1. Après un sept sur 21 et une raclée 7-2 à Anderlecht mi-septembre, ton équipe s'est ressaisie. Quel aspect t'a le plus surpris?
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1. Après un sept sur 21 et une raclée 7-2 à Anderlecht mi-septembre, ton équipe s'est ressaisie. Quel aspect t'a le plus surpris? Pas grand-chose, en fait. On n'a pas été suffisamment bons lors de la deuxième mi-temps chez les Mauves. Le groupe le savait. La défense était un rien plus stable, mais quand fallait-il presser? Attendre? Ce qui compte, c'est que nous avons conservé notre sérénité et que les joueurs ont continué à croire en eux et en leurs qualités. Il s'agissait de travailler en bloc et d'afficher la même résistance. La saison dernière aussi, nous sommes parvenus à régler de nombreux problèmes dès que nous avons été sur la même longueur d'ondes. On a gagné en confiance et nos doutes ont disparu. 2. Tu as enfin trouvé un duo central sûr devant le gardien Gaetan Coucke, avec Jordi Vanlerberghe et Sheldon Bateau. Ils sont en effet très bons pour le moment, mais Thibaut Peyre revient de blessure et nous avons aussi le jeune Alec Van Hoorenbeeck en réserve. Je suis content d'avoir laissé Jordi et Sheldon dans l'équipe après la claque reçue à Anderlecht, car ils ont ensuite prouvé qu'ils avaient du talent et ont fait taire les critiques. Ils jouissent donc d'un grand crédit. Jordi possède plus de qualités footballistiques et n'hésite pas à coacher, tandis que Shelly est plus puissant et applique d'emblée tous les principes du positionnement. Ils sont très complémentaires. Nous voulons être actifs sur le terrain tout en restant solides. 3. Pourquoi Hugo Cuypers est-il aussi crucial en pointe dans ton style de jeu? Grâce à son énergie. Je le suivais déjà quand j'entraînais Lommel. Hugo ne figurera sans doute jamais parmi les attaquants les plus techniques, mais on ne peut rien lui reprocher. Il est professionnel et extrêmement motivé. Je remarque que son impact est toujours considérable. Hugo veut constamment apprendre et il travaille ses carences au quotidien. Il visionne beaucoup de vidéos pour courir plus efficacement.C'est un modèle. Nous prônons un football plein d'enthousiasme et ça lui convient parfaitement. Je préfère regarder l'intégralité de son profil plutôt que ses statistiques. J'aime voir beaucoup de sprints, de changements de position, des trajectoires variées. Hugo crée des occasions au profit de ses coéquipiers. 4. Ambitionnez-vous toujours une place parmi les huit premiers? Oui. Nous avons été clairs en début de saison. Cet objectif demeure réaliste. Beaucoup d'équipes ont un budget plus élevé, un noyau plus étoffé ou d'autres possibilités financières. Nous devons nous appuyer sur la mentalité du vrai sportif: quand on est quatrième, on ne veut pas dégringoler à la cinquième ou à la sixième place la semaine suivante. On regarde toujours plus haut. Les paramètres que j'observe me poussent à l'optimisme. Nous sommes un rien plus efficaces que la saison passée et les résultats suivent. En plus, nous croyons fermement en la possibilité de réussir quelque chose ensemble. 5. L'intérêt de Barnsley, pensionnaire de D2 anglaise, t'a flatté, mais la direction s'est opposée à ton départ. Dommage? Oh... C'était chouette, car normalement, cette compétition ne s'intéresse guère à la Belgique, même si le management d'Ostende lui fournit un certain bagage. J'étais donc charmé par la proposition, le respect affiché pour mes méthodes et ce qu'on montrait sur le terrain. Mais encore faut-il que toutes les parties soient d'accord, ce qui n'était pas le cas. So be it. Si j'avais des remarques à formuler, je le ferais en interne. Notre collaboration est déjà longue et nous savons tous à quoi nous en tenir. Je ne pense pas trop à l'avenir.