Que le résultat sportif paraît dérisoire dans de telles circonstances. Ce dimanche, personne n'avait la tête à parler football après la rencontre de championnat entre Zulte-Waregem et le Standard de Liège. Et pour cause, on venait d'apprendre la mort de Guy Namurois, le préparateur sportif des Rouches depuis 10 ans, frappé d'une crise cardiaque alors qu'il effectuait une sortie en VTT en famille.

Préparateur sportif de renom et ancien décathlonien, Guy Namurois était bien connu dans le monde du sport de haut niveau. Il avait commencé sa carrière en étant le préparateur physique de Dominique Monami, puis s'était occupé de plusieurs athlètes et différents clubs avant d'aboutir au Standard de Liège. Marié et père de deux enfants, il venait d'avoir 51 ans le 5 janvier.

Cette annonce a fait grand bruit dans le monde sportif belge où Guy Namurois était très respecté, autant par les entraîneurs, que par les joueurs ou les dirigeants. Et c'est Jean-François de Sart, le directeur technique du Standard, qui a eu la lourde tâche d'annoncer la mauvaise nouvelle aux joueurs juste après la rencontre.

"Une grosse perte pour tous"

"Y a pas de mots, je crois. C'était le silence total dans le vestiaire. Tout le monde est choqué. C'est une très grosse perte, pour tous, c'était un ami", a expliqué Jean-François de Sart au micro de la RTBF. "Un garçon très compétent qui se dévouait corps et âme. Il était toujours au service de tous. Personnellement, j'ai connu Guy quand j'étais joueur au club liégeois. C'était le préparateur physique. Ses premiers pas dans le football. Déjà à ce moment-là j'avais pu remarquer toute sa compétence dans la préparation physique. Depuis, il a fait du chemin pour s'imposer comme un des, si pas le meilleur préparateur physique ici en Belgique. Il savait rester au-dessus de la mêlée, il avait une analyse très juste en toutes circonstances. C'est tout un club qui est choqué, qui est sous l'émotion, de la perte de quelqu'un d'extraordinaire."

Bernard Smeets, l'adjoint de José Riga, ne comprend toujours pas ce qui s'est passé : "Tout le monde a les boules. Tu as 50 ans, tu es sportif, tu ne fumes pas. C'est le magasinier qui nous l'a dit. On l'avait prévenu pendant le match. Une partie du staff l'a appris dans les cinq dernières minutes du match. Pratiquement, le club va mettre en place une cellule psychologique afin d'aider les joueurs qui en auraient besoin."

"Guy ne m'a jamais laissé tomber"

Mbaye Leye, auteur d'un but contre ses anciennes couleurs, n'était pas d'humeur à la fête après la rencontre : "C'est dur de sourire aux supporters de Zulte alors que je suis effondré", a-t-il expliqué à Sud Presse. "Ce succès, on s'en fout... Quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai pu m'empêcher de pleurer. Vous comprenez bien, à partir de là, qu'aucun de mes équipiers n'avait envie de crier ou de chanter. Quand c'était dur pour moi au Standard, Guy était là jour après jour pour s'occuper de moi. Il ne m'a jamais laissé tomber et ça, je ne l'oublierai jamais. Il a été le meilleur préparateur physique que j'ai eu la chance de croiser dans ma carrière. Cette nouvelle me bouleverse... Je serai présent aux obsèques pour le saluer une dernière fois et j'espère que le Standard se qualifiera en Europa League pour lui."

Ex-Standardman, Frank Berrier a également travaillé plusieurs mois avec Guy Namurois dès son arrivée en bords de Meuse. Blessé au genou, le médian français a bénéficié des conseils et du savoir-faire du préparateur physique des Rouches dans sa longue revalidation. Il s'est également confié à la RTBF : "C'était quelqu'un qui a été important dans ma revalidation au Standard. Il voulait toujours être au top dans ce qu'il faisait et avec les joueurs. C'était un travailleur qui savait ce qu'il voulait. Il méritait d'aller encore plus haut qu'un club de foot. C'était un homme ouvert, avec qui on pouvait rigoler, et compréhensif avec les joueurs. C'était vraiment quelqu'un de bien. Je ne sais pas quoi dire car c'est vraiment triste d'apprendre le décès d'un tel homme."

"Une injustice de la vie"

D'autres anciens joueurs du Standard ont eu une pensée pour Guy Namurois ce dimanche. Sur internet, les témoignages de sympathie affluaient. D'anciens joueurs, comme Momo Sarr, ont manifesté leur tristesse via les réseaux sociaux : "Guy Namurois, un homme exceptionnel", pouvait-on lire. Il en allait de même du côté des supporters qui avaient du mal à y croire.

Monté en fin de match hier soir lors de la victoire de Porto à Setubal, Steven Defour n'a pas pu s'empêcher de partager sa peine sur Twitter : "Je suis content de la victoire, mais mes pensées vont à Guy Namurois!!! Je souhaite beaucoup de force et de courage à ses amis et sa famille."

Kristof Van Hout (Courtrai), qui a joué durant deux saisons au Standard, a déclaré à propos de Guy Namurois : "J'ai travaillé deux ans avec lui, c'est un homme fantastique. C'est terrible ce qui s'est passé. C'est un gars fantastique, il connaissait son métier par coeur. Tout était précis, jusque dans le moindre détail."

Les hommages rendus à ce grand préparateur physique ne se limitent pas au monde du football. Giovanni Bozzi, coach des Spirou de Charleroi, regrette également sa disparition : "C'est une injustice de la vie. C'est un athlète, il s'entraînait. C'est la folie. Je suis tout retourné. C'est un garçon qui avait toutes les qualités humaines. Avec Guy, c'est des souvenirs plus que particuliers, il était à l'unif deux années au-dessus de moi. Très vite, il y a donné des cours. Il m'en a d'ailleurs donnés quelques-uns. Pour parler de sport, il était toujours le premier."

Les témoignages sont donc unanimes. Guy Namurois était un grand homme et le monde du football a perdu ce dimanche un grand professionnel. Les Rouches auront l'occasion de lui adresser un dernier message jeudi soir lors des seizièmes de finale retour de l'Europa League contre le Wisla Cracovie. La qualification serait sans doute un beau cadeau d'adieu. "Il y a parfois des qualifications qui sont importantes au niveau sportif, d'autres au niveau financier. Celle de jeudi le sera au niveau de l'émotion", a expliqué Pierre François, le directeur général du Standard, dans la journal de RTL-TVI.

Sportfootmagazine.be

Que le résultat sportif paraît dérisoire dans de telles circonstances. Ce dimanche, personne n'avait la tête à parler football après la rencontre de championnat entre Zulte-Waregem et le Standard de Liège. Et pour cause, on venait d'apprendre la mort de Guy Namurois, le préparateur sportif des Rouches depuis 10 ans, frappé d'une crise cardiaque alors qu'il effectuait une sortie en VTT en famille. Préparateur sportif de renom et ancien décathlonien, Guy Namurois était bien connu dans le monde du sport de haut niveau. Il avait commencé sa carrière en étant le préparateur physique de Dominique Monami, puis s'était occupé de plusieurs athlètes et différents clubs avant d'aboutir au Standard de Liège. Marié et père de deux enfants, il venait d'avoir 51 ans le 5 janvier. Cette annonce a fait grand bruit dans le monde sportif belge où Guy Namurois était très respecté, autant par les entraîneurs, que par les joueurs ou les dirigeants. Et c'est Jean-François de Sart, le directeur technique du Standard, qui a eu la lourde tâche d'annoncer la mauvaise nouvelle aux joueurs juste après la rencontre. "Une grosse perte pour tous" "Y a pas de mots, je crois. C'était le silence total dans le vestiaire. Tout le monde est choqué. C'est une très grosse perte, pour tous, c'était un ami", a expliqué Jean-François de Sart au micro de la RTBF. "Un garçon très compétent qui se dévouait corps et âme. Il était toujours au service de tous. Personnellement, j'ai connu Guy quand j'étais joueur au club liégeois. C'était le préparateur physique. Ses premiers pas dans le football. Déjà à ce moment-là j'avais pu remarquer toute sa compétence dans la préparation physique. Depuis, il a fait du chemin pour s'imposer comme un des, si pas le meilleur préparateur physique ici en Belgique. Il savait rester au-dessus de la mêlée, il avait une analyse très juste en toutes circonstances. C'est tout un club qui est choqué, qui est sous l'émotion, de la perte de quelqu'un d'extraordinaire." Bernard Smeets, l'adjoint de José Riga, ne comprend toujours pas ce qui s'est passé : "Tout le monde a les boules. Tu as 50 ans, tu es sportif, tu ne fumes pas. C'est le magasinier qui nous l'a dit. On l'avait prévenu pendant le match. Une partie du staff l'a appris dans les cinq dernières minutes du match. Pratiquement, le club va mettre en place une cellule psychologique afin d'aider les joueurs qui en auraient besoin." "Guy ne m'a jamais laissé tomber" Mbaye Leye, auteur d'un but contre ses anciennes couleurs, n'était pas d'humeur à la fête après la rencontre : "C'est dur de sourire aux supporters de Zulte alors que je suis effondré", a-t-il expliqué à Sud Presse. "Ce succès, on s'en fout... Quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai pu m'empêcher de pleurer. Vous comprenez bien, à partir de là, qu'aucun de mes équipiers n'avait envie de crier ou de chanter. Quand c'était dur pour moi au Standard, Guy était là jour après jour pour s'occuper de moi. Il ne m'a jamais laissé tomber et ça, je ne l'oublierai jamais. Il a été le meilleur préparateur physique que j'ai eu la chance de croiser dans ma carrière. Cette nouvelle me bouleverse... Je serai présent aux obsèques pour le saluer une dernière fois et j'espère que le Standard se qualifiera en Europa League pour lui." Ex-Standardman, Frank Berrier a également travaillé plusieurs mois avec Guy Namurois dès son arrivée en bords de Meuse. Blessé au genou, le médian français a bénéficié des conseils et du savoir-faire du préparateur physique des Rouches dans sa longue revalidation. Il s'est également confié à la RTBF : "C'était quelqu'un qui a été important dans ma revalidation au Standard. Il voulait toujours être au top dans ce qu'il faisait et avec les joueurs. C'était un travailleur qui savait ce qu'il voulait. Il méritait d'aller encore plus haut qu'un club de foot. C'était un homme ouvert, avec qui on pouvait rigoler, et compréhensif avec les joueurs. C'était vraiment quelqu'un de bien. Je ne sais pas quoi dire car c'est vraiment triste d'apprendre le décès d'un tel homme.""Une injustice de la vie" D'autres anciens joueurs du Standard ont eu une pensée pour Guy Namurois ce dimanche. Sur internet, les témoignages de sympathie affluaient. D'anciens joueurs, comme Momo Sarr, ont manifesté leur tristesse via les réseaux sociaux : "Guy Namurois, un homme exceptionnel", pouvait-on lire. Il en allait de même du côté des supporters qui avaient du mal à y croire. Monté en fin de match hier soir lors de la victoire de Porto à Setubal, Steven Defour n'a pas pu s'empêcher de partager sa peine sur Twitter : "Je suis content de la victoire, mais mes pensées vont à Guy Namurois!!! Je souhaite beaucoup de force et de courage à ses amis et sa famille." Kristof Van Hout (Courtrai), qui a joué durant deux saisons au Standard, a déclaré à propos de Guy Namurois : "J'ai travaillé deux ans avec lui, c'est un homme fantastique. C'est terrible ce qui s'est passé. C'est un gars fantastique, il connaissait son métier par coeur. Tout était précis, jusque dans le moindre détail." Les hommages rendus à ce grand préparateur physique ne se limitent pas au monde du football. Giovanni Bozzi, coach des Spirou de Charleroi, regrette également sa disparition : "C'est une injustice de la vie. C'est un athlète, il s'entraînait. C'est la folie. Je suis tout retourné. C'est un garçon qui avait toutes les qualités humaines. Avec Guy, c'est des souvenirs plus que particuliers, il était à l'unif deux années au-dessus de moi. Très vite, il y a donné des cours. Il m'en a d'ailleurs donnés quelques-uns. Pour parler de sport, il était toujours le premier." Les témoignages sont donc unanimes. Guy Namurois était un grand homme et le monde du football a perdu ce dimanche un grand professionnel. Les Rouches auront l'occasion de lui adresser un dernier message jeudi soir lors des seizièmes de finale retour de l'Europa League contre le Wisla Cracovie. La qualification serait sans doute un beau cadeau d'adieu. "Il y a parfois des qualifications qui sont importantes au niveau sportif, d'autres au niveau financier. Celle de jeudi le sera au niveau de l'émotion", a expliqué Pierre François, le directeur général du Standard, dans la journal de RTL-TVI. Sportfootmagazine.be