Dix-neuf supporters serbes ont été incarcérés à leur retour d'Italie après les violences de mardi soir à Gênes entre supporters serbes et policiers, qui ont entraîné l'annulation du match Italie-Serbie dans le Groupe C des qualifications à l'Euro 2012, a officiellement annoncé Belgrade jeudi. "Pour l'instant, 529 supporters de football ont regagné le pays et 169 d'entre eux" étaient déjà recensés par les services de police, a indiqué le ministre serbe de l'Intérieur, Ivica Dacic, à la radio B92.

Jeudi matin, dix-neuf d'entre eux étaient incarcérés et vont être déférés devant un juge d'instruction, a précisé le ministre. Selon les médias serbes, les bus qui transportaient les supporters ont été stoppés pour des contrôles pendant plus de cinq heures à la frontière serbe. "De telles mesures n'avaient pas été prises jusqu'à présent et cela s'est déroulé sous la supervision du Conseil national de sécurité", l'organe suprême en matière de sécurité en Serbie, selon la chaîne de télévision publique RTS.

Ivica Dacic a promis une enquête exhaustive sur les événements de Gênes, appelant la justice à faire preuve de diligence. Le match de mardi soir, retardé d'une demi-heure par le comportement violent des supporters serbes, en majorité des "ultras", n'a duré que six minutes et a été interrompu par l'arbitre écossais Craig Thomson, quand certains d'entre eux ont lancé des fumigènes sur la pelouse et sur les supporteurs italiens. Des affrontements entre supporters serbes et policiers ont ensuite fait 16 blessés, dont deux graves. Dix-sept supporters serbes ont été arrêtées en Italie.

"Mes excuses à l'Italie, un beau pays"

L'un d'eux n'est autre que le chef des supporters serbes. Il a tenu, jeudi, à présenter ses "excuses à l'Italie, un très beau pays", selon son avocat, cité par l'agence Ansa. "Je présente mes excuses à l'Italie et aux Italiens. Nous n'avions jamais envisagé de créer des problèmes à l'Italie qui est un pays qui me plaît beaucoup. Je n'y étais jamais allé mais c'est un très beau pays", a dit Ivan Bogdanov, selon son avocat.

Surnommé "Ivan le Terrible" ou "Ivan la bête" par les médias italiens, le chef des ultras, enregistré par les caméras, cagoulé, "body-buildé" et couvert de tatouages, en train de faire le salut fasciste, a été arrêté et emprisonné à l'issue d'affrontements avec la police italienne dans la nuit de mardi à mercredi.

Les heurts avec la police ne concernaient pas l'Italie mais "constituaient une protestation contre la Fédération serbe de football" et le gardien de l'équipe nationale, Vladimir Stojkovic, accusé par les hooligans d'avoir "trahi" son équipe, l'Etoile Rouge de Belgrade, en passant chez le concurrent le Partizan, a-t-il ajouté. Ivan Bogdanov est un des chefs des supporters les plus violents de l'Etoile Rouge.

Sportmagazine.be, avec Belga

Dix-neuf supporters serbes ont été incarcérés à leur retour d'Italie après les violences de mardi soir à Gênes entre supporters serbes et policiers, qui ont entraîné l'annulation du match Italie-Serbie dans le Groupe C des qualifications à l'Euro 2012, a officiellement annoncé Belgrade jeudi. "Pour l'instant, 529 supporters de football ont regagné le pays et 169 d'entre eux" étaient déjà recensés par les services de police, a indiqué le ministre serbe de l'Intérieur, Ivica Dacic, à la radio B92. Jeudi matin, dix-neuf d'entre eux étaient incarcérés et vont être déférés devant un juge d'instruction, a précisé le ministre. Selon les médias serbes, les bus qui transportaient les supporters ont été stoppés pour des contrôles pendant plus de cinq heures à la frontière serbe. "De telles mesures n'avaient pas été prises jusqu'à présent et cela s'est déroulé sous la supervision du Conseil national de sécurité", l'organe suprême en matière de sécurité en Serbie, selon la chaîne de télévision publique RTS. Ivica Dacic a promis une enquête exhaustive sur les événements de Gênes, appelant la justice à faire preuve de diligence. Le match de mardi soir, retardé d'une demi-heure par le comportement violent des supporters serbes, en majorité des "ultras", n'a duré que six minutes et a été interrompu par l'arbitre écossais Craig Thomson, quand certains d'entre eux ont lancé des fumigènes sur la pelouse et sur les supporteurs italiens. Des affrontements entre supporters serbes et policiers ont ensuite fait 16 blessés, dont deux graves. Dix-sept supporters serbes ont été arrêtées en Italie. "Mes excuses à l'Italie, un beau pays"L'un d'eux n'est autre que le chef des supporters serbes. Il a tenu, jeudi, à présenter ses "excuses à l'Italie, un très beau pays", selon son avocat, cité par l'agence Ansa. "Je présente mes excuses à l'Italie et aux Italiens. Nous n'avions jamais envisagé de créer des problèmes à l'Italie qui est un pays qui me plaît beaucoup. Je n'y étais jamais allé mais c'est un très beau pays", a dit Ivan Bogdanov, selon son avocat. Surnommé "Ivan le Terrible" ou "Ivan la bête" par les médias italiens, le chef des ultras, enregistré par les caméras, cagoulé, "body-buildé" et couvert de tatouages, en train de faire le salut fasciste, a été arrêté et emprisonné à l'issue d'affrontements avec la police italienne dans la nuit de mardi à mercredi. Les heurts avec la police ne concernaient pas l'Italie mais "constituaient une protestation contre la Fédération serbe de football" et le gardien de l'équipe nationale, Vladimir Stojkovic, accusé par les hooligans d'avoir "trahi" son équipe, l'Etoile Rouge de Belgrade, en passant chez le concurrent le Partizan, a-t-il ajouté. Ivan Bogdanov est un des chefs des supporters les plus violents de l'Etoile Rouge. Sportmagazine.be, avec Belga