Après une 8e place en 2008 et une 5e place en 2009, Johan Vansummeren est monté hier sur la plus haute marche du podium de Paris-Roubaix. Un véritable exploit pour ce fidèle lieutenant, habitué à travailler dans l'ombre pour ses leaders, en l'occurrence Thor Hushovd, l'actuel champion du monde. Mais hier, les rôles étaient inversés. Hushovd jouait les équipiers modèles pendant que Vansummeren courrait pour la gagne. Bien conscient qu'il s'agissait là de la chance de sa vie, notre compatriote s'est accroché comme jamais.

"J'étais vraiment motivé, c'est ma course, j'étais venu pour faire du mieux possible", a déclaré Vansummeren, qui a bénéficié des conseils dans la voiture suiveuse d'équipe de Peter Van Petegem, lui-même ancien vainqueur à Roubaix (2003). "Je n'ai pas tout le temps roulé à bloc, je suis resté dans la roue. Quand Bak a attaqué, j'ai suivi. Puis, j'ai foncé, j'ai tout donné sur le carrefour de l'Arbre", a ajouté le Limbourgeois, qui a signé la 54e victoire belge dans l'Enfer du Nord.

Boonen rattrapé par la malchance

Tom Boonen (Quick Step) a abandonné dimanche à environ 55 km de l'arrivée à Roubaix. Après avoir été retardé par un ennui mécanique dans la trouée de Wallers-Arenberg, ce qui hypothéquait déjà grandement ses chances de succès, le triple vainqueur de l'Enfer du Nord a chuté lors de la poursuite.

"La chaîne s'est bloquée sur le cadre, je ne pouvais plus pédaler. J'ai dû attendre beaucoup de temps pour un nouveau vélo, mais je suis revenu dans le premier groupe. Et là, encore la malchance, il s'est passé quelque chose que je n'ai jamais vécu: mon bidon est tombé, a bloqué ma roue arrière qui s'est cassée", raconte le Belge. "Je n'avais pas de nouveau vélo parce qu'il y avait seulement deux vélos sur la première voiture. Je perds deux, trois, quatre minutes..." "Et puis une autre chute..." à environ 70 kilomètres de l'arrivée l'a contraint à l'abandon en raison de douleurs à un genou. Meurtri et surtout démoralisé, notre compatriote, après être reparti dans un premier temps, a préféré arrêter les frais, voyant bien que la course était finie pour lui.

La course au kilomètre

Km 21 : Wiggins anime une échappée (Bandiera, Selvaggi, Ravard, De Backer, Pansamontes). Mais le peloton ne laisse pas de marge à ce groupe repris au Km 68.

Km 98 : Un autre groupe (Elmiger, Seubert, Engoulvent, Docker, Oliveira, rejoints par

Veilleux, Boucher et Tjallingii) aborde en tête, avec 20 sec d'avance, les premiers pavés.

Km 122 : Greipel sort du peloton avec De Kort et Stangelj pour rejoindre le groupe de tête. Dix coureurs (Greipel, Boucher, Elmiger, Tjallingii, Veilleux, Docker, De Kort, Stangelj, Seubert, Engoulvent) se présentent à l'entrée de Haveluy au Km 164 avec 3 min d'avance sur le peloton précédé par un quatuor (Oliveira, Turgot, Paolini, Marycz).

Km 172 : L'avance des échappés tombe à 2 minutes 10 sec à l'entrée de la Tranchée d'Arenberg. Boonen est arrêté par un incident mécanique. Le Belge, tardivement dépanné, engage la poursuite. Sorti du peloton en contre-attaque, Guesdon emmène avec lui Cooke,

Bak, Quinziato, Hayman Roelandts et Vansummeren, pointés à 1 min à la sortie de Millonfosse (Km 180). Chavanel est retardé à son tour par une crevaison, ensuite par une chute.

Km 210 : Hushovd, vite imité par Cancellara, force l'allure sur les pavés de Mons-en-Pévèle Flecha et Ballan sont les seuls à rester au contact du duo des deux grands favoris, qui accélère de nouveau sur la zone d'Ennevelin.

Km 227 : Cancellara invite en vain Hushovd et Ballan à collaborer. Il finit par se relever.

L'écart grandit de nouveau par rapport au groupe de tête (Roelandts, Bak, Degenkolb, Elmiger, Guesdon, Gaudin, Vansummeren, Stangelj, Docker, Quinziato, Tjallingii, Rast, Hayman, Cooke).

Km 235 : Vansummeren et Bak se dégagent, rejoints avant les pavés de Camphin par Tjallingii et Rast. Sur le secteur du Carrefour de l'Arbre (Km 242), Vansummeren s'en va tout seul. Cancellara, dans un baroud d'honneur, accélère sans décrocher Hushovd. Tjallingii, intercalé, est repris par Rast et Bak.

Km 255 : Cancellara rattrape tous les échappés, à l'exception de Vansummeren qui file vers la victoire. Au sprint, Cancellara devance Tjallingii pour la 2e place.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Après une 8e place en 2008 et une 5e place en 2009, Johan Vansummeren est monté hier sur la plus haute marche du podium de Paris-Roubaix. Un véritable exploit pour ce fidèle lieutenant, habitué à travailler dans l'ombre pour ses leaders, en l'occurrence Thor Hushovd, l'actuel champion du monde. Mais hier, les rôles étaient inversés. Hushovd jouait les équipiers modèles pendant que Vansummeren courrait pour la gagne. Bien conscient qu'il s'agissait là de la chance de sa vie, notre compatriote s'est accroché comme jamais. "J'étais vraiment motivé, c'est ma course, j'étais venu pour faire du mieux possible", a déclaré Vansummeren, qui a bénéficié des conseils dans la voiture suiveuse d'équipe de Peter Van Petegem, lui-même ancien vainqueur à Roubaix (2003). "Je n'ai pas tout le temps roulé à bloc, je suis resté dans la roue. Quand Bak a attaqué, j'ai suivi. Puis, j'ai foncé, j'ai tout donné sur le carrefour de l'Arbre", a ajouté le Limbourgeois, qui a signé la 54e victoire belge dans l'Enfer du Nord. Boonen rattrapé par la malchance Tom Boonen (Quick Step) a abandonné dimanche à environ 55 km de l'arrivée à Roubaix. Après avoir été retardé par un ennui mécanique dans la trouée de Wallers-Arenberg, ce qui hypothéquait déjà grandement ses chances de succès, le triple vainqueur de l'Enfer du Nord a chuté lors de la poursuite. "La chaîne s'est bloquée sur le cadre, je ne pouvais plus pédaler. J'ai dû attendre beaucoup de temps pour un nouveau vélo, mais je suis revenu dans le premier groupe. Et là, encore la malchance, il s'est passé quelque chose que je n'ai jamais vécu: mon bidon est tombé, a bloqué ma roue arrière qui s'est cassée", raconte le Belge. "Je n'avais pas de nouveau vélo parce qu'il y avait seulement deux vélos sur la première voiture. Je perds deux, trois, quatre minutes..." "Et puis une autre chute..." à environ 70 kilomètres de l'arrivée l'a contraint à l'abandon en raison de douleurs à un genou. Meurtri et surtout démoralisé, notre compatriote, après être reparti dans un premier temps, a préféré arrêter les frais, voyant bien que la course était finie pour lui. La course au kilomètre Km 21 : Wiggins anime une échappée (Bandiera, Selvaggi, Ravard, De Backer, Pansamontes). Mais le peloton ne laisse pas de marge à ce groupe repris au Km 68. Km 98 : Un autre groupe (Elmiger, Seubert, Engoulvent, Docker, Oliveira, rejoints par Veilleux, Boucher et Tjallingii) aborde en tête, avec 20 sec d'avance, les premiers pavés. Km 122 : Greipel sort du peloton avec De Kort et Stangelj pour rejoindre le groupe de tête. Dix coureurs (Greipel, Boucher, Elmiger, Tjallingii, Veilleux, Docker, De Kort, Stangelj, Seubert, Engoulvent) se présentent à l'entrée de Haveluy au Km 164 avec 3 min d'avance sur le peloton précédé par un quatuor (Oliveira, Turgot, Paolini, Marycz). Km 172 : L'avance des échappés tombe à 2 minutes 10 sec à l'entrée de la Tranchée d'Arenberg. Boonen est arrêté par un incident mécanique. Le Belge, tardivement dépanné, engage la poursuite. Sorti du peloton en contre-attaque, Guesdon emmène avec lui Cooke, Bak, Quinziato, Hayman Roelandts et Vansummeren, pointés à 1 min à la sortie de Millonfosse (Km 180). Chavanel est retardé à son tour par une crevaison, ensuite par une chute. Km 210 : Hushovd, vite imité par Cancellara, force l'allure sur les pavés de Mons-en-Pévèle Flecha et Ballan sont les seuls à rester au contact du duo des deux grands favoris, qui accélère de nouveau sur la zone d'Ennevelin. Km 227 : Cancellara invite en vain Hushovd et Ballan à collaborer. Il finit par se relever. L'écart grandit de nouveau par rapport au groupe de tête (Roelandts, Bak, Degenkolb, Elmiger, Guesdon, Gaudin, Vansummeren, Stangelj, Docker, Quinziato, Tjallingii, Rast, Hayman, Cooke). Km 235 : Vansummeren et Bak se dégagent, rejoints avant les pavés de Camphin par Tjallingii et Rast. Sur le secteur du Carrefour de l'Arbre (Km 242), Vansummeren s'en va tout seul. Cancellara, dans un baroud d'honneur, accélère sans décrocher Hushovd. Tjallingii, intercalé, est repris par Rast et Bak. Km 255 : Cancellara rattrape tous les échappés, à l'exception de Vansummeren qui file vers la victoire. Au sprint, Cancellara devance Tjallingii pour la 2e place. Sportfootmagazine.be, avec Belga