Jean-Marc Bosman a été un héros mondial en 1995, quand a été prononcé l'arrêt qui porte son nom et permet depuis lors aux joueurs en fin de contrat de négocier librement leur avenir. En 15 ans, sa vie a complètement changé. Il a arrêté de jouer (notamment parce que beaucoup de clubs le considéraient comme un pestiféré). Il est devenu alcoolique: un vice qu'il a vaincu entre-temps. Et il a connu de graves problèmes financiers. L'argent que lui avait rapporté sa victoire à la Cour de Justice à Luxembourg s'est vite envolé.

Il confie aujourd'hui aux journaux du groupe Sud Presse qu'il vit désormais d'une allocation du CPAS d'Awans: 740 euros par mois! Il cherche du boulot et compte sur des personnalités politiques de la région de Liège pour lui en trouver. Il avait lancé une ligne de T-shirts, une aventure dans laquelle il a investi 9000 euros. Il en a vendu... un exemplaire. Et comme personne n'en voulait, il a légué son stock aux Restos du Coeur.

Pierre Danvoye

Jean-Marc Bosman a été un héros mondial en 1995, quand a été prononcé l'arrêt qui porte son nom et permet depuis lors aux joueurs en fin de contrat de négocier librement leur avenir. En 15 ans, sa vie a complètement changé. Il a arrêté de jouer (notamment parce que beaucoup de clubs le considéraient comme un pestiféré). Il est devenu alcoolique: un vice qu'il a vaincu entre-temps. Et il a connu de graves problèmes financiers. L'argent que lui avait rapporté sa victoire à la Cour de Justice à Luxembourg s'est vite envolé. Il confie aujourd'hui aux journaux du groupe Sud Presse qu'il vit désormais d'une allocation du CPAS d'Awans: 740 euros par mois! Il cherche du boulot et compte sur des personnalités politiques de la région de Liège pour lui en trouver. Il avait lancé une ligne de T-shirts, une aventure dans laquelle il a investi 9000 euros. Il en a vendu... un exemplaire. Et comme personne n'en voulait, il a légué son stock aux Restos du Coeur. Pierre Danvoye