Le mercato d'hiver se termine sur quelques coups d'éclat. Nabil Dirar quitte le Club Bruges pour Monaco qui a déboursé 7,5 millions d'euros. Kevin De Bruyne a signé un contrat de cinq ans à Chelsea (prix : 10 millions d'euros) mais restera à Genk jusqu'en fin de saison.

C'est "Casino Royal" pour les clubs belges mais les dirigeants et les joueurs belges ont intérêt à ouvrir l'oeil et même le bon. Les transferts génèrent d'énormes capitaux qui intéressent les bons et les mauvais agents de joueurs. Ces derniers, c'est connu, n'hésitent pas à travailler avec des rétro commissions qui embêteront un jour ceux qui les perçoivent.

Mais il y a plus grave : des sociétés de management sportif sont rayées de la carte dans des conditions curieuses. Ce phénomène a été constaté aux Pays-Bas. Des "managers" y développent de gros portefeuilles, ont leurs entrées dans de grands clubs, gèrent les affaires de joueurs en vue, etc. Au fil du temps, ces agences contractent de gros emprunts, détournent les fonds de pension de leurs vedettes, etc. A un moment, les patrons de ces sociétés de management sportif endettées trouvent un repreneur (officiellement pour un euro mais probablement plus en réalité) qui revend le mobilier avant de changer de domicile et d'installer l'affaire à une adresse fictive.

L'affaire est alors bouclée : les bénéfices se sont envolés, les agents probablement contrôlés par la mafia aussi, tandis que les joueurs naïfs et autres créanciers pleurent leurs illusions, leurs économies et leurs investissements perdus.

L'hebdomadaire Voetbal International a révélé ces pratiques aux Pays-Bas : la Belgique est-elle à l'abri de ces dérives ?

Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine

Le mercato d'hiver se termine sur quelques coups d'éclat. Nabil Dirar quitte le Club Bruges pour Monaco qui a déboursé 7,5 millions d'euros. Kevin De Bruyne a signé un contrat de cinq ans à Chelsea (prix : 10 millions d'euros) mais restera à Genk jusqu'en fin de saison. C'est "Casino Royal" pour les clubs belges mais les dirigeants et les joueurs belges ont intérêt à ouvrir l'oeil et même le bon. Les transferts génèrent d'énormes capitaux qui intéressent les bons et les mauvais agents de joueurs. Ces derniers, c'est connu, n'hésitent pas à travailler avec des rétro commissions qui embêteront un jour ceux qui les perçoivent. Mais il y a plus grave : des sociétés de management sportif sont rayées de la carte dans des conditions curieuses. Ce phénomène a été constaté aux Pays-Bas. Des "managers" y développent de gros portefeuilles, ont leurs entrées dans de grands clubs, gèrent les affaires de joueurs en vue, etc. Au fil du temps, ces agences contractent de gros emprunts, détournent les fonds de pension de leurs vedettes, etc. A un moment, les patrons de ces sociétés de management sportif endettées trouvent un repreneur (officiellement pour un euro mais probablement plus en réalité) qui revend le mobilier avant de changer de domicile et d'installer l'affaire à une adresse fictive. L'affaire est alors bouclée : les bénéfices se sont envolés, les agents probablement contrôlés par la mafia aussi, tandis que les joueurs naïfs et autres créanciers pleurent leurs illusions, leurs économies et leurs investissements perdus. L'hebdomadaire Voetbal International a révélé ces pratiques aux Pays-Bas : la Belgique est-elle à l'abri de ces dérives ? Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine