Tu nous a dit un jour que tu avais parfois l'impression de souffrir d'une mauvaise réputation et qu'on te pardonnait peut-être moins de choses qu'à d'autres joueurs. Tu le penses toujours ?

YANNICK CARRASCO : Honnêtement, aujourd'hui je ne fais plus attention à tout ça. Quand j'étais plus jeune, je m'arrêtais plus à des futilités. Je suis maintenant plus mature, j'essaie juste de jouer mon foot sans m'intéresser au reste. On va toujours plaire à certaines personnes, moins à d'autres.

Tu veux donc dire que ce n'est plus important pour toi d'avoir une bonne cote dans le public ? Parce que tu serais passé à autre chose ?

CARRASCO : Il y a juste un truc que je ne supporte toujours pas, c'est l'injustice. C'est dans mon caractère. Si j'ai fait un bon match, je le sais, pas besoin de me dire. Si je n'ai pas été bon, c'est pareil. Ma maman, elle est comme toutes les mamans, elle me dit toujours que j'ai bien joué. (Il rigole). Mais non, parfois c'est faux... Simplement, j'essaie toujours de donner le max. Mais on n'est pas des robots, hein. Les gens doivent accepter que parfois, on soit moins bien. Tu fais des erreurs, tu prends parfois des mauvaises décisions dans ton métier, un footballeur c'est la même chose.

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À l'EURO, quand tu es monté à trois minutes de la fin contre le Portugal, tu as eu deux occasions pour tuer le match, mais ça n'a pas marché. Trop de pression ? Les jambes qui ont tremblé ?

CARRASCO : Je n'ai jamais eu de pression pour le foot. Je n'en avais pas quand j'ai joué mon premier match pro, je n'en ai pas quand je joue un match à l'EURO ou à la Coupe du monde. J'ai la pression du gars qui joue au parc avec ses potes. Ma mentalité, c'est : "Si je le fais bien tant mieux, si je le fais mal, ça ira mieux au prochain match". On essaie tous de bien faire, mais on peut avoir un mauvais jour, la tête moins fraîche.

Tu travailles avec un préparateur mental ?

CARRASCO : Je ne l'ai jamais fait. Parce que je n'en ai jamais eu besoin. Un jour, peut-être.

Ça reste un tabou chez les footballeurs, quand même.

CARRASCO : Oui, des gars ont parfois honte de reconnaître qu'ils sont faibles mentalement.

Tu nous a dit un jour que tu avais parfois l'impression de souffrir d'une mauvaise réputation et qu'on te pardonnait peut-être moins de choses qu'à d'autres joueurs. Tu le penses toujours ?YANNICK CARRASCO : Honnêtement, aujourd'hui je ne fais plus attention à tout ça. Quand j'étais plus jeune, je m'arrêtais plus à des futilités. Je suis maintenant plus mature, j'essaie juste de jouer mon foot sans m'intéresser au reste. On va toujours plaire à certaines personnes, moins à d'autres.Tu veux donc dire que ce n'est plus important pour toi d'avoir une bonne cote dans le public ? Parce que tu serais passé à autre chose ?CARRASCO : Il y a juste un truc que je ne supporte toujours pas, c'est l'injustice. C'est dans mon caractère. Si j'ai fait un bon match, je le sais, pas besoin de me dire. Si je n'ai pas été bon, c'est pareil. Ma maman, elle est comme toutes les mamans, elle me dit toujours que j'ai bien joué. (Il rigole). Mais non, parfois c'est faux... Simplement, j'essaie toujours de donner le max. Mais on n'est pas des robots, hein. Les gens doivent accepter que parfois, on soit moins bien. Tu fais des erreurs, tu prends parfois des mauvaises décisions dans ton métier, un footballeur c'est la même chose.À l'EURO, quand tu es monté à trois minutes de la fin contre le Portugal, tu as eu deux occasions pour tuer le match, mais ça n'a pas marché. Trop de pression ? Les jambes qui ont tremblé ?CARRASCO : Je n'ai jamais eu de pression pour le foot. Je n'en avais pas quand j'ai joué mon premier match pro, je n'en ai pas quand je joue un match à l'EURO ou à la Coupe du monde. J'ai la pression du gars qui joue au parc avec ses potes. Ma mentalité, c'est : "Si je le fais bien tant mieux, si je le fais mal, ça ira mieux au prochain match". On essaie tous de bien faire, mais on peut avoir un mauvais jour, la tête moins fraîche.Tu travailles avec un préparateur mental ?CARRASCO : Je ne l'ai jamais fait. Parce que je n'en ai jamais eu besoin. Un jour, peut-être.Ça reste un tabou chez les footballeurs, quand même.CARRASCO : Oui, des gars ont parfois honte de reconnaître qu'ils sont faibles mentalement.