Par John Baete

Les dirigeants de l'Union belge ont tellement à se battre contre les préjugés et autres oukases qu'ils préfèrent laisser dire. Le premier défenseur de cette philosophie est le président fédéral himself. Très cyniquement, François De Keersmaecker ne s'était fait aucune illusion en acceptant sa charge: -Je ne serai un bon président que si les Diables Rouges ont des bons résultats.

Malchance, il est président depuis juin 2006 et n'a pu infléchir la tendance de Diables qui ne participent plus aux grands tournois depuis 2002 et la Coupe du Monde asiatique. Tirez-en la conclusion. Même sans soupeser son rendement présidentiel en sachant qu'il a entériné le splitsing fédéral. Aujourd'hui, l'Union belge parraine l'aile flamande à raison de 700.000 euros par an. En attendant la création d'une aile francophone.

Tout cela n'empêche pas De Keersmaecker de sourire en permanence. Mais cela fait penser aux rictus des Asiatiques qui relèvent les commissures des lèvres en cas de gêne. A l'inverse du coach fédéral, Georges Leekens, dont le positivisme populiste passe très bien la rampe auprès des supporters des Diables qui ont les cornes les mieux plantées. A l'analyse, le rideau de fumée s'écarte sur une non-qualification européenne, pourtant. Toujours rien de changé depuis 2002. Mais le pouvoir de Papy G ne souffre aucune discussion : l'équipe nationale reste le vaisseau-amiral de la fédé et le commandement lui est totalement confié. Le cas échéant, ils couleront ensemble et la fédé tentera de n'endosser aucune responsabilité.

Mais ce sera difficile car Leekens déborde allègrement de son uniforme de T1. Comme s'il voulait cacher ses omissions par une activité débordante. Et on le laisse faire. Dernier exemple en date : quand Thans a été engagé, il rencontra d'abord le duo De Keersmaecker-Steven Martens (le CEO fédéral). Ensuite, il fut reçut par le premier vice-président Philippe Collin (également président de la commission technique qui a les Diables dans ses attributions) et Papy G. Pour bien faire comprendre à Thans que les Diables, c'était chasse gardée! Or, une fédération bien structurée doit obligatoirement attribuer à son DT une compétence sur l'équipe nationale A. Il doit être le garant final de la compétence tant dans le choix du T1 que dans les sanctions.

Le Liégeois joue dans une drôle de pièce mais accepte d'être un DT national amputé. Il fait désormais partie de ces gens qui travaillent pour la fédé tout en ayant un pied dans d'autres activités, au cas où... Et comme tout le monde, il fait bonne figure. Il serait sot de se priver des vertus nourricières d'une bonne grosse vache à lait fédérale.

Mais peut-on jeter la pierre à l'Union belge si l'exemple vient de tout en haut ? De la FIFA et de son président Sepp Blatter lui-même. Toujours secoué par des scandales, il reste à flot et décide -machiavélique- d'ouvrir à des fins de vérifications la FIFA à des structures indépendantes. Mais Tansparency International et Football Supporters Europe se retirent, Blatter ne jouant pas le jeu. Il se tourne alors vers quatre journalistes pour surveiller la réforme : l'Anglais Andrew Jennings, le Suisse Jean-François Tanda et les Allemands Thomas Kistner et Jens Weinreich qui se retirent, avançant que la commission ad hoc de la FIFA (dite "des solutions") n'est là que pour noyer le poisson et n'est pas indépendante. Notamment du fait de la présence de François Morinière, le CEO du groupe Amaury qui possède L'Equipe et France Football...dont la FIFA a absorbé le Ballon d'Or en 2010!

Par John BaeteLes dirigeants de l'Union belge ont tellement à se battre contre les préjugés et autres oukases qu'ils préfèrent laisser dire. Le premier défenseur de cette philosophie est le président fédéral himself. Très cyniquement, François De Keersmaecker ne s'était fait aucune illusion en acceptant sa charge: -Je ne serai un bon président que si les Diables Rouges ont des bons résultats. Malchance, il est président depuis juin 2006 et n'a pu infléchir la tendance de Diables qui ne participent plus aux grands tournois depuis 2002 et la Coupe du Monde asiatique. Tirez-en la conclusion. Même sans soupeser son rendement présidentiel en sachant qu'il a entériné le splitsing fédéral. Aujourd'hui, l'Union belge parraine l'aile flamande à raison de 700.000 euros par an. En attendant la création d'une aile francophone. Tout cela n'empêche pas De Keersmaecker de sourire en permanence. Mais cela fait penser aux rictus des Asiatiques qui relèvent les commissures des lèvres en cas de gêne. A l'inverse du coach fédéral, Georges Leekens, dont le positivisme populiste passe très bien la rampe auprès des supporters des Diables qui ont les cornes les mieux plantées. A l'analyse, le rideau de fumée s'écarte sur une non-qualification européenne, pourtant. Toujours rien de changé depuis 2002. Mais le pouvoir de Papy G ne souffre aucune discussion : l'équipe nationale reste le vaisseau-amiral de la fédé et le commandement lui est totalement confié. Le cas échéant, ils couleront ensemble et la fédé tentera de n'endosser aucune responsabilité. Mais ce sera difficile car Leekens déborde allègrement de son uniforme de T1. Comme s'il voulait cacher ses omissions par une activité débordante. Et on le laisse faire. Dernier exemple en date : quand Thans a été engagé, il rencontra d'abord le duo De Keersmaecker-Steven Martens (le CEO fédéral). Ensuite, il fut reçut par le premier vice-président Philippe Collin (également président de la commission technique qui a les Diables dans ses attributions) et Papy G. Pour bien faire comprendre à Thans que les Diables, c'était chasse gardée! Or, une fédération bien structurée doit obligatoirement attribuer à son DT une compétence sur l'équipe nationale A. Il doit être le garant final de la compétence tant dans le choix du T1 que dans les sanctions. Le Liégeois joue dans une drôle de pièce mais accepte d'être un DT national amputé. Il fait désormais partie de ces gens qui travaillent pour la fédé tout en ayant un pied dans d'autres activités, au cas où... Et comme tout le monde, il fait bonne figure. Il serait sot de se priver des vertus nourricières d'une bonne grosse vache à lait fédérale. Mais peut-on jeter la pierre à l'Union belge si l'exemple vient de tout en haut ? De la FIFA et de son président Sepp Blatter lui-même. Toujours secoué par des scandales, il reste à flot et décide -machiavélique- d'ouvrir à des fins de vérifications la FIFA à des structures indépendantes. Mais Tansparency International et Football Supporters Europe se retirent, Blatter ne jouant pas le jeu. Il se tourne alors vers quatre journalistes pour surveiller la réforme : l'Anglais Andrew Jennings, le Suisse Jean-François Tanda et les Allemands Thomas Kistner et Jens Weinreich qui se retirent, avançant que la commission ad hoc de la FIFA (dite "des solutions") n'est là que pour noyer le poisson et n'est pas indépendante. Notamment du fait de la présence de François Morinière, le CEO du groupe Amaury qui possède L'Equipe et France Football...dont la FIFA a absorbé le Ballon d'Or en 2010!