En sport, et peu importe la gravité du moment, la vérité du terrain transcende tout. Malgré les pires catastrophes, le sport trace toujours sa voie, vaille que vaille. Il fait oublier le pire. Quand les hommes en ont la possibilité, ils se ruent dessus. Pour s'évader, pour rêver. Et c'est pour ça, notamment, qu'on aimerait plus de respect à son égard. Ce qui ne se passe pas dans le foot belge.

Quand on constate que la D1 veut se jouer de plus en plus en vase clos en tenant la D2 à l'écart, on comprend qu'elle se sente dans la peau d'un jeune qui se voit refuser le droit d'entrée à une soirée privée. Délit de sale gueule, racisme... Raymond Langendries, le président de Tubize, a affirmé que la Belgique était le seul pays d'Europe où la D1 ne redistribue rien de ses droits de TV à la D2. On est très loin de ce que devrait être le sport: une compétition ouverte où tout le monde a sa chance. Une pyramide qu'on gravit marche par marche, sur base du mérite.

En Belgique, si on voit les choses froidement, on réalise que l'argent a pris la place de pas mal de valeurs. C'est un débat de fond qu'il faudra avoir car on démotive pas mal de monde et on casse l'image du foot. Putains de play-offs! Il y a de quoi s'indigner...

En attendant, on ne va pas bouder ces play-offs qui donnent une deuxième chance à des clubs comme le Standard, à des joueurs comme Tom De Sutter, à des coaches comme Dominique D'Onofrio et à des présidents comme Abbas Bayat.

Les play-offs 3 entre Eupen et le Sporting Charleroi vont être une bataille longue et cruelle, qui se jouera sur des terrains qui sont surtout des champs de patates. Les équipes sont très proches, avec une seule variable différente: qui Charleroi va-t-il opposer à Albert Cartier en coaching? Si Tibor Balog reste, il va se faire bouffer tout cru... Car dans ce type de confrontations, la résistance ne doit pas être que physique, elle doit aussi est aussi mentale. Le premier choc -sans Kevin Vandenbergh supendu- va aussi être déterminant. Pour Les Zèbres, ce serait malvenu de laisser les Pandas jouer pour la première fois au Mambourg avec six points d'avance.

Mais selon nous, ces PO3 seront très tranquilles par rapport à ce qui va se passer en PO1. Frankie Vercauteren va coacher avec l'idée de redevenir champion de Belgique. Son équipe connaît quelques ratés mais possède tellement de potentiel et un style de jeu magnifique qui en font la favorite pour le titre. Du côté mauve, le départ de Mbark Boussoufa ne va pas faire jouer mieux l'équipe d'un Ariel Jacobs qui devrait oser quitter toute frilosité. Anderlecht a une bonne division offensive mais trop peu de créateurs et une défense trop légère pour attendre l'adversaire derrière. Son seul salut est dans l'attaque à outrance: gagner en marquant une fois de plus que l'adversaire.

Avec un Club Bruges et un Gand inégaux (ne parlons pas d'un Lokeren qui rêve éveillé d'être en PO1 alors que son président Roger Lambrecht n'a cessé de lutter au sein de la Ligue pro pour ne jamais devoir descendre...), le Standard est sans doute la seule équipe capable d'élever son niveau en PO1. Il retrouve ses blessés et son âme. L'infinie patience professée par Lucien D'Onofrio depuis le début de la saison à l'égard des coups durs et des critiques vis-à-vis de ses choix de transferts et du maintien de son frère comme coach, est en train de payer. Les Rouches ne vont pas jouer le titre mais ceux qui voudront être champions devront leur passer sur le corps. Et connaissant les cocos, ça ne va pas se faire facilement: ils ont tellement besoin d'être pardonnés pour leur pénible saison qu'ils veulent jouer leur rôle jusqu'au bout. En plus, la prise de position du club anti-play-offs va certainement épicer les débats. Se frotter à la troupe des Frères D'Onofrio, ça ne va pas être du cirque! Putains de play-offs...

Par John BAETE

En sport, et peu importe la gravité du moment, la vérité du terrain transcende tout. Malgré les pires catastrophes, le sport trace toujours sa voie, vaille que vaille. Il fait oublier le pire. Quand les hommes en ont la possibilité, ils se ruent dessus. Pour s'évader, pour rêver. Et c'est pour ça, notamment, qu'on aimerait plus de respect à son égard. Ce qui ne se passe pas dans le foot belge. Quand on constate que la D1 veut se jouer de plus en plus en vase clos en tenant la D2 à l'écart, on comprend qu'elle se sente dans la peau d'un jeune qui se voit refuser le droit d'entrée à une soirée privée. Délit de sale gueule, racisme... Raymond Langendries, le président de Tubize, a affirmé que la Belgique était le seul pays d'Europe où la D1 ne redistribue rien de ses droits de TV à la D2. On est très loin de ce que devrait être le sport: une compétition ouverte où tout le monde a sa chance. Une pyramide qu'on gravit marche par marche, sur base du mérite. En Belgique, si on voit les choses froidement, on réalise que l'argent a pris la place de pas mal de valeurs. C'est un débat de fond qu'il faudra avoir car on démotive pas mal de monde et on casse l'image du foot. Putains de play-offs! Il y a de quoi s'indigner... En attendant, on ne va pas bouder ces play-offs qui donnent une deuxième chance à des clubs comme le Standard, à des joueurs comme Tom De Sutter, à des coaches comme Dominique D'Onofrio et à des présidents comme Abbas Bayat. Les play-offs 3 entre Eupen et le Sporting Charleroi vont être une bataille longue et cruelle, qui se jouera sur des terrains qui sont surtout des champs de patates. Les équipes sont très proches, avec une seule variable différente: qui Charleroi va-t-il opposer à Albert Cartier en coaching? Si Tibor Balog reste, il va se faire bouffer tout cru... Car dans ce type de confrontations, la résistance ne doit pas être que physique, elle doit aussi est aussi mentale. Le premier choc -sans Kevin Vandenbergh supendu- va aussi être déterminant. Pour Les Zèbres, ce serait malvenu de laisser les Pandas jouer pour la première fois au Mambourg avec six points d'avance. Mais selon nous, ces PO3 seront très tranquilles par rapport à ce qui va se passer en PO1. Frankie Vercauteren va coacher avec l'idée de redevenir champion de Belgique. Son équipe connaît quelques ratés mais possède tellement de potentiel et un style de jeu magnifique qui en font la favorite pour le titre. Du côté mauve, le départ de Mbark Boussoufa ne va pas faire jouer mieux l'équipe d'un Ariel Jacobs qui devrait oser quitter toute frilosité. Anderlecht a une bonne division offensive mais trop peu de créateurs et une défense trop légère pour attendre l'adversaire derrière. Son seul salut est dans l'attaque à outrance: gagner en marquant une fois de plus que l'adversaire. Avec un Club Bruges et un Gand inégaux (ne parlons pas d'un Lokeren qui rêve éveillé d'être en PO1 alors que son président Roger Lambrecht n'a cessé de lutter au sein de la Ligue pro pour ne jamais devoir descendre...), le Standard est sans doute la seule équipe capable d'élever son niveau en PO1. Il retrouve ses blessés et son âme. L'infinie patience professée par Lucien D'Onofrio depuis le début de la saison à l'égard des coups durs et des critiques vis-à-vis de ses choix de transferts et du maintien de son frère comme coach, est en train de payer. Les Rouches ne vont pas jouer le titre mais ceux qui voudront être champions devront leur passer sur le corps. Et connaissant les cocos, ça ne va pas se faire facilement: ils ont tellement besoin d'être pardonnés pour leur pénible saison qu'ils veulent jouer leur rôle jusqu'au bout. En plus, la prise de position du club anti-play-offs va certainement épicer les débats. Se frotter à la troupe des Frères D'Onofrio, ça ne va pas être du cirque! Putains de play-offs... Par John BAETE