Vous prenez un diplômé de l'ICHEC bruxellois qui a ensuite étudié à Harvard et à Yale, avant de travailler pour la First National Bank of Chicago à Londres et Bruxelles, avant d'être l'administrateur directeur général de la Belgique Industrielle, qui a relancé le groupe La Libre Belgique - DH/Les Sports, qui a fait de la consultance en orientation professionnelle et qui donne toujours des cours à l'ICHEC depuis 30 ans... Et vous pensez que la boucle est bouclée? Faux. Jean-Louis Lamot a trouvé un nouveau créneau.

"J'ai découvert la liberté il y a bientôt vingt ans", explique Jean-Louis Lamot, toujours difficile à coincer pour une interview entre Roland Garros et Wimbledon. Passionné absolu de sports, il a trouvé le meilleur moyen pour visiter les coulisses du musée Olympique de Lausanne, approcher les plus grands champions cyclistes, fourrager dans les club-houses des clubs de tennis ou de golf les plus vénérables de la planète. Il est devenu marchand d'objets sportifs anciens. Et il explore surtout l'étranger. Pour les voyages et "parce que le marché américain est évidemment le plus porteur. En Europe, ça commence à bouger".

Ce Bruxellois passé la septantaine est donc un habitué du PGA Show d'Orlando en golf, de l'Interbike de Las Vegas en cyclisme et des foires olympiques de Colorado Springs, Lake Placid ou Lausanne.

Ses objets sont présentés sur son site Internet et la vente peut s'effectuer de façon électronique. "Un échange d'e-mails et le tube est parti". Le tube, en l'occurrence, renferme des affiches, la spécialité maison: du golf, du tennis, du cyclisme, du football, des courses de voitures. Mais il vend aussi des vieux clubs de golf, des vieilles raquettes, des torches olympiques, des bronzes, des bécanes, des gants de boxe, des livres.

Quand des collectionneurs américains richissimes font leur tour d'Europe des galeries de "sporting memorabilia", ils font toujours le détour par Bruxelles. "Et cela m'arrange parce que j'ai envie de moins voyager outre-Atlantique et de me développer en Europe, raconte Jean-Louis Lamot dont la famille est membre du Ravenstein mais qui n'a jamais été un fan de golf. Je n'ai jamais beaucoup joué et je connais moins bien l'histoire de ce sport que l'histoire du cyclisme ou des Jeux Olympiques. En fait, mon intérêt pour les beaux objets est venu de mon attrait pour telle ou telle discipline". Il est venu au golf par la force des choses, au hasard des rencontres, des opportunités, des demandes. "Dans ce sport, j'ai surtout de très belles affiches, mais aussi des clubs, des balles, des livres. Le golf a inspiré beaucoup d'affichistes, elles sont très belles... et les prix pratiqués sont très élastiques. Il y a des affiches à 100 euros mais en vente publique, une vieille affiche de Saint Andrews en très mauvais état peut partir pour plus de 20.000 dollars.

Lamot Gallery, Boulevard Saint-Michel 89 à 1040 Bruxelles.

www.lamotgallery.com

John Baete

Vous prenez un diplômé de l'ICHEC bruxellois qui a ensuite étudié à Harvard et à Yale, avant de travailler pour la First National Bank of Chicago à Londres et Bruxelles, avant d'être l'administrateur directeur général de la Belgique Industrielle, qui a relancé le groupe La Libre Belgique - DH/Les Sports, qui a fait de la consultance en orientation professionnelle et qui donne toujours des cours à l'ICHEC depuis 30 ans... Et vous pensez que la boucle est bouclée? Faux. Jean-Louis Lamot a trouvé un nouveau créneau. "J'ai découvert la liberté il y a bientôt vingt ans", explique Jean-Louis Lamot, toujours difficile à coincer pour une interview entre Roland Garros et Wimbledon. Passionné absolu de sports, il a trouvé le meilleur moyen pour visiter les coulisses du musée Olympique de Lausanne, approcher les plus grands champions cyclistes, fourrager dans les club-houses des clubs de tennis ou de golf les plus vénérables de la planète. Il est devenu marchand d'objets sportifs anciens. Et il explore surtout l'étranger. Pour les voyages et "parce que le marché américain est évidemment le plus porteur. En Europe, ça commence à bouger". Ce Bruxellois passé la septantaine est donc un habitué du PGA Show d'Orlando en golf, de l'Interbike de Las Vegas en cyclisme et des foires olympiques de Colorado Springs, Lake Placid ou Lausanne. Ses objets sont présentés sur son site Internet et la vente peut s'effectuer de façon électronique. "Un échange d'e-mails et le tube est parti". Le tube, en l'occurrence, renferme des affiches, la spécialité maison: du golf, du tennis, du cyclisme, du football, des courses de voitures. Mais il vend aussi des vieux clubs de golf, des vieilles raquettes, des torches olympiques, des bronzes, des bécanes, des gants de boxe, des livres. Quand des collectionneurs américains richissimes font leur tour d'Europe des galeries de "sporting memorabilia", ils font toujours le détour par Bruxelles. "Et cela m'arrange parce que j'ai envie de moins voyager outre-Atlantique et de me développer en Europe, raconte Jean-Louis Lamot dont la famille est membre du Ravenstein mais qui n'a jamais été un fan de golf. Je n'ai jamais beaucoup joué et je connais moins bien l'histoire de ce sport que l'histoire du cyclisme ou des Jeux Olympiques. En fait, mon intérêt pour les beaux objets est venu de mon attrait pour telle ou telle discipline". Il est venu au golf par la force des choses, au hasard des rencontres, des opportunités, des demandes. "Dans ce sport, j'ai surtout de très belles affiches, mais aussi des clubs, des balles, des livres. Le golf a inspiré beaucoup d'affichistes, elles sont très belles... et les prix pratiqués sont très élastiques. Il y a des affiches à 100 euros mais en vente publique, une vieille affiche de Saint Andrews en très mauvais état peut partir pour plus de 20.000 dollars. Lamot Gallery, Boulevard Saint-Michel 89 à 1040 Bruxelles.www.lamotgallery.comJohn Baete