L'ancien spécialiste du tour de piste et Wilfried Meert, son prédécesseur, étaient presque contents de ne pas devoir organiser cette finale. "Nous restons une épreuve de Ligue de Diamant et nous continuerons à proposer les meilleurs athlètes et les meilleurs duels à notre public, comme chaque année", a dit Van Branteghem. "Zurich va devoir organiser un meeting avec 28 disciplines, contre 16 cette année. Et avec la réforme du format de compétition, rabotée à 1h30 sous la pression des chaînes de télévision, ça va être encore plus compliqué", a dit Meert, insistant sur le caractère contradictoire de ces deux évolutions. "Nos amis de Zurich vont essayer de limiter la casse mais il y aura, à coup sûr, des changements à partir de 2021." Ne plus être impliqué dans l'organisation d'une des deux finales va permettre au Mémorial de libérer une manne financière afin d'attirer encore davantage de cadors mondiaux sur le tartan bruxellois. En tant que meeting de saison régulière, le Van Damme pourrait donc proposer un plateau d'un meilleur niveau encore. "Cette année, des athlètes sont là car ils se sont qualifiés grâce à de bons résultats en début de saison mais certains ne sont plus vraiment en forme. Ils viennent pour la prime de la finale et ils ont raison car l'athlétisme ne brasse pas autant d'argent que d'autres sports." Une autre donnée, celle de la date du début des travaux de rénovation du Stade Roi Baudouin, entre en ligne de compte. "Nous n'avons pas poussé pour être le théâtre de la finale car nous espérons toujours les entamer, le plus vite possible", a-t-il ajouté. Si l'édition 2020 du Mémorial se tiendra le 4 septembre, une semaine avant la finale à Zurich, celle de 2021 reste intimement liée à cette remise à neuf. "Nous aborderons cette éventualité le moment venu. Pour l'instant, nous restons bel et bien à Bruxelles. Si nous devions déménager, nous possédons plusieurs options", a ponctué Meert, évoquant notamment Villeneuve-d'Ascq ou Amsterdam. (Belga)