Après un épuisant Rallye d'Argentine remporté par Thierry Neuville (Hyundai i20 Coupe WRC), toute la caravane du WRC est descendue 1300 kilomètres plus au sud en direction de la mer, pour établir son campement à proximité de Concepcion. Les premières négociations en vue d'une intégration du Rallye du Chili au championnat du monde datent de 2016. La décision d'inclure la course au mondial de 2019 a été prise l'année suivante. "C'était une décision conforme à la volonté de globaliser le WRC en incorporant plus d'épreuves organisées en dehors de l'Europe", avait expliqué le promoteur du WRC, Oliver Ciesla, lors de la validation du calendrier par le Conseil mondial de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), le 12 octobre dernier à Paris. Avec 63 équipages au départ, le Rallye du Chili en réunit près de trois fois plus que les Rallyes du Mexique (23) et d'Argentine (25). Les concurrents ont eu droit avant les reconnaissances, à des séances video. "On a pris beaucoup de notes, et c'était un travail énorme de tout mettre au net en soirée", avoue Nicolas Gilsoul, le navigateur de Thierry Neuville. Il y aura six spéciales au menu de vendredi, au total 125,27 kilomètres, dont deux fois les 30,72 km de El Puma (ES2 et ES4), et autant au programme samedi (121,15 kilomètres). Enfin dimanche, trois spéciales (45,86 km) le long du fleuve Bio Bio, le plus grand du pays, jusqu'en bord de mer, plus la power stage de 12,52 kilomètres, et ses points de bonus. (Belga)