Certaines amitiés, dans le monde du football, durent le temps d'une carrière. D'autres épousent carrément les contours d'une vie. C'est le cas pour Gilles De Bilde et Johan Boskamp.

Votre profonde amitié découle du coup de poing que vous aviez administré à Kris Porte lors d'un Anderlecht-Alost, il y a 15 ans.
De Bilde : C'est un geste que je regrette toujours profondément aujourd'hui. Je m'en veux d'avoir frappé le joueur mais il n'y a, hélas, pas moyen de changer le passé. A ma décharge, je dirai que j'étais très mal dans ma peau et que j'ai pété un câble. C'est dans ces moments-là qu'on voit sur qui on peut compter. Et le Bos était de ceux-là.

Au début de l'année, vous avez été condamné à un an de prison avec sursis pour violence intrafamiliale. De Bilde : Je n'ai jamais nié une partie des faits qui m'ont été reprochés. Mais il y a eu exagération de la part de certains médias. Dans ce genre de situation, les journaux ont toujours tendance à en remettre une couche. Mon ancien coéquipier Bertrand Crasson en sait quelque chose, lui aussi. Cette recherche de la sensation, je la déplore. Je sais ce qui s'est passé chez moi entre ma copine, mes enfants et moi. Et cette réalité-là est loin de celle dépeinte par certains journaux.

Boskamp : Le Ket est avec Ilse depuis plus de vingt ans. C'est plutôt rare par les temps qui courent. Il est normal que tout ne soit pas toujours rose dans un couple. Après sa dispute avec elle, je l'ai engueulé comme pas permis. J'ai dit qu'on ne levait pas la main sur sa femme. Je lui en ai terriblement voulu. Mais si Ilse lui a pardonné, je ne vois pas pourquoi je ne le pardonnerais pas non plus.

Vous avez 40 ans aujourd'hui. L'âge aidant, pensez-vous que cette impulsivité, qui vous avait déjà joué un vilain tour avec Kris Porte, appartient définitivement au passé ?
De Bilde : Dans la vie, on ne peut jurer de rien. Peut-être, pour telle ou telle raison, je péterai un jour encore les plombs. Chassez le naturel et il revient au galop, comme on dit.

Vous aviez dû exercer des travaux d'intérêt général après l'affaire Porte, tout en rebondissant sportivement au PSV. Cette fois, la condamnation a eu des répercussions moins heureuses sur le plan professionnel, puisque vous avez perdu votre rôle de consultant sur Anderlecht TV et Sporza...
De Bilde : Pour certaines choses, j'ai pris moi-même du recul. En n'accordant aucune interview. Ce reportage-ci est d'ailleurs mon tout premier depuis cet épisode. Pour d'autres, comme mon travail à la télé, mes activités sont en veilleuse. Après toutes ces péripéties, je comprends aisément que ma présence à l'écran n'était pas souhaitable. Je ne le désirais d'ailleurs pas non plus. Mais un jour, j'espère que je pourrai repartir du bon pied.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Gilles De Bilde et Johan Boskamp dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Bruno Govers, Sport/Foot Magazine

Certaines amitiés, dans le monde du football, durent le temps d'une carrière. D'autres épousent carrément les contours d'une vie. C'est le cas pour Gilles De Bilde et Johan Boskamp. Votre profonde amitié découle du coup de poing que vous aviez administré à Kris Porte lors d'un Anderlecht-Alost, il y a 15 ans. De Bilde : C'est un geste que je regrette toujours profondément aujourd'hui. Je m'en veux d'avoir frappé le joueur mais il n'y a, hélas, pas moyen de changer le passé. A ma décharge, je dirai que j'étais très mal dans ma peau et que j'ai pété un câble. C'est dans ces moments-là qu'on voit sur qui on peut compter. Et le Bos était de ceux-là. Au début de l'année, vous avez été condamné à un an de prison avec sursis pour violence intrafamiliale. De Bilde : Je n'ai jamais nié une partie des faits qui m'ont été reprochés. Mais il y a eu exagération de la part de certains médias. Dans ce genre de situation, les journaux ont toujours tendance à en remettre une couche. Mon ancien coéquipier Bertrand Crasson en sait quelque chose, lui aussi. Cette recherche de la sensation, je la déplore. Je sais ce qui s'est passé chez moi entre ma copine, mes enfants et moi. Et cette réalité-là est loin de celle dépeinte par certains journaux. Boskamp : Le Ket est avec Ilse depuis plus de vingt ans. C'est plutôt rare par les temps qui courent. Il est normal que tout ne soit pas toujours rose dans un couple. Après sa dispute avec elle, je l'ai engueulé comme pas permis. J'ai dit qu'on ne levait pas la main sur sa femme. Je lui en ai terriblement voulu. Mais si Ilse lui a pardonné, je ne vois pas pourquoi je ne le pardonnerais pas non plus. Vous avez 40 ans aujourd'hui. L'âge aidant, pensez-vous que cette impulsivité, qui vous avait déjà joué un vilain tour avec Kris Porte, appartient définitivement au passé ? De Bilde : Dans la vie, on ne peut jurer de rien. Peut-être, pour telle ou telle raison, je péterai un jour encore les plombs. Chassez le naturel et il revient au galop, comme on dit. Vous aviez dû exercer des travaux d'intérêt général après l'affaire Porte, tout en rebondissant sportivement au PSV. Cette fois, la condamnation a eu des répercussions moins heureuses sur le plan professionnel, puisque vous avez perdu votre rôle de consultant sur Anderlecht TV et Sporza... De Bilde : Pour certaines choses, j'ai pris moi-même du recul. En n'accordant aucune interview. Ce reportage-ci est d'ailleurs mon tout premier depuis cet épisode. Pour d'autres, comme mon travail à la télé, mes activités sont en veilleuse. Après toutes ces péripéties, je comprends aisément que ma présence à l'écran n'était pas souhaitable. Je ne le désirais d'ailleurs pas non plus. Mais un jour, j'espère que je pourrai repartir du bon pied. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Gilles De Bilde et Johan Boskamp dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Bruno Govers, Sport/Foot Magazine