En avril, Marc Wilmots a négocié avec le Bayer Leverkusen. L'ultimatum posé par le club allemand explique pourquoi il a tweeté la prolongation de contrat avec l'URBSFA aussi rapidement et inopinément. Wilmots et son assistant, Vital Borkelmans, ont signé un contrat jusqu'au Mondial 2018 en Russie.

Cependant, il devient de moins en moins certain que l'entraîneur aille au bout de ce contrat. Wilmots continue d'ailleurs à faire comprendre qu'il peut partir à tout moment. Hasard - ou pas ? - son groupe de joueurs (ambitieux) émet de plus en plus de signaux indiquant qu'un certain nombre d'internationaux - et pas des moindres - se fatigueraient peu à peu de leur sélectionneur.

Marc Wilmots s'est montré étonné lorsque nous lui avons fait part des doutes qui seraient en train de naître au sein de son groupe, à propos de ses capacités à hisser les Diables Rouges vers le haut. "Je serais très surpris qu'il en soit ainsi, mais je leur poserai la question", a-t-il rétorqué lors d'un entretien avec Sport/Foot Magazine, en présence du business director Bob Madou. "J'espère qu'ils oseront l'avouer ouvertement, si tel est le cas. Je suis ouvert à toute discussion, mais je ne suis pas sûr que cela fasse progresser l'équipe. Nous sommes 5es au ranking FIFA. Pensent-ils qu'ils puissent devenir n°1 ? Laissez-moi travailler ces deux prochaines années et nous verrons bien. Mais s'ils pensent que ce serait mieux avec un autre entraîneur, pour moi : OK, pas de problème."

Il relativise l'importance d'un sélectionneur. "Un coach fédéral peut-il rendre ses joueurs meilleurs ? Non. J'utilise les qualités qu'un joueur dévoile dans son club. Sur base de cela, j'essaie de mettre au point un système de jeu qui peut rendre l'équipe performante. L'Allemagne s'appuie sur le Borussia Dortmund et le Bayern Munich, l'Espagne sur le FC Barcelone et le Real Madrid. Les joueurs de ces équipes nationales sont habitués à jouer ensemble dans leur club. Ce n'est pas le cas chez nous. Si quelqu'un pense qu'il peut créer des automatismes avec deux ou trois entraînements, il est fou."

Wilmots n'est pas convaincu de la plus-value qu'apporterait un entraîneur de terrain. "Je n'en engagerai pas. Du moins, pas maintenant. Peut-être lors d'un prochain tournoi, je m'en réserve la possibilité. Mais alors, cela doit être quelqu'un qui comprend bien la manière dont je veux jouer. Actuellement, je dirige moi-même les entraînements. Durant la préparation à la Coupe du Monde, on a disputé trois matches amicaux et deux onze-contre-onze avec moi au milieu. J'ai expliqué aux joueurs à quel moment ils devaient exercer un pressing. J'ai exigé deux ou trois touches de balle au maximum. Ne peut-on pas parler là d'entraînements tactiques ?"

Wilmots reste également convaincu que ce n'est pas parce qu'on s'y entraînerait que les corners seraient plus productifs. "Tout est discuté individuellement avec les joueurs. Je vois ce qu'ils font dans leur club. Qui tire les coups de coin à Wolfsbourg ? Kevin De Bruyne. A Naples ? Dries Mertens. Est-ce mon rôle d'apprendre aux joueurs à tirer un corner alors qu'ils le font toute l'année dans leur club ? Avec les joueurs, je discute aussi des lignes de course sur les corners. Si le ballon n'arrive pas là où il devrait, qu'y puis-je ?"

Sur quoi travaille-t-il, alors ? "Les passes, les situations que l'on rencontre en match et la possession du ballon. Nous avons des joueurs qui excellent dans l'art de garder le ballon dans l'équipe. Donnez-nous de l'espace et nous serons très dangereux, car notre reconversion est extraordinairement rapide. Pourtant, nous devrions peut-être jouer différemment. Après deux ans, je constate que tout le monde se replie face à nous et spécule sur la contre-attaque. Nous devons nous adapter à cette situation. C'est ce que je suis en train d'étudier."

Jan Hauspie

En avril, Marc Wilmots a négocié avec le Bayer Leverkusen. L'ultimatum posé par le club allemand explique pourquoi il a tweeté la prolongation de contrat avec l'URBSFA aussi rapidement et inopinément. Wilmots et son assistant, Vital Borkelmans, ont signé un contrat jusqu'au Mondial 2018 en Russie. Cependant, il devient de moins en moins certain que l'entraîneur aille au bout de ce contrat. Wilmots continue d'ailleurs à faire comprendre qu'il peut partir à tout moment. Hasard - ou pas ? - son groupe de joueurs (ambitieux) émet de plus en plus de signaux indiquant qu'un certain nombre d'internationaux - et pas des moindres - se fatigueraient peu à peu de leur sélectionneur. Marc Wilmots s'est montré étonné lorsque nous lui avons fait part des doutes qui seraient en train de naître au sein de son groupe, à propos de ses capacités à hisser les Diables Rouges vers le haut. "Je serais très surpris qu'il en soit ainsi, mais je leur poserai la question", a-t-il rétorqué lors d'un entretien avec Sport/Foot Magazine, en présence du business director Bob Madou. "J'espère qu'ils oseront l'avouer ouvertement, si tel est le cas. Je suis ouvert à toute discussion, mais je ne suis pas sûr que cela fasse progresser l'équipe. Nous sommes 5es au ranking FIFA. Pensent-ils qu'ils puissent devenir n°1 ? Laissez-moi travailler ces deux prochaines années et nous verrons bien. Mais s'ils pensent que ce serait mieux avec un autre entraîneur, pour moi : OK, pas de problème." Il relativise l'importance d'un sélectionneur. "Un coach fédéral peut-il rendre ses joueurs meilleurs ? Non. J'utilise les qualités qu'un joueur dévoile dans son club. Sur base de cela, j'essaie de mettre au point un système de jeu qui peut rendre l'équipe performante. L'Allemagne s'appuie sur le Borussia Dortmund et le Bayern Munich, l'Espagne sur le FC Barcelone et le Real Madrid. Les joueurs de ces équipes nationales sont habitués à jouer ensemble dans leur club. Ce n'est pas le cas chez nous. Si quelqu'un pense qu'il peut créer des automatismes avec deux ou trois entraînements, il est fou." Wilmots n'est pas convaincu de la plus-value qu'apporterait un entraîneur de terrain. "Je n'en engagerai pas. Du moins, pas maintenant. Peut-être lors d'un prochain tournoi, je m'en réserve la possibilité. Mais alors, cela doit être quelqu'un qui comprend bien la manière dont je veux jouer. Actuellement, je dirige moi-même les entraînements. Durant la préparation à la Coupe du Monde, on a disputé trois matches amicaux et deux onze-contre-onze avec moi au milieu. J'ai expliqué aux joueurs à quel moment ils devaient exercer un pressing. J'ai exigé deux ou trois touches de balle au maximum. Ne peut-on pas parler là d'entraînements tactiques ?" Wilmots reste également convaincu que ce n'est pas parce qu'on s'y entraînerait que les corners seraient plus productifs. "Tout est discuté individuellement avec les joueurs. Je vois ce qu'ils font dans leur club. Qui tire les coups de coin à Wolfsbourg ? Kevin De Bruyne. A Naples ? Dries Mertens. Est-ce mon rôle d'apprendre aux joueurs à tirer un corner alors qu'ils le font toute l'année dans leur club ? Avec les joueurs, je discute aussi des lignes de course sur les corners. Si le ballon n'arrive pas là où il devrait, qu'y puis-je ?" Sur quoi travaille-t-il, alors ? "Les passes, les situations que l'on rencontre en match et la possession du ballon. Nous avons des joueurs qui excellent dans l'art de garder le ballon dans l'équipe. Donnez-nous de l'espace et nous serons très dangereux, car notre reconversion est extraordinairement rapide. Pourtant, nous devrions peut-être jouer différemment. Après deux ans, je constate que tout le monde se replie face à nous et spécule sur la contre-attaque. Nous devons nous adapter à cette situation. C'est ce que je suis en train d'étudier."Jan Hauspie