Il devançait Thierry Neuville (Hyundai) de 2.1 secondes, le Norvégien Petter Solberg (Volkswagen) de 3.3 secondes et le Français Sébastien Ogier (Citroën) de 3.8. "C'était une bonne spéciale, assez compliquée", a commenté Thierry Neuville. "Des pneus plus tendres auraient été mieux, mais nous avons du faire un compromis. C'est un endroit magnifique et il y avait beaucoup de monde." L'Estonien Ott Tänak (Toyota), leader du classement des pilotes avec 17 points d'avance sur Ogier et 30 sur Neuville, avait perdu 8.8 après s'être brièvement arrêté en piste, se classant 13e de cette unique spéciale de jeudi. Kris Meeke s'était déjà montré le plus rapide à midi dans le shakedown où Thierry Neuville avait signé le 6e chrono. Neuf spéciales pour un total de 118,25 km attendent les pilotes vendredi. "Le moteur a coupé, a lâché l'Estonien. "Je n'avais pas de lumière, (les phares) pointaient vers le sommet des arbres et je l'ai ratée (la jonction)." Après cette entrée en matière de 3,58 km, vendredi emmène les pilotes dans le vif du sujet pour deux boucles, l'une de quatre, l'autre de cinq spéciales, dans les forêts du nord du pays de Galles. Sous la pluie, attendue d'ailleurs tout au long du week-end. "Le plan est de piloter pied au plancher", annonce d'ores et déjà Ogier, en chasse derrière Tänak pour un septième titre mondial avec un troisième constructeur différent, après Volkswagen en 2013, 2014, 2015 et 2016 et M-Sport Ford en 2017 et 2018. Le Français a remporté cinq fois l'épreuve, un record, sur les six dernières éditions (quatre avec Volkswagen, une avec M-Sport Ford). En pleine tournée d'adieux, Solberg, champion du monde des rallyes en 2003, vice-champion en 2002, 2004 et 2005 et champion du monde de rallycross en 2014 et 2015, est lui engagé en WRC2, la catégorie inférieure. (Belga)