Mardi 28 juillet, Neerpede. Patrick Wachel et Karel Van Eetvelt, respectivement coach et CEO d'Anderlecht ne sont pas peu fiers de présenter leur toute nouvelle recrue : Tessa Wullaert. À l'évidence le grand moment d'un mercato forcément chahuté (relire notre article sur son déroulement par ici). En réalité, l'ensemble du marché belge a frissonné : Gand a recruté aux Pays-Bas (Ajax, PSV, Heerenveen) et a surtout réussi à ramener une autre Red Flame (l'expérimentée Heleen Jacques, 32 ans, de Sassuolo). OHL s'est entre autres offert un duo de choc en les personnes de Sara Yuceïl (PSV) et Lenie Onzia (Gand). Le Club YLA (Bruges) a chipé Marie Minnaert aux Gantoises et le Standard a lui aussi officialisé un transfert de choix : l'attaquante Davinia Vanmechelen (Twente). Que des internationales, donc.

Le staff mauve tentait de recruter Kassie Missipo depuis trois ans.

Mais c'est bien le triple champion en titre anderlechtois qui a signé les plus gros coups. Wullaert, bien sûr, mais aussi Kassandra Missipo, débarquée au Sporting quelques semaines avant sa capitaine en sélection. Diplômée en juin, la médiane, qui étudiait la communication à Gand, a profité d'avoir son baccalauréat en poche pour quitter les Gent Ladies et rejoindre le club-référence à l'heure actuelle au niveau féminin. Une nouvelle qui a eu le don de soulager le staff mauve, qui "tentait de la recruter depuis trois ans". À 22 ans, la milieu défensive est déjà l'une des cadres des Red Flames (28 caps), où elle ratisse inlassablement devant le quatuor arrière d'Ives Serneels.

C'est à Genk qu'Anderlecht a également recruté, notamment Jarne Teulings, une jeune attaquante de 18 ans dont on dit le plus grand bien. Douée techniquement, dotée d'une bonne vision du jeu et ambitieuse, l'adolescente doit encore prendre un peu de caisse physique pour prétendre à jouer les premiers rôles. Un déficit qu'elle tente de résorber, mais ses buts inscrits avec les U19 belges face aux Bleuettes françaises en novembre dernier prouvent le potentiel de la recrue anderlechtoise. On note aussi les arrivées d'Amber Maximus (Gand), une numéro 9 de 23 ans, avide de revanche après plusieurs sales blessures au genou, et de la gauchère Silke Leynen (Genk), défenseuse de 25 ans.

Un noyau conservé... et renforcé de l'intérieur

Outre ces cinq arrivées, l'autre perf' réalisée par le Sporting est d'avoir conservé les deux tiers de son noyau. De la gardienne Justien Odeurs à l'attaquante Sarah Wijnants, en passant par la défenseuse Laura De Neve et la médiane Tine De Caigny (pour ne citer qu'elles, voir le reste plus bas), l'ossature du Sporting 2020/2021 est restée sensiblement la même que celle de la saison passée. En tout, elles sont quatorze sur 22 à avoir prolongé, malgré des appels du pieds de plusieurs clubs (et parfois pour des conditions financières plus sympas). Une "fierté" pour Patrick Wachel, l'entraîneur de l'équipe. "On est aussi parvenu à garder nos jeunes. Par exemple Sakina Diki Ouzraoui, qui a été contactée par d'autres clubs belges, mais a malgré tout choisi de poursuivre l'aventure avec nous", dit-il. "Peut-être que le fait que Tessa Wullaert soit arrivée va motiver les jeunes à rester."

"Ces dernières années, on a trop peu investi dans le football féminin en Belgique, et nous voulons contribuer à le placer sur la carte."

Karel Van Eetvelt, CEO d'Anderlecht

Parmi celles-ci, on retrouve Louise Wijns, une jeune défenseuse qui évoluait encore encore en P2 avec les gars de La Rhodienne (Rhode-Saint-Genèse) il y a un an. "La première fois que je l'ai vue jouer, je me suis dit : celle-là, c'est la future arrière centrale d'Anderlecht et des Flames. Ce qu'elle montre pour l'instant est de très haut niveau", s'enthousiasme même son coach. "L'attrait de la Ligue des Champions et voir que le club est en pleine expansion a sans doute joué aussi", ajoute-t-il. Car deux ans après avoir failli passer à la trappe, l'équipe féminine d'Anderlecht semble aujourd'hui bénéficier de l'attention des têtes pensantes du club. "Ces dernières années, on a trop peu investi dans le football féminin en Belgique, et nous voulons contribuer à le placer sur la carte", expliquait d'ailleurs Van Eetvelt sur la pelouse de Neerpede au moment de présenter Wullaert à la presse. L'ambition est désormais de disposer d'une véritable académie mauve et d'augmenter le nombre d'équipes de jeunes. Histoire d'asseoir définitivement sa domination sur le Royaume... et de se faire plaisir en Europe.

"Je suis très content du travail accompli", indique Wachel. "L'objectif n'était pas forcément d'avoir un noyau plus large, mais plus qualitatif, avec plus de concurrence. Il y a de plus en plus d'exigences au niveau de équipes nationales. Elles sont souvent appelées et j'en suis parfois privé presque dix jours par mois. Mais en attendant, il y a des matches. Les internationales peuvent revenir blessées de leurs obligations en sélection, fatiguées, ou hors rythme. C'est pourquoi il me fallait plus d'options. (...) Après, est-ce qu'on peut parler d'un mercato dingue ? Ça, je ne sais pas. Si on avait fait venir Ada Hegerberg (la Ballon d'Or 2018, qui évolue à Lyon, ndlr), sans doute oui", conclut le T1 du Sporting.

Non, l'attaquante norvégienne n'a pas débarqué à Anderlecht, mais avec un noyau qui a su trouver l'équilibre entre jeunesse, expérience et continuité, le club s'est méchamment renforcé en vue d'une Superleague qui démarre déjà dans moins d'un mois.

Elles ont prolongé :

Gardiennes : Justien Odeurs, Lowiese Seynhaeve

Défenseuses : Michelle Colson, Britt Vanhamel, Laura De Neve, Laura Deloose

Médianes : Tine De Caigny, Stefania Vatafu, Marie Van Caesbroeck, Charlotte Tison

Attaquantes : Elke Van Gorp, Sarah Wijnants, Mariam Toloba, Sakina Diki Ouzraoui

Elles arrivent :

Défenseuse : Silke Leynen (Genk)

Médianes : Kassandra Missipo (Gand)

Attaquantes : Tessa Wullaert (Manchester City), Jarne Teulings (Genk), Amber Maximus (Gand)

Elles intègrent le noyau A :

Gardienne : Estelle Loos

Défenseuses : Louise Wijns, Lauren Huys

Mardi 28 juillet, Neerpede. Patrick Wachel et Karel Van Eetvelt, respectivement coach et CEO d'Anderlecht ne sont pas peu fiers de présenter leur toute nouvelle recrue : Tessa Wullaert. À l'évidence le grand moment d'un mercato forcément chahuté (relire notre article sur son déroulement par ici). En réalité, l'ensemble du marché belge a frissonné : Gand a recruté aux Pays-Bas (Ajax, PSV, Heerenveen) et a surtout réussi à ramener une autre Red Flame (l'expérimentée Heleen Jacques, 32 ans, de Sassuolo). OHL s'est entre autres offert un duo de choc en les personnes de Sara Yuceïl (PSV) et Lenie Onzia (Gand). Le Club YLA (Bruges) a chipé Marie Minnaert aux Gantoises et le Standard a lui aussi officialisé un transfert de choix : l'attaquante Davinia Vanmechelen (Twente). Que des internationales, donc.Mais c'est bien le triple champion en titre anderlechtois qui a signé les plus gros coups. Wullaert, bien sûr, mais aussi Kassandra Missipo, débarquée au Sporting quelques semaines avant sa capitaine en sélection. Diplômée en juin, la médiane, qui étudiait la communication à Gand, a profité d'avoir son baccalauréat en poche pour quitter les Gent Ladies et rejoindre le club-référence à l'heure actuelle au niveau féminin. Une nouvelle qui a eu le don de soulager le staff mauve, qui "tentait de la recruter depuis trois ans". À 22 ans, la milieu défensive est déjà l'une des cadres des Red Flames (28 caps), où elle ratisse inlassablement devant le quatuor arrière d'Ives Serneels. C'est à Genk qu'Anderlecht a également recruté, notamment Jarne Teulings, une jeune attaquante de 18 ans dont on dit le plus grand bien. Douée techniquement, dotée d'une bonne vision du jeu et ambitieuse, l'adolescente doit encore prendre un peu de caisse physique pour prétendre à jouer les premiers rôles. Un déficit qu'elle tente de résorber, mais ses buts inscrits avec les U19 belges face aux Bleuettes françaises en novembre dernier prouvent le potentiel de la recrue anderlechtoise. On note aussi les arrivées d'Amber Maximus (Gand), une numéro 9 de 23 ans, avide de revanche après plusieurs sales blessures au genou, et de la gauchère Silke Leynen (Genk), défenseuse de 25 ans.Outre ces cinq arrivées, l'autre perf' réalisée par le Sporting est d'avoir conservé les deux tiers de son noyau. De la gardienne Justien Odeurs à l'attaquante Sarah Wijnants, en passant par la défenseuse Laura De Neve et la médiane Tine De Caigny (pour ne citer qu'elles, voir le reste plus bas), l'ossature du Sporting 2020/2021 est restée sensiblement la même que celle de la saison passée. En tout, elles sont quatorze sur 22 à avoir prolongé, malgré des appels du pieds de plusieurs clubs (et parfois pour des conditions financières plus sympas). Une "fierté" pour Patrick Wachel, l'entraîneur de l'équipe. "On est aussi parvenu à garder nos jeunes. Par exemple Sakina Diki Ouzraoui, qui a été contactée par d'autres clubs belges, mais a malgré tout choisi de poursuivre l'aventure avec nous", dit-il. "Peut-être que le fait que Tessa Wullaert soit arrivée va motiver les jeunes à rester."Parmi celles-ci, on retrouve Louise Wijns, une jeune défenseuse qui évoluait encore encore en P2 avec les gars de La Rhodienne (Rhode-Saint-Genèse) il y a un an. "La première fois que je l'ai vue jouer, je me suis dit : celle-là, c'est la future arrière centrale d'Anderlecht et des Flames. Ce qu'elle montre pour l'instant est de très haut niveau", s'enthousiasme même son coach. "L'attrait de la Ligue des Champions et voir que le club est en pleine expansion a sans doute joué aussi", ajoute-t-il. Car deux ans après avoir failli passer à la trappe, l'équipe féminine d'Anderlecht semble aujourd'hui bénéficier de l'attention des têtes pensantes du club. "Ces dernières années, on a trop peu investi dans le football féminin en Belgique, et nous voulons contribuer à le placer sur la carte", expliquait d'ailleurs Van Eetvelt sur la pelouse de Neerpede au moment de présenter Wullaert à la presse. L'ambition est désormais de disposer d'une véritable académie mauve et d'augmenter le nombre d'équipes de jeunes. Histoire d'asseoir définitivement sa domination sur le Royaume... et de se faire plaisir en Europe. "Je suis très content du travail accompli", indique Wachel. "L'objectif n'était pas forcément d'avoir un noyau plus large, mais plus qualitatif, avec plus de concurrence. Il y a de plus en plus d'exigences au niveau de équipes nationales. Elles sont souvent appelées et j'en suis parfois privé presque dix jours par mois. Mais en attendant, il y a des matches. Les internationales peuvent revenir blessées de leurs obligations en sélection, fatiguées, ou hors rythme. C'est pourquoi il me fallait plus d'options. (...) Après, est-ce qu'on peut parler d'un mercato dingue ? Ça, je ne sais pas. Si on avait fait venir Ada Hegerberg (la Ballon d'Or 2018, qui évolue à Lyon, ndlr), sans doute oui", conclut le T1 du Sporting. Non, l'attaquante norvégienne n'a pas débarqué à Anderlecht, mais avec un noyau qui a su trouver l'équilibre entre jeunesse, expérience et continuité, le club s'est méchamment renforcé en vue d'une Superleague qui démarre déjà dans moins d'un mois.