S'il n'a pas la saveur marketing d'un France-Angleterre, ce match contre le Pays de Galles représente un défi d'une toute autre ampleur pour les ressuscités d'Auckland. Entre Français et Gallois, pas de "Crunch" ni de haine ancestrale, juste une histoire de rugby teintée de respect et d'admiration mutuelle. Et une longue tradition de matchs échevelés où s'affrontent les attaquants les plus racés de l'hémisphère Nord, de Gareth Edwards à Shane Williams, de Philippe Sella à Maxime Médard.

Les français peuvent-ils aligner deux "grosses" performances de suite? Telle est la question. Le ressort psychologique qui a sous-tendu la victoire, en quart de finale, face à l'Angleterre, est désormais hors d'usage. Cette fois, l'orgueil ne suffira pas. Car les Gallois pratiquent, avec les All Blacks, le jeu le plus complet de cette Coupe du monde.

Le week-end dernier, le danger venait de Manu Tuilagui, le seul attaquant anglais capable de secouer le cocotier. Face aux "Diables Rouges", il viendra de tous les coins du terrain. On parle beaucoup, côté gallois, de Mike Phillips, le demi de mêlée aux épaules de catcheur, ou de Shane Williams, l'ailier aux semelles de vent. Mais la révélation, depuis le début de ce Mondial, se situe au centre de l'attaque avec la paire Jamie Roberts-Jonathan Davies qui s'est joué de la défense coffre-fort des Irlandais et a définitivement remisé O'Driscoll et D'Arcy au rang d'idoles sépia. Voilà un défi de taille (1m92 au garrot) et de poids (un bon quintal, la pièce) pour nos deux centres bleus Aurélien Rougerie et Maxime Mermoz qui n'ont pas été, jusqu'à présent, les défenseurs les plus rassurants.

Et pourtant... S'ils répètent leur 1ère mi-temps face à l'Angleterre, il n'y a aucune raison que les hommes de Lièvremont ne parviennent pas en finale de la Coupe du Monde. Jamais, depuis quatre ans, ils n'avaient produit un rugby aussi vif, aussi efficace, aussi discipliné. Ils l'ont fait le jour J. Ils ont "sauvé" leur Mondial. Les Irlandais qui, eux, avaient brillé de mille feux en matchs de poule sont déjà rentrés à Limerick.

La France est la première équipe à accéder aux demi-finales de la Coupe du Monde après avoir perdu deux matchs sur quatre lors du 1er tour. Il faut déjouer les pronostics une seconde fois. Il faut battre ces Gallois...

Henri Haget

S'il n'a pas la saveur marketing d'un France-Angleterre, ce match contre le Pays de Galles représente un défi d'une toute autre ampleur pour les ressuscités d'Auckland. Entre Français et Gallois, pas de "Crunch" ni de haine ancestrale, juste une histoire de rugby teintée de respect et d'admiration mutuelle. Et une longue tradition de matchs échevelés où s'affrontent les attaquants les plus racés de l'hémisphère Nord, de Gareth Edwards à Shane Williams, de Philippe Sella à Maxime Médard. Les français peuvent-ils aligner deux "grosses" performances de suite? Telle est la question. Le ressort psychologique qui a sous-tendu la victoire, en quart de finale, face à l'Angleterre, est désormais hors d'usage. Cette fois, l'orgueil ne suffira pas. Car les Gallois pratiquent, avec les All Blacks, le jeu le plus complet de cette Coupe du monde. Le week-end dernier, le danger venait de Manu Tuilagui, le seul attaquant anglais capable de secouer le cocotier. Face aux "Diables Rouges", il viendra de tous les coins du terrain. On parle beaucoup, côté gallois, de Mike Phillips, le demi de mêlée aux épaules de catcheur, ou de Shane Williams, l'ailier aux semelles de vent. Mais la révélation, depuis le début de ce Mondial, se situe au centre de l'attaque avec la paire Jamie Roberts-Jonathan Davies qui s'est joué de la défense coffre-fort des Irlandais et a définitivement remisé O'Driscoll et D'Arcy au rang d'idoles sépia. Voilà un défi de taille (1m92 au garrot) et de poids (un bon quintal, la pièce) pour nos deux centres bleus Aurélien Rougerie et Maxime Mermoz qui n'ont pas été, jusqu'à présent, les défenseurs les plus rassurants. Et pourtant... S'ils répètent leur 1ère mi-temps face à l'Angleterre, il n'y a aucune raison que les hommes de Lièvremont ne parviennent pas en finale de la Coupe du Monde. Jamais, depuis quatre ans, ils n'avaient produit un rugby aussi vif, aussi efficace, aussi discipliné. Ils l'ont fait le jour J. Ils ont "sauvé" leur Mondial. Les Irlandais qui, eux, avaient brillé de mille feux en matchs de poule sont déjà rentrés à Limerick. La France est la première équipe à accéder aux demi-finales de la Coupe du Monde après avoir perdu deux matchs sur quatre lors du 1er tour. Il faut déjouer les pronostics une seconde fois. Il faut battre ces Gallois... Henri Haget