Q: A 9 jeux à 8 dans le cinquième set, vous gâchez deux balles de match. Comment l'avez-vous vécu? R: "J'étais toujours heureux d'être à 8-8 puis 9-9. On essaie de voir les aspects positifs, on essaie de prendre cela comme une bonne chose que le match ne soit pas encore terminé. Si j'avais pu choisir avant le match d'être à 9-9 dans la cinquième manche, ce n'aurait pas été une chose horrible. (...) Mais oui, c'était vraiment dur de manquer ces opportunités." Q: Vous réussissez 14 points de plus que votre adversaire. Avez-vous été le meilleur joueur malgré la défaite? R: "Ça n'a vraiment pas d'importance en fait. Je sais ce que j'ai bien fait, à quel point j'étais proche. Je n'ai pas besoin de ressentir ça. Je pense que je peux être heureux de ma performance." Q: Comment rebondir après une défaite comme celle-ci? R: "Comme quand on se fait breaker: tu encaisses et tu passes à autre chose. Tu essaies d'oublier, de tirer les bonnes choses du match. Il y en a des tonnes. Comme en 2008 (finale perdue contre Nadal, NDLR), j'y repense et je me dis: +Ce n'était pas si mal, après tout.+ Pour l'instant, ça fait mal, comme toute défaite ici à Wimbledon. Je pense que c'est un état d'esprit. Je suis très doué pour passer à autre chose parce que je ne veux pas me déprimer en pensant à un match incroyable. (...) J'ai l'impression d'avoir manqué une incroyable opportunité. Je n'arrive pas à le croire." Q: Pouvez-vous comparer la finale de 2008 à celle de 2019? R: "Il y a bien sûr des similitudes. (...) Je suis le perdant les deux fois, c'est donc la seule similitude que je vois (sourire)." . (Belga)