La phase a fait coulé beaucoup d'encre et engendré beaucoup de tweets sur le réseau social au petit oiseau bleu ce jeudi soir. Le pénalty reçu par Anderlecht dans les toutes dernières secondes de la demi-finale aller de Coupe de Belgique contre Eupen était-il légitime ?

Dans un premier temps, l'arbitre a indiqué un coup franc à l'entrée de la surface et sans se plaindre, Sergio Gomez et Lior Refaelov se sont placés de manière à jouer le mieux possible cette phase arrêtée importante, alors que leur équipe courait après le score. Mais l'Israélien devra finalement s'emparer du cuir pour le poser au point des 11 mètres et tirer un pénaly. Conseillé par la VAR, Jonathan Lardot, l'arbitre de ce duel, a décidé de revenir sur sa décision initiale et d'accorder un pénalty au Sporting d'Anderlecht. A la colère du banc d'Eupen qui s'estimait forcément lésé.

Nous ne disposons en tout cas pas des images de la VAR sur lesquelles s'est appuyé Lawrence Visser , l'arbitre en cabine pour demander à l'arbitre principal de modifier décision. Sur celles que nous avons eu lors du direct (et avec la qualité pas toujours nette d'un arrêt sur image), il semble bien que le pied droit de Lior Refaelov soit accroché sur la ligne du grand rectangle. Un contact au-dessus de la dite ligne est aussi considéré comme étant sur sur celle-ci et donc dans le rectangle. C'est ce que le règlement stipule. Le fait que l'arbitre de la rencontre ne va pas voir l'écran de la VAR, comme c'est souvent le cas sur un possible pénalty, s'explique par le fait que la phase n'est pas dans une zone grise du règlement puisque la faute est établie (et contestée par personne). Comme au tennis lorsqu'un point est accordé car la balle est sur la ligne. Si la faute est considérée comme étant sur la ligne du grand rectangle, il y a donc lieu d'accorder le pénalty dans ce cas. Même si dans l'esprit avec son corps hors des seize mètres, on peut se demander si ce type de décision a forcément un sens.

Mais plutôt de facilement jeter des pierres à l'arbitre de la rencontre, ne faudrait-il pas tout simplement reposer la question de l'utilisation de la Var dans le football. Depuis l'introduction de cette dernière, l'interprétation a forcément un peu disparu de l'arsenal de décisions des hommes en noir qui préfèrent appliquer le règlement stricto sensu de peur de risquer une sanction interne par la suite. Du coup, faut-il s'étonner que la vidéo assistance soit dès lors utilisée tel l'hawk-eye en tennis où une balle qui touche l'extérieur de la ligne pour l'épaisseur d'un poil est accordée comme bonne ?

L'an dernier, certains hors-jeux sifflés en Premier League ont aussi fait l'objet de débats à rallonge dans les médias et sur le net. La Ligue anglaise avait alors décidé pour cette saison d'utiliser des lignes plus épaisses pour le révélateur de hors-jeu utilisé par les arbitres vidéo. Le championnat le plus médiatisé du monde souhaitait ainsi réduire les polémiques sur les buts refusés pour quelques centimètres sur des images loin d'être parfaitement nettes.

On ne va pas réduire ou augmenter l'épaisseur des lignes de jeu. Cela ne changerait finalement pas grand chose. Si les Eupenois pensent que ce pénalty n'aurait pas été sifflé de leur côté, ils ont probablement raison. Malgré la Var, la vérification d'une décision semble toujours influencée par la notoriété de certains clubs. Sans doute faudrait-il que chaque décision fasse alors l'objet d'un check par l'assistance vidéo mais alors les rencontres s'éterniseraient.

Les râleurs d'hier, qui étaient en grande partie les mêmes à réclamer l'introduction de la vidéo dans le football, n'ont qu'à mordre sur leur chique et s'abstenir de commentaires sur un "esprit du jeu" qui serait bafoué. La Var allait forcément poser ce problème, dès le début. Il fallait juste en prendre conscience plutôt que de se plaindre de son côté robotique. Le football n'a jamais été le rugby ou le hockey. Mais certains semblent seulement en prendre conscience que maintenant.

Dura lex sed Var.

La phase a fait coulé beaucoup d'encre et engendré beaucoup de tweets sur le réseau social au petit oiseau bleu ce jeudi soir. Le pénalty reçu par Anderlecht dans les toutes dernières secondes de la demi-finale aller de Coupe de Belgique contre Eupen était-il légitime ?Dans un premier temps, l'arbitre a indiqué un coup franc à l'entrée de la surface et sans se plaindre, Sergio Gomez et Lior Refaelov se sont placés de manière à jouer le mieux possible cette phase arrêtée importante, alors que leur équipe courait après le score. Mais l'Israélien devra finalement s'emparer du cuir pour le poser au point des 11 mètres et tirer un pénaly. Conseillé par la VAR, Jonathan Lardot, l'arbitre de ce duel, a décidé de revenir sur sa décision initiale et d'accorder un pénalty au Sporting d'Anderlecht. A la colère du banc d'Eupen qui s'estimait forcément lésé.Nous ne disposons en tout cas pas des images de la VAR sur lesquelles s'est appuyé Lawrence Visser , l'arbitre en cabine pour demander à l'arbitre principal de modifier décision. Sur celles que nous avons eu lors du direct (et avec la qualité pas toujours nette d'un arrêt sur image), il semble bien que le pied droit de Lior Refaelov soit accroché sur la ligne du grand rectangle. Un contact au-dessus de la dite ligne est aussi considéré comme étant sur sur celle-ci et donc dans le rectangle. C'est ce que le règlement stipule. Le fait que l'arbitre de la rencontre ne va pas voir l'écran de la VAR, comme c'est souvent le cas sur un possible pénalty, s'explique par le fait que la phase n'est pas dans une zone grise du règlement puisque la faute est établie (et contestée par personne). Comme au tennis lorsqu'un point est accordé car la balle est sur la ligne. Si la faute est considérée comme étant sur la ligne du grand rectangle, il y a donc lieu d'accorder le pénalty dans ce cas. Même si dans l'esprit avec son corps hors des seize mètres, on peut se demander si ce type de décision a forcément un sens.Mais plutôt de facilement jeter des pierres à l'arbitre de la rencontre, ne faudrait-il pas tout simplement reposer la question de l'utilisation de la Var dans le football. Depuis l'introduction de cette dernière, l'interprétation a forcément un peu disparu de l'arsenal de décisions des hommes en noir qui préfèrent appliquer le règlement stricto sensu de peur de risquer une sanction interne par la suite. Du coup, faut-il s'étonner que la vidéo assistance soit dès lors utilisée tel l'hawk-eye en tennis où une balle qui touche l'extérieur de la ligne pour l'épaisseur d'un poil est accordée comme bonne ?L'an dernier, certains hors-jeux sifflés en Premier League ont aussi fait l'objet de débats à rallonge dans les médias et sur le net. La Ligue anglaise avait alors décidé pour cette saison d'utiliser des lignes plus épaisses pour le révélateur de hors-jeu utilisé par les arbitres vidéo. Le championnat le plus médiatisé du monde souhaitait ainsi réduire les polémiques sur les buts refusés pour quelques centimètres sur des images loin d'être parfaitement nettes. On ne va pas réduire ou augmenter l'épaisseur des lignes de jeu. Cela ne changerait finalement pas grand chose. Si les Eupenois pensent que ce pénalty n'aurait pas été sifflé de leur côté, ils ont probablement raison. Malgré la Var, la vérification d'une décision semble toujours influencée par la notoriété de certains clubs. Sans doute faudrait-il que chaque décision fasse alors l'objet d'un check par l'assistance vidéo mais alors les rencontres s'éterniseraient.Les râleurs d'hier, qui étaient en grande partie les mêmes à réclamer l'introduction de la vidéo dans le football, n'ont qu'à mordre sur leur chique et s'abstenir de commentaires sur un "esprit du jeu" qui serait bafoué. La Var allait forcément poser ce problème, dès le début. Il fallait juste en prendre conscience plutôt que de se plaindre de son côté robotique. Le football n'a jamais été le rugby ou le hockey. Mais certains semblent seulement en prendre conscience que maintenant.Dura lex sed Var.