Aimé Jacquet pourrait expliquer ce qu'est l'acharnement médiatique. A l'approche de la Coupe du Monde 1998, il se faisait descendre chaque jour ou presque dans L'Equipe. Jusqu'à l'accession à la finale, il a été fusillé. Il a évité de réagir, a conduit les Français au titre mondial, c'était sa réponse. L'Equipe n'avait plus que le droit de se taire.

Ce qu'on voit chez nous depuis l'été 2012 rappelle cet épisode sportivo-médiatique qui restera dans le l'histoire du football français. Dès la désignation de Marc Wilmots à la tête des Diables, le premier journaliste foot du Laatste Nieuws, quotidien belge le plus vendu, a attaqué l'entraîneur et l'homme. Même après les victoires, il y avait toujours du négatif dans les commentaires. Mais le succès de vendredi à Glasgow marque un tournant. Le journaliste en question écrit: "Est-ce que Wilmots était le candidat idéal? Non, pensions-nous il y a douze mois. Aujourd'hui, il semble que oui." Il poursuit par ceci: "Nous devons admettre que Wilmots a dépassé nos attentes les plus folles. Il sent le jeu de manière exceptionnelle et son coaching est remarquablement flexible. Wilmots sait précisément ce qu'il faut faire et quand il faut le faire."

Le spectre d'une relation détestable entre le coach fédéral et une partie de la presse, souvenir de la Coupe du Monde 2002, s'éloigne un peu ! Si le Mondial brésilien commençait aujourd'hui, il n'y aurait pas la haine qui avait pourri l'ambiance au Japon.

Pierre Danvoye

Aimé Jacquet pourrait expliquer ce qu'est l'acharnement médiatique. A l'approche de la Coupe du Monde 1998, il se faisait descendre chaque jour ou presque dans L'Equipe. Jusqu'à l'accession à la finale, il a été fusillé. Il a évité de réagir, a conduit les Français au titre mondial, c'était sa réponse. L'Equipe n'avait plus que le droit de se taire. Ce qu'on voit chez nous depuis l'été 2012 rappelle cet épisode sportivo-médiatique qui restera dans le l'histoire du football français. Dès la désignation de Marc Wilmots à la tête des Diables, le premier journaliste foot du Laatste Nieuws, quotidien belge le plus vendu, a attaqué l'entraîneur et l'homme. Même après les victoires, il y avait toujours du négatif dans les commentaires. Mais le succès de vendredi à Glasgow marque un tournant. Le journaliste en question écrit: "Est-ce que Wilmots était le candidat idéal? Non, pensions-nous il y a douze mois. Aujourd'hui, il semble que oui." Il poursuit par ceci: "Nous devons admettre que Wilmots a dépassé nos attentes les plus folles. Il sent le jeu de manière exceptionnelle et son coaching est remarquablement flexible. Wilmots sait précisément ce qu'il faut faire et quand il faut le faire."Le spectre d'une relation détestable entre le coach fédéral et une partie de la presse, souvenir de la Coupe du Monde 2002, s'éloigne un peu ! Si le Mondial brésilien commençait aujourd'hui, il n'y aurait pas la haine qui avait pourri l'ambiance au Japon. Pierre Danvoye