"Aux yeux du public, je ne portais pas un numéro sur le dos mais uniquement un nom de famille", se souvient Frédéric Waseige (journaliste à BeTV, chroniqueur chez Sport/Foot Magazine, ex-joueur du FC Liège, fils de Robert Waseige). Il a été choqué par les huées qui ont accompagné la montée au jeu de Francesco D'Onofrio (Standard) contre le Lierse.

"Quand je suis arrivé dans le noyau pro à Liège, mon père était coach et il m'a conseillé de tenter ma chance dans un autre club. J'ai refusé. Je jouais à Rocourt depuis mes six ans et j'espérais y connaître la D1, avoir une chance comme tout le monde. Au début, en 1984, j'ai dû vaincre les doutes du public. Mon père était plus exigeant pour moi. Je n'ai jamais eu le moindre problème dans le vestiaire qui rejette tout de suite ceux qui n'ont pas le niveau. Le népotisme, c'est impossible dans une équipe professionnelle. Il y a trop en jeu pour ne pas aligner les meilleurs. On monte sur le terrain pour gagner sa vie."

"N'étant pas une vedette, je me suis totalement consacré au service des autres, je travaillais pour deux: c'était ma façon de répondre aux critiques et aux doutes. Cela m'a renforcé dans mes certitudes. Mais c'est plus tard, à l'étranger, que j'ai découvert des clubs où le public m'appréciait pour ce que j'apportais sur un terrain. Francesco D'Onofrio ne doit écouter personne: s'il est là, c'est qu'il le mérite. On ne fait pas de cadeaux en D1. Et le vestiaire du Standard est forcément plus féroce que ne l'était le mien à Liège où l'ambiance était assez familiale."

Peu de joueurs ont été lancés ou coachés par leur père en D1 : Bernard Wégria (Liège), Koen Daerden (Genk), Henk Houwaart Junior (Club Bruges). A Charleroi, par exemple, Luka Peruzovic n'accorda jamais la moindre chance à son fils qui, à ses yeux, n'avait pas le niveau de la D1.

Pierre Bilic

"Aux yeux du public, je ne portais pas un numéro sur le dos mais uniquement un nom de famille", se souvient Frédéric Waseige (journaliste à BeTV, chroniqueur chez Sport/Foot Magazine, ex-joueur du FC Liège, fils de Robert Waseige). Il a été choqué par les huées qui ont accompagné la montée au jeu de Francesco D'Onofrio (Standard) contre le Lierse. "Quand je suis arrivé dans le noyau pro à Liège, mon père était coach et il m'a conseillé de tenter ma chance dans un autre club. J'ai refusé. Je jouais à Rocourt depuis mes six ans et j'espérais y connaître la D1, avoir une chance comme tout le monde. Au début, en 1984, j'ai dû vaincre les doutes du public. Mon père était plus exigeant pour moi. Je n'ai jamais eu le moindre problème dans le vestiaire qui rejette tout de suite ceux qui n'ont pas le niveau. Le népotisme, c'est impossible dans une équipe professionnelle. Il y a trop en jeu pour ne pas aligner les meilleurs. On monte sur le terrain pour gagner sa vie.""N'étant pas une vedette, je me suis totalement consacré au service des autres, je travaillais pour deux: c'était ma façon de répondre aux critiques et aux doutes. Cela m'a renforcé dans mes certitudes. Mais c'est plus tard, à l'étranger, que j'ai découvert des clubs où le public m'appréciait pour ce que j'apportais sur un terrain. Francesco D'Onofrio ne doit écouter personne: s'il est là, c'est qu'il le mérite. On ne fait pas de cadeaux en D1. Et le vestiaire du Standard est forcément plus féroce que ne l'était le mien à Liège où l'ambiance était assez familiale."Peu de joueurs ont été lancés ou coachés par leur père en D1 : Bernard Wégria (Liège), Koen Daerden (Genk), Henk Houwaart Junior (Club Bruges). A Charleroi, par exemple, Luka Peruzovic n'accorda jamais la moindre chance à son fils qui, à ses yeux, n'avait pas le niveau de la D1. Pierre Bilic