La Croky Cup a repris ses droits hier. N'est-il pas dommage que vous ne la disputiez pas alors que vous en êtes le tenant ?
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La Croky Cup a repris ses droits hier. N'est-il pas dommage que vous ne la disputiez pas alors que vous en êtes le tenant ? Naturellement. Surtout après notre dernière campagne mais on connaît les faits. Nous nous sommes inclinés devant le jugement qui nous l'a interdit. Nous regardons droit devant nous. Nous devons être contents de ce que nous avons et tout miser là-dessus. Je vais en tout cas suivre un match de coupe tous les jours. Vous avez été privé de quelques piliers : Bijker, Engvall, De Camargo et surtout Van Damme. Est-ce une des raisons de votre 1 sur 9 avant le match à Courtrai ? Non. Nous avons été largement dominés par La Gantoise, une véritable équipe de l'élite. Nous n'avons perdu qu'une fois lors des six matches précédents. J'aurais signé des deux mains pour ce parcours avant la saison. Nous avons pris plus de points que je ne l'espérais. Voilà comment je vois les choses. À Courtrai, on a encore pu constater l'importance de Joachim Van Damme. Il a l'ADN du club. Dans les moments difficiles, il prend l'équipe en mains, dans l'axe de l'entrejeu. Je suis également satisfait des belles choses qu'a montrées Alexander Corryn contre Genk. Mais Jo personnifie la manière dont nous vendons notre peau, chèrement, par sa présence, sa rage de vaincre et son agressivité. Que t'a appris la période difficile traversée cet été, assortie d'une longue attente pour une place en D1A, suite au jugement prononcé dans l'affaire Mains Propres ? La manière dont nous avons remporté le titre en D1B est légendaire. Nous avons également mérité notre victoire en coupe. Avant même le prononcé, j'ai envoyé un signal en prolongeant mon contrat. Un signal de reconnaissance envers le club qui avait quand même pris un risque en offrant sa chance à un jeune entraîneur. Je voulais aussi insuffler de la confiance au groupe. On ne trouve nulle part ailleurs pareils supporters et quand on se sent bien quelque part, il ne faut pas s'en aller. Sous quels aspects Malines doit-il encore s'améliorer en tant que club ? Nous avons déjà accompli des pas importants avec le stade et les infrastructures. Nous devons essayer d'augmenter notre budget pour rivaliser avec les équipes du premier peloton. La valeur marchande de mon groupe est la deuxième plus basse de la série. Nous sommes donc très rentables sur le plan sportif mais si nous voulons progresser, nous devons travailler cet aspect. In fine, tout est affaire d'argent. Personnellement, je ne m'occupe que de ce qui se passe sur le terrain. Chacun a ses responsabilités. L'actionnaire principal Dieter Penninckx est très présent, il est l'homme fort, Malines émarge au top six en matière d'abonnements. Pouvez-vous déjà viser un billet pour les PO1 ? Non, ce n'est pas réaliste. Je vous renvoie aux budgets. Nous devons vraiment faire des progrès. Rester les pieds sur terre et travailler car quand nous nous relâchons, nous avons quand même des problèmes. Il serait malvenu de rêver du top six. Si nous continuons à aller au feu les uns pour les autres, nous allons vivre une belle saison, qui sera tout sauf grise. Nous venons d'être promus. Nous devons donc nous concentrer sur le maintien, avant tout. J'espère une place au milieu du classement. Je suis satisfait de la manière dont nous avons entamé tous nos matches, à l'exception de celui à Gand. Nous avons retrouvé notre jeu à Courtrai, en seconde période : nous avons joué en nous concertant, sans longs ballons ni panique, avec beaucoup de mouvements et d'infiltrations et aussi de nombreux changements de position. De cette façon, nous pouvons montrer de belles choses. La passion, la volonté indéfectible de s'entraider font partie de notre jeu. Nous comptons bien afficher constamment ces éléments.