Il y a bien eu audience. Elle a duré à peine trois-quart d'heure. Mais de conciliation, point. Sans surprise, la Fédération française de football et Raymond Domenech n'ont pas trouvé de terrain d'entente ce jeudi du tribunal des Prud'hommes de Paris. L'affaire, qui oppose l'ancien sélectionneur de l'équipe de France à la FFF, est renvoyée au 13 janvier 2012, dans neuf mois.

Les deux parties sont restées inflexibles sur leurs exigences. Domenech estime que son licenciement pour "faute grave" et donc sans compensation financière est totalement infondé. Il refuse de jouer les boucs-émissaires, estimant que le naufrage des Bleus en Afrique du Sud est un échec collectif. Il exige une réparation de 2,9 millions d'euros. Une somme rédhibitoire à toute conciliation aux yeux de la Fédération.

Pour justifier le licenciement pour faute grave, la FFF s'appuie sur trois éléments accablants. L'ancien sélectionneur n'a pas informé les dirigeants de la Fédération des insultes proférées par Nicolas Anelka à son encontre lors de la mi-temps de France-Mexique. En lisant le communiqué des joueurs grévistes, il s'est fait leur porte-parole. Enfin, il a refusé de serrer la main du sélectionneur de l'Afrique du Sud à l'issue du dernier match des Bleus.

Clément Daniez

Il y a bien eu audience. Elle a duré à peine trois-quart d'heure. Mais de conciliation, point. Sans surprise, la Fédération française de football et Raymond Domenech n'ont pas trouvé de terrain d'entente ce jeudi du tribunal des Prud'hommes de Paris. L'affaire, qui oppose l'ancien sélectionneur de l'équipe de France à la FFF, est renvoyée au 13 janvier 2012, dans neuf mois. Les deux parties sont restées inflexibles sur leurs exigences. Domenech estime que son licenciement pour "faute grave" et donc sans compensation financière est totalement infondé. Il refuse de jouer les boucs-émissaires, estimant que le naufrage des Bleus en Afrique du Sud est un échec collectif. Il exige une réparation de 2,9 millions d'euros. Une somme rédhibitoire à toute conciliation aux yeux de la Fédération. Pour justifier le licenciement pour faute grave, la FFF s'appuie sur trois éléments accablants. L'ancien sélectionneur n'a pas informé les dirigeants de la Fédération des insultes proférées par Nicolas Anelka à son encontre lors de la mi-temps de France-Mexique. En lisant le communiqué des joueurs grévistes, il s'est fait leur porte-parole. Enfin, il a refusé de serrer la main du sélectionneur de l'Afrique du Sud à l'issue du dernier match des Bleus.Clément Daniez