par de nombreux observateurs et acteurs du football international, mais que la Fifa s'obstine à refuser pour on ne sait trop quelle raison. La Fifa ne veut rien savoirLa FIFA a repoussé toutes les questions sur l'arbitrage lors de son point presse quotidien de lundi. "Nous n'ouvrirons pas le débat sur l'arbitrage au point-presse quotidien", a déclaré Nicolas Maingot, porte-parole de la FIFA dans un propos liminaire. Interrogé à de multiples reprises sur les "erreurs des arbitres", le "non recours à la vidéo" ou "la honte que devait ressentir la FIFA", le porte-parole a martelé que le sujet ne serait pas évoqué. Nicolas Maingot a expliqué que le refus de la FIFA de recourir à l'arbitrage vidéo était lié la position de l'International Board, garant des lois du jeu. En revanche, le porte-parole a condamné la diffusion des images du premier but de l'Argentine, marqué en position de hors-jeu, sur les écrans géants du stade de Soccer City dimanche à Johannesburg dimanche. "Cela n'aurait pas dû arriver", a-t-il déclaré.Sportmagazine.be, avec Belga