Le travail d'un coach, c'est 30% de travail tactique et 70% de compétences sociales expliquait Julian Nagelsmann, l'entraîneur du Bayern Munich.

YVES VANDERHAEGHE : "De nos jours, c'est une tâche très importante que de garder tout le monde heureux au sein d'un groupe. Parce que nous sommes dans une culture où chacun a conscience de ce que le football peut apporter financièrement. Du coup, les joueurs peuvent rapidement se sentir lésés après une décision négative. La saison dernière, j'ai joué avec un seul attaquant au début et j'ai choisi Makhtar Gueye. J'ai donc accordé à Thierry Ambrose, qui a un profil similaire. Mais il s'est senti blessé par cette décision et pendant trois ou quatre semaines, il a pensé que je ne l'aimais pas. Il est difficile d'exprimer cela en termes de pourcentage comme l'a fait Nagelsmann, mais la gestion sociale d'un groupe est devenue la chose la plus importante pour un entraîneur. Tout est devenu si sensible maintenant que vous devez vraiment surveiller le ton de votre voix lorsque vous parlez avec quelqu'un."

"Les gens pensent toujours que l'entraîneur est la personne la plus forte dans un club, le patron, mais en réalité, il est le maillon le plus faible". C'est qu'a déclaré un jour Pep Guardiola.

VANDERHAEGHE : "Je ne pense pas qu'il faille penser les choses aussi négativement, mais je trouve que cette citation est très belle et très forte. On ne le dit pas pour rien mais une fois que vous avez signé comme entraîneur, quand l'équipe gagne, c'est parce que les joueurs ont très bien fait leur travail. Si votre formation perd, c'est parce que le coach n'a pas effectué les bons choix. Je sais aussi que les joueurs possèdent une certaine valeur marchande. Ils signent un contrat pour jouer et si les choses ne se déroulent pas comme ils l'attendaient, l'entraîneur devient alors souvent le bouc émissaire."

Vanderhaeghe a connu le problème de la gestion des égos lorsqu'il avait choisi d'aligner Makhtar Gueye plutôt que Thierry Ambrose., iStock
Vanderhaeghe a connu le problème de la gestion des égos lorsqu'il avait choisi d'aligner Makhtar Gueye plutôt que Thierry Ambrose. © iStock

"Chaque fois que des entraîneurs étrangers arrivent, la presse m'appelle et chaque fois je leur répète la même chose : rappelez-moi à la fin de la saison. Souvent, je constate alors avec satisfaction que les entraîneurs belges ont réalisé un meilleur travail". Ce sont les mots de Kris Van Der Haegen, responsable de la formation des entraîneurs à l'Union Belge.

VANDERHAEGHE:"Pourquoi de nombreux entraîneurs étrangers ne réussissent-ils pas ici ? Quand je vois que certains ont besoin d'un traducteur lors de la conférence de presse, je me demande alors comment ils peuvent se faire comprendre de leurs joueurs ? Je ne comprends pas ça. La communication n'est-elle pas très importante pour faire passer vos messages, vos instructions et vos idées à votre groupe ? Et selon vous, qu'est-ce qui est le mieux ? Un staff technique où tout le monde parle la même langue ou un staff où vous devez parler quatre langues différentes pour expliquer une seule chose ? Je pense que nous devrions être un peu plus chauvins et affirmer que nos entraîneurs sont bien formés. Pourquoi les étrangers devraient-ils être meilleurs ?"

Lire l'entretien complet et en néerlandais avec Yves Vanderhaeghesur le site de Krant van West-Vlaanderen

YVES VANDERHAEGHE : "De nos jours, c'est une tâche très importante que de garder tout le monde heureux au sein d'un groupe. Parce que nous sommes dans une culture où chacun a conscience de ce que le football peut apporter financièrement. Du coup, les joueurs peuvent rapidement se sentir lésés après une décision négative. La saison dernière, j'ai joué avec un seul attaquant au début et j'ai choisi Makhtar Gueye. J'ai donc accordé à Thierry Ambrose, qui a un profil similaire. Mais il s'est senti blessé par cette décision et pendant trois ou quatre semaines, il a pensé que je ne l'aimais pas. Il est difficile d'exprimer cela en termes de pourcentage comme l'a fait Nagelsmann, mais la gestion sociale d'un groupe est devenue la chose la plus importante pour un entraîneur. Tout est devenu si sensible maintenant que vous devez vraiment surveiller le ton de votre voix lorsque vous parlez avec quelqu'un."VANDERHAEGHE : "Je ne pense pas qu'il faille penser les choses aussi négativement, mais je trouve que cette citation est très belle et très forte. On ne le dit pas pour rien mais une fois que vous avez signé comme entraîneur, quand l'équipe gagne, c'est parce que les joueurs ont très bien fait leur travail. Si votre formation perd, c'est parce que le coach n'a pas effectué les bons choix. Je sais aussi que les joueurs possèdent une certaine valeur marchande. Ils signent un contrat pour jouer et si les choses ne se déroulent pas comme ils l'attendaient, l'entraîneur devient alors souvent le bouc émissaire."VANDERHAEGHE:"Pourquoi de nombreux entraîneurs étrangers ne réussissent-ils pas ici ? Quand je vois que certains ont besoin d'un traducteur lors de la conférence de presse, je me demande alors comment ils peuvent se faire comprendre de leurs joueurs ? Je ne comprends pas ça. La communication n'est-elle pas très importante pour faire passer vos messages, vos instructions et vos idées à votre groupe ? Et selon vous, qu'est-ce qui est le mieux ? Un staff technique où tout le monde parle la même langue ou un staff où vous devez parler quatre langues différentes pour expliquer une seule chose ? Je pense que nous devrions être un peu plus chauvins et affirmer que nos entraîneurs sont bien formés. Pourquoi les étrangers devraient-ils être meilleurs ?"Lire l'entretien complet et en néerlandais avec Yves Vanderhaeghesur le site de Krant van West-Vlaanderen