Dans le Sport/Foot Magazine du 2 juin dernier, Jérémy Doku surprenait par son ambition et étonnait par la sincérité de ses propos. Criant notamment son désir de s'imposer dès cet EURO comme une vraie alternative. Ça t'étonne, ce genre de discours de la part d'un jeune de 19 ans ?

YOURI TIELEMANS : Jérémy, c'est un garçon intelligent, il connaît sa place. Ça fait depuis septembre qu'il est avec nous, mais il a compris comment ce groupe fonctionnait. Ces propos-là, d'autres auraient pu les tenir. C'est la marque de fabrique d'un groupe où tout le monde se respecte, mais où tout le monde veut prendre la place de tout le monde. Et forcément, lui aussi a de plus en plus envie d'apporter sa pierre à l'édifice. Il a prouvé à l'entraînement qu'il avait des qualités, il a confirmé en match, c'est normal qu'il ait maintenant envie de monter en puissance avec cet EURO.

Jérémy Doku, c'est un peu le Tielemans de 2018. D'aucuns pensent qu'il pourrait être plus qu'un joker. Tu crois qu'il est prêt à assumer un rôle de potentiel titulaire ?

TIELEMANS : Il pourrait bien, oui. C'est ce que je lui souhaite. Et c'est même ce que je souhaite à l'équipe. Parce que si Jérémy est en forme, avec les qualités qu'il a, on sait tout le bien que ça peut nous apporter. C'est un joueur qui peut faire mal à n'importe quelle équipe. Le genre de joueur qui peut déstabiliser n'importe quel défenseur.

Les médias ont été dithyrambiques après la victoire contre la Croatie en amical (1-0 le 6 juin). Ils l'étaient pourtant beaucoup moins après le nul contre la Grèce trois jours plus tôt (1-1, le 3 juin). Vous aussi, ça vous a fait douter ?

TIELEMANS : (Il rigole) Il y a un mélange de tout. On peut comprendre certaines choses. On n'a pas fait un super match contre la Grèce. Maintenant, nous, on savait que c'était un match de reprise, le premier depuis mars et une rencontre censée offrir du temps de jeu à certains qui en avaient parfois moins eu en club. Est-ce que c'était inquiétant ? De notre point de vue à nous, les joueurs, non. Mais ce qui est vrai, c'est que ça nous a permis de nous dire certaines vérités.

Lesquelles ?

TIELEMANS : Ce dont on a le plus parlé, c'est de notre envie. Nous, on a disputé un match amical, mais en face, les Grecs ils sont venus pour nous battre, tout simplement. C'est la mentalité dont je parlais plus tôt. Celle qui fait qu'on aborde pas seulement un match pour le gagner, mais avec l'envie de marcher sur l'adversaire. Et je dis ça avec beaucoup de respect. Mais c'est un sentiment qui doit toujours nous animer. Même lors d'un match amical. On l'a vu contre la Croatie. Typiquement, ça, c'est un match qu'on a abordé comme s'il s'agissait déjà d'un match de tournoi.

Dans le Sport/Foot Magazine du 2 juin dernier, Jérémy Doku surprenait par son ambition et étonnait par la sincérité de ses propos. Criant notamment son désir de s'imposer dès cet EURO comme une vraie alternative. Ça t'étonne, ce genre de discours de la part d'un jeune de 19 ans ?YOURI TIELEMANS : Jérémy, c'est un garçon intelligent, il connaît sa place. Ça fait depuis septembre qu'il est avec nous, mais il a compris comment ce groupe fonctionnait. Ces propos-là, d'autres auraient pu les tenir. C'est la marque de fabrique d'un groupe où tout le monde se respecte, mais où tout le monde veut prendre la place de tout le monde. Et forcément, lui aussi a de plus en plus envie d'apporter sa pierre à l'édifice. Il a prouvé à l'entraînement qu'il avait des qualités, il a confirmé en match, c'est normal qu'il ait maintenant envie de monter en puissance avec cet EURO. Jérémy Doku, c'est un peu le Tielemans de 2018. D'aucuns pensent qu'il pourrait être plus qu'un joker. Tu crois qu'il est prêt à assumer un rôle de potentiel titulaire ?TIELEMANS : Il pourrait bien, oui. C'est ce que je lui souhaite. Et c'est même ce que je souhaite à l'équipe. Parce que si Jérémy est en forme, avec les qualités qu'il a, on sait tout le bien que ça peut nous apporter. C'est un joueur qui peut faire mal à n'importe quelle équipe. Le genre de joueur qui peut déstabiliser n'importe quel défenseur. Les médias ont été dithyrambiques après la victoire contre la Croatie en amical (1-0 le 6 juin). Ils l'étaient pourtant beaucoup moins après le nul contre la Grèce trois jours plus tôt (1-1, le 3 juin). Vous aussi, ça vous a fait douter ? TIELEMANS : (Il rigole) Il y a un mélange de tout. On peut comprendre certaines choses. On n'a pas fait un super match contre la Grèce. Maintenant, nous, on savait que c'était un match de reprise, le premier depuis mars et une rencontre censée offrir du temps de jeu à certains qui en avaient parfois moins eu en club. Est-ce que c'était inquiétant ? De notre point de vue à nous, les joueurs, non. Mais ce qui est vrai, c'est que ça nous a permis de nous dire certaines vérités. Lesquelles ?TIELEMANS : Ce dont on a le plus parlé, c'est de notre envie. Nous, on a disputé un match amical, mais en face, les Grecs ils sont venus pour nous battre, tout simplement. C'est la mentalité dont je parlais plus tôt. Celle qui fait qu'on aborde pas seulement un match pour le gagner, mais avec l'envie de marcher sur l'adversaire. Et je dis ça avec beaucoup de respect. Mais c'est un sentiment qui doit toujours nous animer. Même lors d'un match amical. On l'a vu contre la Croatie. Typiquement, ça, c'est un match qu'on a abordé comme s'il s'agissait déjà d'un match de tournoi.