Par Stéphane Vande Velde

Il est symptomatique de voir comment les départs de Reginal Goreux, élément longtemps malaimé des supporters rouches qui lui reconnaissaient un talent limité, et Sébastien Pocognoli, dont le style correspondait parfaitement à l'esprit du Standard mais qui, à chaque mercato, manifestait son envie de départ, ont été ressentis durement par les supporters du Standard pour comprendre la fracture profonde existante entre le public de Sclessin et la direction.

Sportivement parlant, les départs des deux défenseurs ne constituent pourtant pas un énorme préjudice. Goreux n'a jamais réussi à marquer les esprits, au point d'être ballotté entre le poste de back droit, de médian droit et une place de remplaçant. Quant à Pocognoli, depuis le recul de Jelle Van Damme au poste d'arrière gauche, il devait se contenter d'une place sur le banc.

Mais ces départs vont bien au-delà de l'aspect sportif. Ils symbolisent d'abord les atermoiements de la direction. A la fin décembre, le Standard avait un problème de surnombre au poste de back gauche. Trois semaines plus tard, le voilà obligé de se renforcer à cette position puisque Rami Gershon, Poco et Ezekiel Fryers ont été vendus ! Déjà que la direction n'arrive pas à trouver des joueurs aux postes ciblés, alors si elle doit commencer à en chercher à des postes autrefois pourvus, elle ne se facilite pas la tâche.

A cela s'ajoute une communication bancale. Un jour, on dit que tout est négociable, le lendemain que Pocognoli est intransférable, et deux jours plus tard, on négocie son départ à Hanovre. Cela s'appelle tromper son monde. Or, un supporter dupé est un supporter en colère.

Plus grave : ces deux départs reflètent la perte de l'âme du club liégeois. Les deux joueurs étaient liégeois, collaient à leurs couleurs et avaient du poids dans le vestiaire. Depuis son arrivée au pouvoir, Roland Dûchatelet n'a toujours pas pris l'ampleur des symboles et des coutumes du Standard. Il n'a toujours pas saisi la dynamique du club rouge et blanc. A moins qu'il n'en ait cure et qu'il ne vise qu'un retour sur investissement. Dans ce cas, on peut commencer à s'inquiéter pour le futur sportif du Standard.

Dernier point : Goreux et Pocognoli faisaient partie du comité des quatre joueurs qui avaient soutenu Ron Jans après son licenciement. Quand on sait que la prolongation de contrat de Laurent Ciman est au point mort et que Jelle Van Damme est cité à Genk, on se demande si la direction n'a pas décidé d'écarter les rebelles.

Par Stéphane Vande VeldeIl est symptomatique de voir comment les départs de Reginal Goreux, élément longtemps malaimé des supporters rouches qui lui reconnaissaient un talent limité, et Sébastien Pocognoli, dont le style correspondait parfaitement à l'esprit du Standard mais qui, à chaque mercato, manifestait son envie de départ, ont été ressentis durement par les supporters du Standard pour comprendre la fracture profonde existante entre le public de Sclessin et la direction. Sportivement parlant, les départs des deux défenseurs ne constituent pourtant pas un énorme préjudice. Goreux n'a jamais réussi à marquer les esprits, au point d'être ballotté entre le poste de back droit, de médian droit et une place de remplaçant. Quant à Pocognoli, depuis le recul de Jelle Van Damme au poste d'arrière gauche, il devait se contenter d'une place sur le banc. Mais ces départs vont bien au-delà de l'aspect sportif. Ils symbolisent d'abord les atermoiements de la direction. A la fin décembre, le Standard avait un problème de surnombre au poste de back gauche. Trois semaines plus tard, le voilà obligé de se renforcer à cette position puisque Rami Gershon, Poco et Ezekiel Fryers ont été vendus ! Déjà que la direction n'arrive pas à trouver des joueurs aux postes ciblés, alors si elle doit commencer à en chercher à des postes autrefois pourvus, elle ne se facilite pas la tâche. A cela s'ajoute une communication bancale. Un jour, on dit que tout est négociable, le lendemain que Pocognoli est intransférable, et deux jours plus tard, on négocie son départ à Hanovre. Cela s'appelle tromper son monde. Or, un supporter dupé est un supporter en colère. Plus grave : ces deux départs reflètent la perte de l'âme du club liégeois. Les deux joueurs étaient liégeois, collaient à leurs couleurs et avaient du poids dans le vestiaire. Depuis son arrivée au pouvoir, Roland Dûchatelet n'a toujours pas pris l'ampleur des symboles et des coutumes du Standard. Il n'a toujours pas saisi la dynamique du club rouge et blanc. A moins qu'il n'en ait cure et qu'il ne vise qu'un retour sur investissement. Dans ce cas, on peut commencer à s'inquiéter pour le futur sportif du Standard. Dernier point : Goreux et Pocognoli faisaient partie du comité des quatre joueurs qui avaient soutenu Ron Jans après son licenciement. Quand on sait que la prolongation de contrat de Laurent Ciman est au point mort et que Jelle Van Damme est cité à Genk, on se demande si la direction n'a pas décidé d'écarter les rebelles.