En 2015, Joris Kayembe à 21 ans et les honneurs du sélectionneur national, Marc Wilmots. Une prouesse pour un gamin qui comptabilise jusque-là tout juste vingt apparitions en Liga Nos avec des clubs portugais de seconde zone. Déjà tracassé par sa ligne arrière, Willy voit pourtant dans cet extérieur gauche technique une alternative crédible à Jan Vertonghen au back.

"J'avais des manquements chez moi, à l'époque", confirme aujourd'hui Marc Wilmots, depuis Bordeaux. "En grattant un peu, je m'étais aperçu que Joris pouvait avoir le profil pour faire avec moi ce qu'il faisait déjà très bien à Rio Ave, un cran plus haut. Du coup, j'ai envoyé quelqu'un sur place, j'ai moi-même regardé plusieurs de ses matches avant de le rencontrer. Sachant que le sens de l'infiltration était inné chez lui, je voulais surtout savoir s'il avait le volume et la puissance d'un bon back dans un quatre arrière."

"Honnêtement, s'il n'était pas sorti du onze en fin de saison, je crois que je l'aurais pris à l'EURO 2016."

Marc Wilmots

S'il ratisse parfois large, Marc Wilmots n'a pas l'habitude de prendre des gants. À neuf mois d'un EURO où il voit ses Diables en candidats au titre, l'homme fort de la Fédé cherche un latéral avec de la percussion, un volume de course, et semble déjà connaître les limites de Jordan Lukaku.

"En gros, il a été très cash. Il m'a dit que si je jouais titulaire à Rio Ave, j'aurais toutes les chances d'être appelé. Il ne se foutait pas de moi. La preuve, c'est que dans la foulée, il a été jusqu'à demander à Johan Walem de changer son dispositif avec les Diablotins pour m'aligner au back dans une ligne de quatre. C'était du sérieux. C'est marrant, parce que dans le même temps, Julen Lopetegui était aussi venu me trouver pour me dire que c'est à cette place-là qu'il pensait que j'avais de l'avenir."

Et pour cause. Dans le Porto du futur déserteur de la Roja, Joris Kayembe a bien du mal à se faire une place au soleil à un poste d'ailier gauche qui ne jure que par les statistiques individuelles. Ou au moins par les coups d'éclat. "En un an d'entraînement, je ne crois pas avoir passé une seul fois Alex Sandro en un-contre-un. J'avais toujours été un joueur qui faisait la différence, mais en travaillant avec Lopetegui et en me heurtant à des joueurs de ce niveau-là, à Porto, j'ai compris que ce n'était probablement pas à cette place-là que j'avais le plus de chances de percer pour de bon."

C'est donc logiquement pour le faire jouer au back que le board de Porto décide de le prêter à Rio Ave à l'été 2015. Un club moyen de Liga Nos, mais le tremplin idéal pour un joueur de 21 ans qui rêve d'une première saison pleine. Au final, des imprévus et quelques malentendus transforment la saison de l'ascension en grosse remise en question : aligné majoritairement sur l'aile, puis cantonné au banc, Kayembe loupera le bon wagon pour l'EURO.

"Honnêtement, s'il n'était pas sorti du onze en fin de saison, je crois que je l'aurais pris", avance encore Wilmots, presque cinq ans plus tard.

En 2015, Joris Kayembe à 21 ans et les honneurs du sélectionneur national, Marc Wilmots. Une prouesse pour un gamin qui comptabilise jusque-là tout juste vingt apparitions en Liga Nos avec des clubs portugais de seconde zone. Déjà tracassé par sa ligne arrière, Willy voit pourtant dans cet extérieur gauche technique une alternative crédible à Jan Vertonghen au back."J'avais des manquements chez moi, à l'époque", confirme aujourd'hui Marc Wilmots, depuis Bordeaux. "En grattant un peu, je m'étais aperçu que Joris pouvait avoir le profil pour faire avec moi ce qu'il faisait déjà très bien à Rio Ave, un cran plus haut. Du coup, j'ai envoyé quelqu'un sur place, j'ai moi-même regardé plusieurs de ses matches avant de le rencontrer. Sachant que le sens de l'infiltration était inné chez lui, je voulais surtout savoir s'il avait le volume et la puissance d'un bon back dans un quatre arrière."S'il ratisse parfois large, Marc Wilmots n'a pas l'habitude de prendre des gants. À neuf mois d'un EURO où il voit ses Diables en candidats au titre, l'homme fort de la Fédé cherche un latéral avec de la percussion, un volume de course, et semble déjà connaître les limites de Jordan Lukaku."En gros, il a été très cash. Il m'a dit que si je jouais titulaire à Rio Ave, j'aurais toutes les chances d'être appelé. Il ne se foutait pas de moi. La preuve, c'est que dans la foulée, il a été jusqu'à demander à Johan Walem de changer son dispositif avec les Diablotins pour m'aligner au back dans une ligne de quatre. C'était du sérieux. C'est marrant, parce que dans le même temps, Julen Lopetegui était aussi venu me trouver pour me dire que c'est à cette place-là qu'il pensait que j'avais de l'avenir."Et pour cause. Dans le Porto du futur déserteur de la Roja, Joris Kayembe a bien du mal à se faire une place au soleil à un poste d'ailier gauche qui ne jure que par les statistiques individuelles. Ou au moins par les coups d'éclat. "En un an d'entraînement, je ne crois pas avoir passé une seul fois Alex Sandro en un-contre-un. J'avais toujours été un joueur qui faisait la différence, mais en travaillant avec Lopetegui et en me heurtant à des joueurs de ce niveau-là, à Porto, j'ai compris que ce n'était probablement pas à cette place-là que j'avais le plus de chances de percer pour de bon."C'est donc logiquement pour le faire jouer au back que le board de Porto décide de le prêter à Rio Ave à l'été 2015. Un club moyen de Liga Nos, mais le tremplin idéal pour un joueur de 21 ans qui rêve d'une première saison pleine. Au final, des imprévus et quelques malentendus transforment la saison de l'ascension en grosse remise en question : aligné majoritairement sur l'aile, puis cantonné au banc, Kayembe loupera le bon wagon pour l'EURO."Honnêtement, s'il n'était pas sorti du onze en fin de saison, je crois que je l'aurais pris", avance encore Wilmots, presque cinq ans plus tard.